OPÉRATION DU PTÉRYGION
Le ptérygion doit être opéré lorsqu’il présente une extrémité cornéenne épaisse et progressive, ayant tendance à gagner le champ pupillaire.
La cautérisation n’est pas à recommander, la ligature avec des fils de soie est préférable. Mais c’est là un procédé beaucoup plus long que l’excision ou la transplantation et peu chirurgical.
Excision (Arlt). — Après cocaïnisation et nettoyage de l’œil, on saisit avec une pince à griffe droite (fig. 98) le « cou » du cbalazion, c’est-à-dire le point voisin du limbe et on le détache du bulbe. Avec un couteau à cataracte ou le couteau lancéolé, on excise la partie qui recouvre la cornée jusqu’à ce qu’il ne reste plus rien de la tète du ptérygion, on excise alors le corps par deux coups de ciseaux droits ou courbes convergents vers la caroncule sur une étendue de 6 à 8 mm., on suture ensuite la plaie conjonctivale.
Dans les ptérygions larges, il faut libérer en haut et en bas la conjonctive au voisinage du bord cornéen d’environ 5 mm. pour ne pas laisser à découvert la région voisine de la cornée.
Transplantation. — Procédé de Desmarres. — La
transplantation a été proposée par Desmarres. Son procédé consiste à ne pas exciser- le ptérygion, mais à le détacher de la cornée sur une étendue de 5 à 6 mm., le sommet du ptérygion, ainsi dégagé, est introduit sous la conjonctive ; on suture ensuite.
Procédé de Knapp. — Knapp a modifié de la façon suivante le procédé de Desmarres dans le cas de larges ptérygions. Après détachement du ptérygion, la tête est sectionnée horizontalement en deux parties, et chacune des deux portions du ptérygion est engagée sous la conjonctive