V. — Houilles maigres ou charbons anthraciteux
I Houille tendre, friable, qui ne colle ^ pas au feu.
fallut descendre à une certaine profondeur, les détenteurs de ces concessions restreintes n'eurent pour la plupart pas les moyens de pousser ces travaux coûteux, et après une période de gène et de difficultés, l’idée de F association, du groupement des concessions voisines s'imposa. Il fut même poussé si loin que le gouvernement crut devoir intervenir, et par un décret-loi édicté pendant la période où le prince-président jouissait des pouvoirs les plus étendus, la grande société minière de la Loire fut obligée de se décomposer en quatre tronçons*
Après cette réorganisation, la plus grande partie du bassin houiller de Saint-Étienne se trouva partagée entre quatre grandes compagnies :
Huet,
La Compagnie de Hoche la Molière et Firminy, dont la concession unique n’a à elle seule pas moins de. 5 856
La Compagnie de Montramberl et la Bêraudière , dont les
deux concessions forment une superficie de . .. i 146
La Compagnie des mines de la Loire , dont les cinq concessions ont une superficie de. 1952
et qui, par F adjonction de la Compagnie de Beaubrun (
est désormais portée à. 2 241
La Compagnie des Houillères de Saint-Etienne , dont les dix concessions ont une superficie totale de. ..... . i 328
À côté de ces compagnies principales, se trouvent :
Hcct.
La Compagnie de la Çhazotte , dont les cinq concessions
forment.... 1239
La concession unique du Oos qui a une superficie de. . 906
La concession (à peu près stérile) dTJnieux et Fraisse. . 702
et quelques moyennes ou petites concessions, YilleboeuL 212
Monlhieux.... 71
Plus tard a été constituée la grande concession de Saint- Chamond dont Té tendu e . ............... 3542
est bien loin de répondre aux espérances conçues à l’origine puisque actuellement elle ne produit même pas 30 000 tonnes par an.
C'est surtout la partie orientale du bassin, vers Rivede-Gier , qui a été morcelée en une infinité de petites concessions dont quelques-unes n'ont que 10 à 12 hectares. Ce morcellement n’a pas peu contribué à augmenter les difficultés résultant déjà de la pauvreté du gîte et de la grande profondeur de certains faisceaux de couches.
L’expérience des petites concessions a donc été nettement condamnée par l’expérience de Saint-Étienne, puisque F exploitation n'a pu prendre un important développement que le jour où l’administration a autorisé le groupement d'un nombre suffisant de concessions pour constituer des domaines de 1 200 à 2 000 hectares.