‹ Atlas-manuel de prothèse dentaire et buccaleChapitre 39 sur 105 · ALLIAGES · texte numérisé non relu

ALLIAGES

Dans la pratique on a souvent tenté de substituer aux métaux précieux des alliag'es offrant plus ou moins les mêmes caractères. La plupart sont attaqués par les agents chimiques de la bouche et présentent alors des altérations dangereuses. C’est même plutôt en raison de leurs inconvénients que nous ferons connaître la composition des alliages les plus souvent employés.

Le Victoria (inventé par Hiehle) est un métal jaune, analogue au laiton et constitué par l’association du cuivre, du zinc et du nickel. Très mou et peu malléable, il possède cependant un point de fusion assez élevé et se prête aisément à la soudure.

Le magnalium de Mach se compose d’aluminium et de

13 0/0 de magnésium. 11 ressemble beaucoup au premier de ces métaux et possède à peu près les mêmes propriétés, physiques et chimiques, tout en étant plus élastique.

Le bronze d’aluminium (de Sauer) est un alliage de cuivre et de 10 0/0 d’aluminium : son aspect rappelle celui de l’or. De même que celui-ci, il faut le recuire assez souvent pour l’estamper, le plier, etc. Sa malléabilité et sa ductilité sont très faibles ; cependant, pour faire des crochets, cet alliage présente les mêmes qualités que l’or à

14 carats. On le soude avec une soudure d’or quelconque n’excédant pas 18 carats.

Sauer recommande le bronze d’aluminium pour les appareils à plaque : d’après lui, cet alliage ne s’altère pas dans la bouche, ne présente aucune teinte verdâtre due à l’oxydation et même n’a rien perdu de son poids après deux années d’application. Nous aurions ainsi un métal peu coûteux répondant à toutes les conditions d’hygiène exigées pour la construction d’un appareil. Les observations de Parreidt ne concordent guère cependant avec de telles affirmations. Cet auteur constate en effet la présence de vert de gris sur les plaques au bout de quelques mois : quelques personnes perçoivent assez rapidement dans la boiiche un goût métallique désagréable, symptomatique de l’altération du métal. Or, la décomposition des alliages du cuivre peut retentir sur l’organisme et entraîner des accidents. Cette dernière considération suffirait

Page 1