COURONNES A PIVOT FIXE 5J
mo;^en de fines pierres à polir pour assurer un joint hermétique avec la couronne. On choisit une dent de forme et de teinte convenables, et on réduit ses bords, en ne faisant tout d’abord porter la meule que sur la région antérieure. [Cette meule sera munie sur les côtés de disques métalliques protecteurs afin de ne point endommager le pivot métallique] : le bord lingual finit ainsi par s’adapter au bord postérieur de la surface radiculaire. Il ne faudra meuler les bords postérieurs que si la dent est trop longue. Un peu de couleur interposée entre l’ivoire et la poi'celaine pendant l’essayage indique avecprécision les points.
Fig. 69. — Couronne de Logan.
qu’il faut limer ; le papier bleu convient moins car il empêche devoir quelle position occupe la couronne.
Pour sceller la couronne on emploie du ciment ou du ciment amalgame, plus rarement de l’amalgame. Parreidt recommande la gutta-percha chaude, et pour lui procurer plus d’adhérence, il la plonge dans l’eucalyptol. Je me suis servi récemment du ciment-étain de Scheuer et considère son emploi comme des plus favorables : il scelle aussi bien que le ciment ordinaire et ne se laisse pas dissoudre aussi facilement par les liquides buccau.x qui viennent toujours s’infiltrer entre la couronne et la racine.
On a recommandé avec les couronnes Logan l’usage de coiffes pour assurer à la racine une protection plus efficace. J’obtiens d’e.xcellents résultats avec une méthode beaucoup plus simple : avant de mettre la couronne en
S lace, j’enduis le pivot de ciment assez clair, et dispose' e l’amalgame plutôt mou sur la base de la couronne, tout autour du. pivot. Enfonçant alors le tout dans la ra-
DENTS A PIVOT
cinc, je presse assez fort pour écraser ramalgame qui s’étale et vient former des bavures par dessus les bords de la cupule radiculaire. Il faut maintenir la couronne jusqu'à ce que le ciment qui se trouve dans le canal soit bien pris. Au lieu de mettre à la fois le ciment et l’amalg-ame, il est encore préférable d’agir en deux temps. Dans le premier on dispose l’amalgame sur la surface radiculaire, de façon à l’abriter complètement, dans le second on cimente lacouronne après durcissement de l'amalgame. Cette précaution donne un bon résultat, car les liquides buccaux ne peuvent plus atteindre la dentino et ne baignent que l’amalgame qui est très résistant.
Les couronnes Logan s’emploient dans tous les cas où l’articulation avec les dents antagonistes n’est pas trop serrée. 11 n’existe pas de couronnes spéciales pour les premières prémolaires supérieures : celles des prémolaires ont en effet un pivot assez large pour permettre de les fendre dans le sens de la longueur,- et comme il est facile de donner aux tiges la courbe que l’on désire, leur emploi donne un résultat très satisfaisant. Les couronnes de molaires sont pourvues de deux pivots.
L’esthétique et la solidité ne laissent rien à désirer ; il faut se garder toutefois de raccourcir inutilement son pivot. Presque toujours la longueur en est calculée pour trouver place dans le canal ; si le pivot est trop court, la couronne n’est pas suffisamment ancrée dans la racine, et la dent vacillera bientôt.
Couronnes Robbins. — Dans ces derniers temps, sous le nom de couronnes Robbins on a fabriqué des couronnes qui permettent d’avoir sous la main pour les premières prémolaires supérieures des dents spéciales répondant au système Logan. Elles ressemblent bien en effet aux couronnes Logan, mais leur base est plus large dans le sens labio-lingual, et elles portent deux pivots. On peut néanmoins s’en servir alors même qu’il n’y a qu’un canal, soit en tordant les deux tiges l’une sur l’autre, soit encore en les réunissant par une soudure.
J’estime agréable et pratique de n’avoir ainsi qu’une seule espèce de couronne pour les deux prémolaires ; cela permet de faire un choix très minutieux tout en épargnant beaucoup de temps et de matériel.