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OBTURATEURS POUR LES CAS NON OPÉRÉS

de prononciation. On voit fig. 304 une coupe de l’obturateur de Brugger passant par la ligne médiane de l’appareil.

[Claude Martin, s’inspirant, comme toujours, des données physiologiques, s’est efforcé, en construisant ses obturateurs, de ramener les cavités naturelles à leurs dimensions normales et de rendre aux moignons leurs fonctions physiologiques en leur offrant un point d’appui. Au congrès de Rome il présenta un appareil (fig. 304bis) constitué

Fig. 304 bis. — Obturateur de Claude Martin à pièce pharyngée articulée, pour brièveté du voile.

(Le pointillé représente la position de l'appareil au moment de son introduction dans le pharynx), la flèche indique le sens de la bascule autour de la charnière A.

par une pièce palatine en caoutchouc dur et un voile mou ou dur, reliés entre eux par une charnière. Au dessus du voile est fixée la deuxième partie de l’appareil destinée à combler en partie la cavité pharyngienne. Elle est formée de trois volets : un médian et deux latéraux. Ceux-ci présentent, sur leur bord externe, une gouttière où viennent se loger les moignons du voile qui vont leur communiquer le mouvement. Ces volets, sur une coupe transversale, offrent une section triangulaire à sommet interne, et la facè inférieure de l’un repose et glisse sur la face supérieure de l’autre. Le volet médian offre aussi une section triangulaire à sommet tourné en bas et se lo-

Ëeant dans l’angle formé par les deux volets latéraux ; les ices latérales reposent et glissent sur la face supérieure de ceux-ci.

Lorsque les m oignons du voile se contractent (fig. 304 ter) , ils compriment les volets latéraux qui glissent l’un sur

l’autre par leurs faces inclinées, en refoulant en hautle

volet médian qui vient s’appliquer contre la paroi posté-

Fig. 304 ter. — Obturateur de Claude Martin, l" Position des volets de l’appa- 2® Position des volets de l’appareil, les muscles du pharynx reil pendant la contraction étant au repos. des muscles du pharynx.

rieure du pharynx. Dans le relâchement (fig'. 304 ter), le volet médian descend par son p-opre poids, écarte les volets latéraux ; ceux-ci reviennent à leur position de repos, et la communication entre le pharynx et la cavité nasale se trouve rétablie. »

Delair, auteurdenombred’intéressantstravaux de prothèse restauratrice, donne la description suivante d’un appareil qu’ilnommecc voileà clapet » (fig. 304 quater):

« ce voile se fixe à la partie postérieure d’une plaque recouvrant la portion osseuse de la voûte palatine, au moyen d’une charnière.

Il est supporté en son milieu par une armature métallique, et fixé à cette dernière à l’aide de deux vis dont l’une sert à accrocher un élastique (fig. 304 quater, c).

PROTHÈSE DU MAXILLAIRE

L’autre extrémité de l’élastique est attachée par un autre crochet situé à la partie palatine de la plaque.

Le voile en caoutchouc mou, bien que d’une seule pièce, se compose en réalité de deux parties, l’ une buccale (A) : le voile propremeat dit, va de la plaque aux tronçons de luette; l’autre naso-pharjng'ienne (B) de forme semi-ovalaire obture le cavum pendant l’action. A l’état derepos celte dernière partie permet au malade de respii-er par le nez.

Pendant la phonation et la déglutition les piliers s’élèvent et entraînent avec eux le clapet qui va rejoindre le bourrelet formé par le constricteur supérieur du pharynx, produisant l’occlusion nécessaire pour l’émission des sons articulés » .]

PuEiswEHK, Prothèse dentaire.

PROTHÈSE DU MAXILLAIRE

Nous devrions parler à présent des appareils qui s’adressènt aux vices de conformation du maxillaire. Ceuxci entraînent parfois la déformation complète du visag-e, et un tel sujet mériterait à lui seul un long’ chapitre. La construction de ces appareils est très compliquée et appartient plutôt aux spécialistes ; leur description nous entraînerait hors du cadre de cet ouvrage et nous renverrons ceux de nos lecteurs que la question intéresse plus particulièrement aux travaux de Sauer, Stoppany, Haum, Kühns, Partsch, Port, Fritsche, Gutzmann, [Delair et surtout au livre admirable de Claude Martin, sur la Prothèse immédiate].

Je rapporterai seulement en quelques lignes le cas suivant car il peut également se présenter pour chaque praticien. Une femme âgée avait été opérée d’un cancer siégeant sur le maxillaire supérieur droit, et il en était résulté une déformation considérable représentée fig. 306. La malade vint me trouver six mois environ après l’opération, alors que la plaie était entièrement cicatrisée.

Il était impossible de-prendre l’empreinte avec un porteempreinte ordinaire. Aussi, après avoir établi un moulage

Fig. 303. — Porte-empreintes spécialement construit pour les appareils de prothèse du maxillaire supérieur.

PUOTHÈSK DU MAXILLAIRE 355

approximatif, on fit un porte-empreinte en aluminium (fig'. 303) qui permit de prendre une empreinte au stents très exacte, et de couler le modèle reproduit fig. 306. Je

Fig. 306. — Modèle en plâtre d’un maxillaire supérieur qui a subi une résection.

Fig. 307. — Pièce pour maxillaire.

confectionnai alors une plaque dont la face supérieure présentait une tubérosité destinée à masquer la perte de substance causée par l’intervention chirurgicale. Afin de

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donner à l’appareil toute la légèreté possible, on estampa cette pièce en aluminium, puis elle fut reliée à la plaque par la vulcanisation. Tous les muscles de là moitié droite du visage se trouvaient en état de rétraction et la joue fortement creusée. Il s’agissait de relever cette région : on put y arriver très facilement en fixant les dents artificielles de ce Côté sur une quantité suffisante de caoutchouc rose (fig. 307). Le poids de l’appareil restait malgré tout assez considérable, et la pièce n’ayant aucune adhérence sur la mtiqueuse par suite de l’ouvei'ture qui faisait communiquer la bouche avec les fosses nasales tombait trop aisément. On fut donc obligé d’appliquer la pièce sur le palais au moyen d’un ressort qui prenait point d’appui sur une pièce inférieure. [Dans les cas semblables à celuilà, on obtient un excellent résultat en construisant des appareils de caoutchouc creux, ainsi que le recommande Claude-Martin.]

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