‹ Atlas du Comité central des Houillères de FranceChapitre 38 sur 152 · EN PLUS · texte numérisé non relu

EN PLUS

Coudé par Douai et Béthune jusqu’à Fléchineïte ; puis se retrouve au delà de la Manche vers Douvres, pour se continuer, avec une importance qu'un avenir peu éloigné fera sans doute connaître, au travers des comtés de Kent, Surrey et se relier aux grandes masses houillères

En 1860, l’ensemble du bassin produisait * * En 1870, — — —

En 1880, — — —

2 iSo 000 tonnes* 4 313 000 —

Le tableau ci-dessus indique ce qu’a été la production en 1891 et 1892*

Il donne également la superficie des concessions, leur groupement entre les diverses compagnies ', l’époque de leur constitution, le nombre de sièges en extraction à la fin de 1892, et enfin la production comparative en 1891 et 1892.

En dehors de ces concessions, il en existe encore plusieurs qui sont inexploitées, et nous signalerons également la concession nouvellement accordée, en 1892, de Flines-les-Rach.es, sur la bordure nord du bassin, au delà de la concession d’Aniche.

Le bassin du Nord cl du Pas-de-Calais comprend à peu prés la série complète des houilles depuis les anthracites jusqu’aux houilles sèches a longue flamme (PI. IX, X et XI).

Les dépôts inférieurs, ou les plus anciens, situés au Nord, renferment des houilles maigres presque des anthracites, à 8 et 10 p. 100 de matières volailles (Vicoigne et Fresnes).

En se dirigeant vers le Sud, on rencontre des couches de plus en plus riches en matières volatiles; d'abord, les houilles maigres anthraciteuses proprement dites, à 12-16 p. 100 de maLières volatiles (Somain et nord d’Anzin); puis les houilles grasses à courte flamme (houilles à coke), dans la concession d’Aniche (fosse G ayant), d’Anzin (Fosse Saînt-Waast, etc.).

Enfin, on arrive aux houilles grasses à longue flamme contenant de 30 à 40 p. 100 de matières volatiles, dans les concessions de Denain, Douchy, Lens, Nœux, Maries, etc.

Nous retrouverons d’ailleurs cette répartition des qualités diverses de houilles dans l’étude succincte que nous allons faire de quelques-unes des concessions, prises comme Lypes.

Compagnie d’Anzin. — La compagnie d’Anzin possède

huit concessions contîgiîes.

Hectares.

Concessions de Vieux-Gondé. ......... 3 9G2

— de Fresnes. 2 673

— de Raismes.. 4 820

— d’Ànziû.. * il 833

— Saint-Saulve.» 3 200

— Denain. ... 1 344

— d’Ûdomcz. 316

— d'Elasnon. 1 48S

Total.2S Oao

L'ensemble de ces concessions forme, comme l'indique la planche IX, un polygone irrégulier do forme allongée, s’étendant de Somain à la frontière belge, sur une longueur de près de 30 kilomètres et sur une largeur variant de 7 à 12 kilomètres.

Les concessions de la compagnie d Ànzin renferment toute la série des couches de houille, depuis le charbon maigre authraciteux jusqu'au charbon bitumineux propre a la fabrication du gaz. Les charbons maigres sont à la base et reposent le long de la lisière nord du bassin, sur le calcaire carbonifère; et, au-dessus vien-

1 Quand il y deux chiffres, le 1" indique la date de la concession primitive et le celui de la dernière concession accordée.

nent successivement les charbons quart-gras, demigras, et gras pour forge et pour coke et enfin les charbons à gaz.

Une grande faille, dite cran de retour, dirigée sensiblement Est-Ouest, traverse, dans sa plus grande longueur, toutes les concessions de la compagnie d'Anzin,

Au sud de cette faille, ou rencontre successivement, en allant du Sud au Nord et de haut en bas :

1° Le faisceau des houilles à très longue flamme, spécialement propres à la fabrication du gaz (fosse Renard, fosse de Rœulx, etc.) ;

2° Le faisceau des houilles grasses maréchales à longue flamme, pour fours et réverbères ;

3° Le faisceau des houilles grasses maréchales, pour forges et pour coke ffosses Réussite, d'Jïérin, etc.) ;

i° Le faisceau de houilles demi-grasses (fosses Casimir-Perrier, Saint-Mark, Dutemple, Saint-Louis, Rieuse- Borne, etc.) ;

5° Le faisceau des houilles quart-grasses ;

6* Le faisceau des houilles anthraciteuses (région de Vieux-Condé),

Commences en 1720, les travaux furent peu importants pendant les trente-cinq premières années, et quand se constitua la compagnie d’Anzin en 1737, la production était a peine de 100 000 tonnes. Le développement de la production fut lent mais régulier jusqu’à la période des grandes guerres de la Révolution. L'extraction avait atteint 310 000 tonnes en 1790 ; elle tomba à 63 000 tonnes en 1794, et ce n’est qu’en 1818 que la production de 300 000 tonnes est de nouveau atteinte.

Dix ans plus tard, en 1827, la production est de 400 000 tonnes. Dès lors, la production augmente plus rapidement :

Tonnes.

En 1830 elle est de. 508 000

En 183û elle est de. 623 00 [)

En 1830 elle est de. 707 000

En 1846 elle est de. 803 000

En 1835 elle est de.. ■ 947 000

En 1863 elle est de.1 053 000

A partir de ce moment, l’accroissement est beaucoup plus rapide.

Dix ans plus tard, en 1872, la production est de 2 196 000 tonnes, et en 1890 clic dépasse 3 millions de tonnes.

Elle ne devait d'ailleurs pas maintenir tout à fait cette production, puisqu’elle ne produisait plus que 2 818 000 tonnes en 1892; mais cette réduction, due aux conditions économiques générales, n’est qu’un incident dans la marche en avant, et si la compagnie réduit maintenant sa production, c’est pour concentrer ses efforts sur les travaux d’aménagement. Elle prépare de nouvelles fosses dans des régions jusqu’ici peu explorées et se met ainsi en mesure de donner un nouvel essort à son extraction dès que des besoins se manifesteront.

COMPOSITION DES DIVERSES ROUILLES EXPLOITÉES PAR LA COMPAGNIE D'ANZIN 1 (résultats .moyens rapportés a la rouille purs, déduction faite des cendres et de l’humidité)

désignation

DBS

Page 1