I. — Fixation par leur propre poids
Ce mode de rétention ne peut convenir que pour les appareils de la mâchoire inférieure, lorsque le rebord alvéolaire empêche tout mouvement latéral; Les appareils complets ayant une base considérable offriront plus de stabilité; cependant les pièces partielles tiendront parfois tout aussi bien sans autre moyen d’attache, grâce à une disposition favorable de la mâchoire.
Pour augmenter l’adhérence, il faut donner un certain poids à l’appareil et l’on fera la plaque, de préférence avec de l’or, du platine émaillé, de l’étain ou du métal « chéoplastique ». Si la pièce est en caoutchouc, on y ajoute de l’étain, du zinc ou du plomb, mais il est alors préférable d’employer les bases en caoutchouc toutes préparées avec de la limaille métallique que l’on trouve dans le commerce.
On se sert aussi assez souvent de plaques en étain dont la face linguale est recouverte de caoutchouc rose : le poids excessif et le contact du métal causent parfois des abcès, d’autant qu’on pose presque toujours ces appareils sur de maxillaires atrophiés. [Ajoutons que ces appareils très lourds ont l'inconvénient de provôquer des troubles trophiques du maxillaire et en particulier une résorption osseuse considérable.]
Nous aug'monlons le poids en donnant une grande largeur à la plaque, ce qui nous permet d’employer davantage de caoutchouc. Le caoutchouc rose est alors le meilleur, parce que c’est celui qui possède le poids spécifique le plus élevé.