‹ Atlas du Comité central des Houillères de FranceChapitre 119 sur 152 · PROPRIÉTAIRES · texte numérisé non relu

PROPRIÉTAIRES

PRODUCTION

DISTRICTS

NOMBRE d’ouvriers

Hommes

Femmes

Konigiu Luise

Konig

Paulus-Hoheozollern

Giescho

Gratin Laura Vereimgte-Matliild Laura Hutte Florentine llohen lotie

De a Is ch la ri d Concordîa Ferdinand Myslowitz

Schlesien

Mine Royale ..

Mine Royale .....

Comtesse SchafTgotsch. ..

Société dos Héritiers de George de Giesche ........

Compagnie par actions des usines Konig et Laura .....

Compagnie Silésieune des mines ............

Compagnie par actions des usines Konig et Laura.

Compagnie par actions de Kattowitz. ... . .

Le prince Hugo de Ilohcnlohe-Oehringen « . ..

Comte Guido Henckel de Donnersmarck. .

Compagnie par actions de Fusille de Donnersmarck ....

Compagnie par actions de Kattowitz.

Compagnie par actions de Kattowitz. ..

Comte Guido Henckel de Donnersmarck . ..

Tonnes

Zabrzc . * .

Beuthen . .

Kattowitz. « *

Beuthen . .

Kattowitz, .

Beuthen . .

Kattowitz. .

Beuthen . . Zabrzc, . .

Kattowitz. .

Beuthen . .

Le comte Guïdo Henckel de Donnersmnrck possède la principauté de Tarnowitz-Neudeck dont la

superficie est de.IG 774 hect.

Le comte Hugo Henckel de Donnersmarck possède la principauté de Beuthen dont la superficie

est de. . - ..... IB 028 —

Le colonel de Thielé-WiukLer possède. G 241 —

La comtesse Schaffgotsch. .. 2 904 —

Le comte Franz de Ballestrem.. 1818 —

Ainsi cinq domaines forment ensemble. . . . . 40 76a hect.

ou près de 53 p. 100 de la surface totale du district

D'ailleurs, ces domaines ne forment pour chacun de ces propriétaires qu'une partie de leur richesse territoriale, et si on considère non plus seulement un seul district, mais l'ensemble des biens fonds possédés par les principaux propriétaires en Silésie, on voit que le prince de Ilohcnlohe-Oehringen possède 54 025 hectares ; le prince de Fless, 36 899 hectares; le prince de Hohenlohe-Ingelfingen, 10 850 hectares ; le prince de Hohenlohe-SchillingCürst, 10 522 hectares, etc. La liste serait longue, s’il fallait citer toutes les anciennes familles nobles, ou les financiers, qui possèdent des domaines de plus de 2 000 hectares.

Tous les principaux exploitants (Etat, particuliers ou

La présence sur le même point, au-dessus ou dans le voisinage immédiat des couches de houilles, de riches gisements de minerais de fer et de minerais de zinc explique le rapide développement qu'a pris l'exploitation. Cette province, située à l'extrémité la plus éloignée du pays, s'est trouvée à cet égard dans une situation exceptionnelle, très supérieure en cela à la Westphalie qui ne possède de minerais d'aucune sorte ci doit faire venir de distances plus ou moins grandes toutes ses matières premières pour les traiter et transformer.

Ainsi, pour les principales industries, les consommations ont été :

ANNÉES

O « ri [fl v -i)

.îS

tu = û ^

g r[tf ,«B

TOTAL

Tonnes

Tonnes

Tonnes

Tonnes

La production totale se répartit donc de la façon suivante :

ANNÉES

CONSOMMATION

locale

PRODUCTION transportée par voie ferrée

PRODUCTION transportée par CnU fia Prjcmsa)

PRODUCTION tel aLe

Tonnes

Tonnes

Tonnes

La consommation locale est en constant développement, grâce aux diverses industries : celle du fer qui absorbe près de 2 millions et demi de tonnes, soit sous forme de coke pour les hauts fourneaux, soit sous forme de houille; celle du aine qui arrive à absorber h elle seule un million de tonnes.

Quant à l’exportation par eau, elle perd de plus en plus toute importance, puisque la Przemsa ne transporte guère plus de 20 000 tonnes*

Le développement constant des chemins de fer favorise l’extension de la consommation, grâce à des tarifs spéciaux de plus en plus nombreux et plus avantageux.

Depuis bien des années, les houilles de Haute Silésie entrent pour 70 à 72 p. 100 dans I alimentation de la ville de Berlin*

En 1892, par exemple, il est entré à Berlin :

Tonnes

Houilles de Haute Silésie. 888 H>0

— de Basse Silésie. 1-90188

— Anglaises. - ■ ♦ 106 089

— de Westphalio. 78 266

— de la Saxe. . .. 7 561

Total.1 270 284

Malgré la production considérable de la partie do bassin houiller qui se poursuit en Moravie, cependant les houilles allemandes pénètrent en grande quantité en Autriche-Hongrie et, en 1892, les chiffres ont été :

Tonnes

Houilles de Haute Silésie entrées en Autriche. . . 1 655 787

— — entrées en Bohème * . . 391116

— — entrées en Hongrie et Ya-

lachie . .. 326 463

— — entrées en GalÈcie et Bnc-

kovîne . ....... 240 426

Total ..2613 792

L'absence de droits de douane favorise beaucoup ces relations avec l'Autriche-Hongrie, tandis qu'au contraire le droit d’entrée de 1 1/2 copek or par pound (3fr, 60 par tonne) vers la Russie est prohibitif, sauf pour certaines qualités spéciales (houilles à gaz et à coke) qui font défaut en Pologne. Il est, en 1892, entré en Pologne 138 543 tonnes de ces houilles.

Vers les Provinces BaUiques , les charbons de la Haute Silésie ont à lutter contre les houilles anglaises qui, de Hambourg jusqu'à Dantzig, pénètrent par tous les ports. Cependant rétablissement de tarifs spéciaux qui a suivi le rachat des lignes par l'Etat a permis aux houilles allemandes de gagner du terrain.

Les houilles anglaises forment pourtant encore plus de la moitié de T alimenta lion de toute cette région côtière; en effet, en 1892, les houillères de Haute Silésie envoyaient

Tonnes

Dans les provinces de la Prusse orientale et occi¬

dentales . . a86 435

— les ports de ces provinces.. ■ 144 770

— la province de Poméranie. 218 99 i

— les ports de cette province. 175 029

— le grand-duché de Mecklembourg ..... 30261

Total... 1 155 477

et, en houilles anglaises, il entrait la môme année :

Par les ports de Memeî. \

— Kœnigsberg . ■

— Pillau.

— Dantzig. |

— Swinemiinde. \

— Stettin. I

— Stralsnnd. \

— ports divers.

— Hostock. )

— Wismar. )

Total. *

Prusse orientale. j Prusse occident, t

Poméranie. . . j

Mecldembourg. j,

Tonnes 57 058 59 385 102 425 244 621 316 289 181 333 12 382 9 913 95 601 124 142

Pour arriver à concurrencer les houilles anglaises et répondre aux exigences d’une clientèle dès longtemps habituée aux qualités spéciales des combustibles anglais, les houilles de la Haute Silésie ont dû attacher une très grande importance au triage et au classement des charbons, et, depuis bien des années, toute la production est livrée, classée j ainsi, en 1892, il était livré sous forme de :

Tonnés

r. îoo

Gros charbons

Caillettes. ..

Noisettes.

Grenailles ..-

Tout venant.-

Menu. .... *..

Poussier..

Schisteux.. . . . .

Total. - ■

Ainsi, il n’est plus livré

que 3 4/2 p. 400

de tout

venant ; tout le reste est classé soit a sec, soit dans des

lavoirs.

Les menus et pâtissiers n’ont qu’une très faible valeur ; beaucoup môme sont rejetés sur les h aides. Jusqu ici la fabrication des briquettes n’a pris qu’un très faible développement*

Par contre, les fours à coke sont nombreux; et la plupart de systèmes perfectionnés (Appolt, Coppée, etc.).

La consommation de houilles étant de 1498 948 tonnes* il a été produit (en gros et menu coke) 940 203 tonnes, ce qui donne un rendement de 63 p. 100 environ.

Le principal producteur de coke est la mine royale Konîgin-Luise qui ne livrait pas moins de 807 469 tonnes de houilles à ses fours en 1892*

La région des houilles à coke est d’ailleurs surtout l'extrémité occidentale du bassin, vers Zabrze, mais ne dépasse pas Beullien; — en se dirigeant vers l’Est (Kattowitz, Myslowitz), on ne trouve plus, nous Lavons déjà dit, que des houilles maigres à longue Ranime,

La valeur marchande des houilles de la Haute Silésie est Lien inférieure à celle de Westphalie ; ainsi les prix moyens de vente n’ont été :

en 1887.

que de

Marcs

ils ont atteint

Cette hausse, en 1892, est duc non à une augmentation des prix de vente immédiatement consentis dans Tannée, mais à T épuisement d'anciens marchés à bas prix et à leur remplacement par des marchés à des prix conclus depuis la hausse ; en fait, au contraire, les cours des houilles ont beaucoup baissé pendant Tannée 1892, Les prix relativement bas des houilles de 3a Haute Silésie tiennent à bien des circonstances ; mais T une au moins mérite d’être citée : la vente des charbons est presque entièrement accaparée par quelques

gros négociants qui passent de gros marchés à longue durée et ont une vaste organisation commerciale pour le placement de toute cette production. Il y a donc tout au moins un élément, celui des frais commerciaux, qui ne figure pas dans les prix moyens annuels ci-dessus. Ces prix continuent à être rémunérateurs, malgré leur modicité, à cause de la forte production par homme et par an, conséquence de la régularité et de la puis' sance des couches, et à cause du taux réduit des salaires :

La production moyenne par ouvrier et par an était :

en 1888

de

Tonnes

salaire journalier

moyen a été

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