PLANCHE XIV
Figure 1.
Staphylôme postérieur au troisième degré, très-développé. — On remarque dans la région de Vora serraia une couronne complète de plaques atrophiques non staphylômateuses. Le Tlf reflet fourni par la sclérotique mise à découTert sur de larges surfaces rend l'Image très-brillante et permet de voir les plus menus détails ; on distingue, sur les plaques d'atrophie, dos débris de la choroïde représentés sur certains points par des ilôts rougeâtres, ailleurs par des masses pigmentaires. — Trois ou quatre gros Yaisseaux choroïdiens traversent le champ choroidien et semblent situés dans un plan antérieur On pourrait les confondre avec des Taisseaux de la rétine ; mais Ils s'en distinguent par leur Tolume et leur direction. Le réseau rétinien est plus riche que dans l'œil sain : il est possible de suirre Jusqu'à l'équatour du globe, surtout au niyeau des taches atrophiques, un grand nombre de Taisseaux de deuxième et de troisième ordre, invisibles à l'état normaL C'est cette circonstance, due exclusivement à l'éclairage, qui fait croire si souvent à un état congestif des membranes. La papille est allongée verticalement et couleur lie de
Tin, comme il arrive d'ordinaire ches les staphytèmateux. M = - .
Fig. 2.
Staphylème postérieur au premier degré. — La tache pathologique est représentée par un croissant blanc bleuâtre, qui entoure tout le côté interne (image renversée) de la papille. Le staphylôme est marbré de nombreuses stries ardoisées, dues à des dépôts pigmentaires. Il est, dans ce cas particulier, peu distinct de la papille et facilement confondu avec elle.
Fig. 3.
Staphylôme postérieur au premier degré. — Ici la tache pathologique est d'un blanc éclatant, entourée d'une ligne noire finement pigmentée. Du côté correspondant au sUphyiôme, la papille possède des reflets bleu&tres très-accusés, semblables à ceux que l'on observe dans les papilles glaucomateuses. Il semblerait qu'en ce point le nerf optique participe à l'eclasle, et que les fibres nerveuses peu nombreuses, il est vrai, de ce côté, ont été coupées, et pourtant l'acuité Tisuelle est égal à 1 ; le champ visuel est normal.
Fig. 4.
Staphylème au deuxième degré. — La tache pathologique, blanche avec quelques reflets bleuâtres, est plus large. Elle affecte la forme d'un cône tronqué dont le sommet est dirigé
Ters la tache Jaune, et dont la base embrasse plus de la moitié de la papille. M = ^ .
Fig. 6.
Staphylôme postérieur au troisième degré. — La tache pathologique plus développée entoure complètement la papille, qui peut être comparée à un doigt entouré d'une bague dite cheTalière. Le staphylôme est bordé par un mince liséré plgmentaire et recouvert de quelques débris choroldiens.Papille ovale Tertlcalement et d'une teinte TioIacée.Versla Uche Jaune, atrophie de la couche plgmentaire épithéllale. Cette atrophie, très commune chex
les sUphylAmateux, met à découTert les venœ vortieosœ et des espaces interyasculaires nombreux et étroits. Quelques ?alsseaiik «Iteints de dégénéresceoce athéromateuse se
traduisent sous l'aspect de stries Jaunâtres. M = - .
Fig.6.
Staphylôme postérieur au troisième degré, trèsnléveloppë. — La tache pathologique entoure la papille; sa surface blanche à reflets bleuâtres est coupée dans le sens vertical par un vaisseau choroidien isolé et Yolomineux ; sur son trajet et au-dessous de lui se voit une masse pigmentaire très-noire ; une seconde, placée au-dessus, est située plus superficiellement, puisqu'elle recouvre ce même vaisseau. De nombreux vaisseaux rétiniens de second ordre se dirigent de la papille vers la tache Jaune, en traversant en ligne droite toute la hauteur du staphylème. La papille couleur lie de vin a la forme d'une ellipse trèsallongée. M= -. AstigmaUsme irrégulier. S = i-
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3TAPHYLÔMES POSTÉRIEURS AUX DIVERS DEGRÉS t-Masson EdHeiir Parts