‹ Atlas du Comité central des Houillères de FranceChapitre 58 sur 152 · SI · texte numérisé non relu

SI

n SS

Paris (la Villelte) (Douane non comprise)

Rouen.

El beuf.

Cambrai. , * .

Havre. * . * .

Pérenne* . . .

Saint-Quentin .

Chauny ....

Boissons. . * .

Saint-Omer . * Dunkerque. . .

Lille. * . . * .

Courtraî. . . . Ypres .....

Bruges. * * . *

Anvers.

Gand .....

Bruxelles . . *

3° Bassin ch Charleroi (3° arrondissement minéralogique)* — Le bassin de Charleroi est, administrativement parlant, délimité vers T Ouest par le canal de Bruxelles à Charleroi jusqu’à sa jonction avec la Sambre, puis par le cours supérieur de la Sambre; il s'étend vers l’Est jusqu'à la limite du Hainaut.

Il présente la série presque complète des qualités de houilles, mats certaines qualités y prédominent :

1° Dans la partie orientale du bassin, dite région de la Basse-Sambre, et dans la partie septentrionale, se rencontrent les charbons maigres anthracite ux, ou terrehouille, et les charbons maigres dits aussi quart-gras. (Groupe de la vallée du Piéton et du Bordia.)

2° En se rapprochant de Charleroi, apparaissent de nouvelles couches, supérieures aux precedentes, et qui deviennent de plus en plus grasses ; on rencontre successivement toutes les variétés des houilles grasses à courte flamme, dénommées en Belgique charbons demigras pour usines et foyers domestiques. (Groupes du Gouffre, de Gilly et du Mam bourg.) Ce sont ces qualités qui portent spécialement le nom de houille de Charleroi.

3° Enfin, dans la région Sud-Est du bassin, au Sud de la Sambre, se rencontrent les houilles grasses et houilles maréchales, propres au travail des forges et à la fabrication du coke* (Groupe de Marcinelle.)

L'importance relative de la production des diverses qualités de houilles a été la suivante, dans les dernières années :

QUALITES DES HOUILLES

Charbon

maigre anthraciteux. * .

maigre à courte flamme.

Tonnes

Tonnes

Tonnes

1 308 HoO

demi-gras .......

propre à la fabrication du coke* . * . . . . * *

3 190 7oÛ

flambant, dit FJénu, . .

Les couches exploitées y sont plus épaisses que dans les deux autres arrondissements (Q m ,74); mais la production n'est maintenue que par un approfondissement rapide des travaux*

La profondeur moyenne actuelle des puits en exploitation est de 360 mètres, c’est-à-dire peu différente de ce qu'elle est dans le Couchant de Mons, et il n'y a pas moins de 13 puits en exploitation à plus de 800 mètres de profondeur. L’exploitation se poursuit au puits Saint- Charles du Poirier à 970 mètres de profondeur; cependant les travaux se poursuivent encore généralement à des profondeurs beaucoup moindres qu'à Mons ; le niveau moyen des recettes d’extraction est de 417 mètres* Les charbonnages les plus importants du bassin de Charleroi, c’est-à-dire ceux qui ont produit dans les dernières années plus ou près de 130 000 tonnes, sont indiqués au tableau de la page suivante*

La Sambre est depuis quelques années pour le [bassin de Charleroi d'une grande importance au point de vue du transport vers la France.

Tandis qu'en 1881, il ne sortait par la Sambre que 26 632 tonnes de houille, en 1886> il sortait déjà 130 369 tonnes, et en 1891, le bassin de Charleroi envoyait par cette voie 281 213 tonnes.

Parallèlement à l’accroissement d’exportation des houilles par cette voie fluviale, se développaient, par cette même voie, les importations de sels, minerais, bois de mines, scories; de 16 865 tonnes, en 1881, ce tonnage montait à 145 409 tonnes. C'est surtout à l'existence de ce fret de retour qu'est dû l'accroissement si rapide des sorties de houilles par cette voie.

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