‹ Atlas manuel d'obstétrique clinique et thérapeutiqueChapitre 1 sur 119 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Le livre que j’ai l’honneur de présenter au public médical a pour titre : Atlas manuel d’obstétrique clinique et thérapeutique. A vrai dire, ce n’est ni un manuel, ni un traité.

L’œuvre de Schœfferest constitué par deux parties, bien distinctes, l’une nous donne le reflet de l’enseignement classique de son pays, l’autre, vraiment personnelle, représente l’ensemble des recherches originales de l’auteur. Il y a donc, dans ce travail, de l’ancien et du nouveau. Si j’ajoute que lejeune accoucheur des hôpitaux Potocki ne s’est pas borné au rôle de traducteur, et a ajouté de nombreuses additions qui ne sont pas seulement des notes, mais souvent de véritables chapitres, on comprendra facilement que la structure de l’ouvrage est d’ordre composite.

Après avoir lu ce livre, on partagera peut-être. ma manière de voir concernant le titre de l’ouvrage qui, à mon avis, devrait, en français, être ainsi libellé : Physiologie et Hygiène de la grossesse, de l’accouchement et des suites de couches, Pathologie de la grossesse, par Schæffer, Potocki et les auteurs classiques étrangers à notre pays.

On ne peut donc que louer cette tentative de faire connaître aux accoucheurs français ce qui se fait et ce qui s’enseigne ailleurs. « Comparer des méthodes,

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pouvant devenir la cause d’améliorations profitables aux femmes et aux enfants dont la vie dépend si souvent de nos moyens d’action et de notre habileté, ajouter à notre science française celle des autres pays, ce n’est pas seulement savoir davantage, c’est savoir mieux. » Pajot.

Je suis heureux de pouvoir rendre témoignage au labeur fécond de Schaeffer, labeur attesté par les nombreux dessins originaux qui enrichissent ce livre. Par ce fait, sur beaucoup de points et non des moins importants, il a ajouté à nos connaissances. De plus, j’ai constaté qu’avec nous il combattait le bon combat et, je l’avoue, j’ai éprouvé une grande joie, en lisant les lignes suivantes qui se trouvent au début du chapitre concernant la physiologie et l’alimentation du nouveau-né.

« Le lait de la mère est l’aliment idéal du nourrisson. L’allaitement maternel répond en effet à la loi de nature... L’allaitement au sein d’une nourrice vient en seconde ligne après l’allaitement maternel ; il est moins bon que ce dernier pour les trois raisons suivantes : D’abord, parce que l’époque de l’accouchement est rarement la même pour la mère et pour une nourrice mercenaire ; or, on sait que la durée de la lactation a une grande influence sur la composition chimique du lait. Ensuite, parce qu’on n’est jamais en mesure de connaître, d’une façon absolue, la constitution, l’état de santé antérieur et le caractère d’une telle nourrice. En troisième lieu, il ne paraît pas douteux, quoique ce ne soit pas encore absolument démontré, que le lait de la mère, quand celle-ci est bien portante, est de tous les laits, le mieux approprié à la nature de l’enfant.

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