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BRIDGES MOBILES AVEC PLAQUES

Les bridges à plaque ne sont autre chose que des dentiers dontla plaque supporte directement des couronnes : on les emploie lorsqu’il n’y a pas assez de points d’appui pour établir un véritable bridge.

Les plaques se font en or, en platine, ou en caoutchouc vulcanisé. Leurs modes d’attache avec les supports sont assez variés. Nous ne pouvons en donner ici le détail, car à chaque procédé répond une technique différente, et nous ne verrons d’ailleurs que les principaux.

Le patient doit pouvoir enlever facilement lui-même son appareil, car les déchets alimentaires s’engagent très aisément sous la plaque.

Système Water.

D’après les affirmations de l’auteur, ces bridges sont très solides et faciles à retirer pour le patient. En outre la pression et la tension se répartissent également entre toutes les dents et les alvéoles utilisées.

Il emploie trois procédés de rétention qui peuvent d’ailleurs se combiner dans le même appareil.

Le premier consiste à sceller sur la racine une coiffe dont le côté présente une rainure : sur cette coiffe vient s’ajuster une couronne en or munie d’un petit fermoir in-

BRIDGE-WORK

térieur. Lorsqu’on pose le bridg-e, le fermoir fait ressort dans la rainure de la coiffe.

La ûg. 170 représente ce dispositif pour lequel Water possède d’ailleurs un brevet.

. — Bridge mobile à plaque avec pivots et ressorts, système Water.

Fig. 171

BP.IDGES MOBILES AVEC PLAQUES 171

Lorsque les molaires sont perdues mais qu’il reste encore quelques racines en bon état dans la mâchoire, Water emploie un pivot élastique, en plaçant dans le canal radiculaire un tube soudé sur une coiffe. Le pivot, fendu, s’enfonce à frottement dans le tube et se soude directement sur la plaque du bridge afin d’offrir une plus grande rigidité (fig. 171).

Ces appareils vont très bien dans les premiers temps ; malheureusement l’élasticité des pivots se relâche très rapidement et il faut sans cesse les redresser.

Le troisième procédé de Water rappelle beaucoup celui de Parr : La couronne en or, scellée sur le point d’appui, présente un- tenon allongé dans le sens vertical qui vient s’enclaver dans un tube soudé sur la plaque du bridge.

Système Condit.

Gondit a fait connaître son procédé qui peut s’employer dans un très grand nombre de cas.

Il arrive assez fréquemment par exemple que l’on ait à

Fig. 172. — Bridge mobile à plaque système Condit.

remplacer plusieurs prémolaires et molaires du môme côté. Il est impossible de faire un bridge, et pour fixer une plaque, il faudrait ajuster un crochet sur la canine. Ce mode d’attache ne serait pas très solide et amènerait en outre assez vite la destruction de la dent. Gondit entoure alors

3RIDGE-W0RK

la canine d’un anneau très résistant dont le côté distal supporte un tube soudé verticalement. La plaque du bridg'e, en caoutchouc vulcanisé, offre de son côté un prolongement armé du pivot correspondant, lequel est fendu dans sa partie inférieure pour acquérir de l’élasticité

Èn utilisant une seconde dent de la même manière, ce )rocédé permet de fixer sur une, plaque étroite autant de lents qu il est nécessaire.

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