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Expulsion du méconium , i. Procidence du cordon

b. Hémorragie par les vaisseaux fœtaux, dans les cas d’insertion vélamenteuse du cordon ou d’insertion vicieuse du placenta.

B. — Anomalies des contractions utérines.

I. — Exagération des contractions utérines. — Des contractions tétaniques se produisent dans les cas où l’obstacle à l'accouchement est absolu. On les observe, par exemple, après l'écoulement des eaux, dans les présentations de l’épaule négligées, mais plus particulièrement après des tentatives opératoires infructueuses et prolongées faites dans le but de terminer l’accouchement; on les observe aussi après l’administration d'ergot de seigle pendant le travail.

Ces contractions tétaniques ne font en rien avancer le travail, mais par contre, elles favorisent singulièrement les ruptures du segment inférieur de l’utérus et causent la mort du fœtus.

Traitement. — Dans les cas de présentations de l’épaule négligées, il faut immédiatement terminer l’accouchement par l’embryotomie. Mais auparavanton cherchera à vaincre la tétanisation de l'utérus par une anesthésie profonde, et au besoin par une injection de morphine et d’atropine (morphine 0,015, atropine 0,0005).

Malheureusement, il n'est pas toujours possible d’obtenir le relâchement de l'utérus, même au moyen de l’anesthésie unie à l’administration des narcotiques. C'est ce qui arrive, par exemple, dans les cas où, par l’effet des contractions utérines, le segment inférieur est extrêmement distendu.

Enfin, les narcotiques seront contre-indiqués s’il y a de

la fièvre, à cause de la faiblesse générale produite par l’infection ; il ne reste plus alors qu’à pratiquer l’embiyoto-

Les contractions spasmodiques de l’utérus reconnaissent les mêmes causes que les contractions tétaniques ; mais elles ne se produisent qu’au niveau des fibres sphinctériennes, c’est-à-dire à l’embouchure des trompes et à l’orifice interne (voy. fig. 64 et 65).

Le spasme utérin s’observe rarement pendant l'accouchement, mais plus fréquemment pendant la délivrance ; il provoque alors la rétention du placenta. Cependant il ne faut pas oublier le cas si remarquable de Ifallenbach dans lequel l’orifice interne contracté spasmodiquement étranglait le cou du fœtus, comme l’aurait fait un circulaire du cordon très serré. Comme traitement, anesthésiques et narcotiques.

Les contractions spasmodiques partielles de l’utérus s’observent fréquemment. Elles se produisent en des régions quelconques de l’utérus, sans régularité, sans symétrie. Leur action sur le fœtus et sur l’œuf est variable ; mais, malgré leur intensité, elles ne font guère progresser le travail. On observe surtout les spasmes partiels de l’utérus chez les femmes anémiques et chlorotiques.

A cause de la relation étroite qui existe entre ces contractions spasmodiques et l’inertie utérine, on aura recours au même traitement: narcotiques et, au besoin, anesthésie pro-

Les contractions trop énergiques de l’utérus, surtout quand la résistance opposée par le canal génital et par le fœtus est faible, conduisent à l’accouchement précipité (Sturzgeburt).

L’hyperLrophiede lacouche musculaire du corps de l’utérus qui correspond à ces contractions utérines, est souvent héréditaire. D’après Winckel, les accouchements multiples et la brièveté du cordon sont aussi des causes prédisposantes des accouchements précipités.

En voici le traitement : décubitus latéral, défense à la parturiente de faire des efforts d’expulsion, protection du périnée plus tôt que d’ordinaire. S’il se produit des contractions spasmodiques : narcose, sinapismes.

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