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AU 30 SEPTEMBRE

DU

l fr OCTOBRE 1893 AU 31 MARS J 894

Du Centre et \ de Charleroi. ï

De Liège. , ^

Les prix minîma seront :

Francs.

Par chemin de fer. . 20 50

| Par canal, mêmes prix augmentés des transports.

„ , . ( YiaErquclïnnes. 18 56

Par chemin Via Gi ^ eL , . . 19 0 5

: * er ' (Via Hirson ... 19 63

' Pir ein ( ViaErquelinnési 19 25

, ar eau. , Y j a civet. ... 20 »

Francs, f 21 56

de la différence

Des écarts sont d’ailleurs minutieusement prévus pour des livraisons à faire au delà d’un certain rayon, et pour des qualités différentes.

Depuis 1887, dans le bassin de Charleroi, existe une entente entre producteurs de charbons maigres, pour la vente de leurs poussiers (fines maigres de 6 à 8 millimètres) à l’intérieur du pays.

Ce syndicat paraît marcher avec régularité, et maintenir les prix de ces charbons menus, utilisés surtout par les fabricants de briques et de chaux.

Sur le modèle de ce syndicat, il est question de constituer, pour une durée de cinq ans, une association de producteurs de charbons maigres des bassins de Charleroi et de la Basse-S ambre.

a Ce syndicat serait chargé, disent les statuts, de la vente de tous les charbons menus maigres produits par les charbonnages associés à l’exception de ceux

nécessaires à V alimentation de leurs chaudières, de ceux entrant dans la composition du tout venant, et de ceux destinés à être mélangés avec des charbons plus gros, avant l’expédition, » « Par menu , on entend ces charbons provenant du criblage et correspondant au type des charbons maigres fournis aux chemins de fer de FEtat ; par tout venant , on entend les charbons d’une composition de 30 p. 100 de gros, »

Dans un but très différent, A Feffet d’opposer puissance à puissance et de se soutenir mutuellement en cas de grève injustifiée, provoquée par le syndicat général des ouvriers mineurs, les exploitants sc sont aussi unis en une association de secours contre les grèves, qui a été déjà, dans certains cas, appelée à fonctionner, non sans succès.

Ce même esprit d s union et de confraternité a, depuis de longues années, amené les exploitants des divers bassins à s’unir, pour constituer des paisses de prévoyance, en vue de parer aux conséquences des accidents et de servir des pensions de retraite aux vieux ouvriers.

Il existe des caisses pareilles dans le Couchant de Mons, à Charleroi, à Liège, dans le Centre et à Nain u r*

Ces caisses ont généralement été réorganisées dans le courant de 1891, dans le but de nettement séparer au point de vue financier, comme cotisation et comme capitaux de réserve :

a , La caisse d’accidents ;

b, La caisse de retraite do vieux ouvriers.

D’après les nouveaux statuts, les patrons alimentent seuls les deux caisses, toute participation des ouvriers étant supprimée ; les cotisations affectées à la caisse d’accidents est de 2 p. 100 des salaires ; la cotisation affectée à la caisse des retraites est de 1 p. 100. La retraite est fixée à 65 ans, après 35 ans de service dans les exploitations associées ; cependant, après ce laps de temps de travail dans ces exploitations, en cas d'infirmités spéciales, la pension peut être accordée dès 60 ans.

Une pension temporaire est accordée, à titre personnel et sans réversibilité, à touL ouvrier travaillant dans un de ces établissements, lorsqu’une blessure, sans rendre Fouvrier absolument incapable de tout travail, ne lui permet plus de reprendre ses anciennes occupations.

Pour ne prendre qu’un exemple, la caisse du Couchant de Mous, créée en 1841, a dû servir en 1891, 4 059 pensions dont le total monte à 517 776 francs.

En dehors de ces caisses générales, fonctionnent dans chaque exploitation pour les secours et indemnités aux blessés en traitement et à leurs familles des caisses spéciales de secours.

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