III. — OPÉRATIONS SUR LA CHAMBRE ANTÉRIEURE
i. — RUPTURE DES SYNÉCHIES ANTÉRIEURES
Cette opération a pour but de corriger la déformation pupillaire et de préserver l’iris de tiraillements susceptibles de déterminer plus ou moins vite de l’hypertonie ; les cicatrices cornéennes, avec enclavement de l’iris, peuvent très facilement aussi servir de porte d’entrée à une infection pouvant entraîner la perte de l’œil par panophtalmie.
Il est souvent difficile ou même impossible de détacher une adhérence un peu large avec un fin couteau de de Graefe. On se sert avec avantage des deux petits couteaux de Lang (fig. 84), le premier sert à pratiquer une petite incision cornéenne, le second, à pointe mousse, détache l’adhérence, par section ou par grattage. Le point capital est de conserver l’humeur aqueuse pendant l’opération, et, par conséquent d’assurer l’obturation de la plaie avec la tige du couteau, faute de quoi, l’iris venant au contact de la cornée, empêche la manœuvre du couteau.
Cette opération est en somme assez difficile. Elle exige, cela va sans dire, une bonne cocaïnisation et un bon éclairage. [Cette intervention (corelysis) n’est plus guère pratiquée.]