TROMPE D’EUSTACHE
neux 24 millimètres; la partie la plus étroite ou isthme se trouve au point d’union des deux segments. Là portion fibro-cartilagineuse forme une gouttière occupant la partie interne de la trompe et formée en dehors par du tissu conjonctif. La lame cartilagineuse augmente en hauteur de l’isthme à l’orifice pharyngien., de sorte qu’à cet orifice la trompe est cartilagineuse non seulement en dedans mais encore à sa partie supéro-externe, formant le crochet de la trompe (fig. 9). La paroi supérieure de ce conduit est fixée à la base du crâne par du cartilage fibreux.
Pour bien voir la situation de
l 'orifice tubaire 4. Lomé cartilagineuse interne.— 2. Crochet tubaire. - 3. Car- , ' . tiiage externe de la trompe. - 4. Tendon du muscle spMno-
dans le cavum stnphylin.— 5. Aponévrose salpingo-pliaryngienne. — O.Cou-
pharyngien, il faut ^ ^|Smu4miM^l-40dVèpHrmuquoüx8pratiquer une cou- graisseux, pe médiane du
crâne après avoir enlevé la cloison des fosses nasales (planche 12). On voit alors la paroi latérale des fosses nasales avec les cornets inférieur, moyen et supérieur, séparés par les méats ; au-dessous de l’extrémité antérieure du cornet inférieur se termine le conduit nasolacrymal ; au-dessous de l’extrémité antérieure du cornet moyen se trouve, à l’extrémité antérieure d’une fente ou hiatus semi-lunaire, la terminaison du canal naso-frontal;
ANATOMIE
en arrière l’orifice du sinus maxillaire ; au-dessus d’eux et au centre s’ouvrent les cellules ethmoïdales antérieures. Dans le méat supérieur s’abouchent les cellules ethmoïdales postérieures et directement au-dessous de la voûte des fosses nasales est situé le sinus sphénoïdal. Par l’orifice postérieur des fosses nasales ou choanes, on pénètre dans la partie supérieure du pharynx : le cavum ou espace naso-pharyngien limité en bas par le voile du palais. La voûte est formée par la portion basilaire du sphénoïde et de l’occipital, la paroi postérieure par l’atlas et l’axis. Elle présente l’amygdale pharyngienne (Trautmann) indiquée chez le nouveau-né par quelques bourrelets sagittaux, qui augmente jusqu’à la troisième année et régresse pendant la puberté; elle peut s’hypertrophier en totalité ou au niveau de plusieurs lobes (planche 21) constituant les végétations adénoïdes. Sur la paroi latérale de l’espace naso-pharyngien, à 15 millimètres au-dessous de la base du crâne, à 10 millimètres au-dessus et en arrière de la voûte palatine, distant de 15 millimètres de la paroi postérieure du pharynx, à 8 centimètres des narines, à la hauteur environ de l’extrémité postérieure du cornet inférieur, se trouve l'orifice pharyngien de la trompe; sa lèvre interne est fortement repoussée en avant par l’extrémité du cartilage tubaire ou bourrelet; un pli muqueux se dirige de son extrémité inférieure vers le pilier postérieur, c’est le pli du bourrelet ou pli salpingo-pharyngien. La saillie du bourrelet tubaire détermine en arrière la formation d’une fossette souvent comblée par du tissu adénoïde, c’est la f. de Rosenmüller. La lèvre externe de l’orifice tubaire est située plus en arrière et se continue par le pli du crochet ou pli salpingo-palatin avec la muqueuse de l’orifice postérieur des fosses nasales. La partie inférieure de l’orifice tubaire présente un bourrelet ou pli muqueux du releveur qui pendant la phonation fait une saillie due à la contraction du muscle pétro-staphylin (fig. 39, 40).
Chez l’enfant, la trompe est plus courte et plus large que chez l’adulte, son orifice pharyngien se trouve plus bas; chez l’embryon il est même situé au-dessous de la voûte palatine. L’espace naso-pharyngien du nouveau-né mesure