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LUPUS

Étiologie et anatomie pathologique. — C’est la tuberculose locale, primitive, de la peau du pavillon. L'affection est le plus souvent secondaire au lupus de la face. Microscopiquement il se caractérise par une infiltration diffuse et de petits tubercules avec cellules plasmatiques, leucocytes, cellules géantes, contenant des bacilles de Koch. A la suite

delà caséification des tubercules (planche 21), il se produit soit des abcès soit une résorption avec cicatrisation consécutive.

Marche et symptômes. — En général début dans le jeune âge. Le lupus se développe d’une manière lente et progressive, se caractérisant par l’apparition de petits tubercules rouge brun, squameux, situés immédiatement sous la peau, à fleur d’épiderme en quelque sorte. Leur évolutioif aboutit soit à des cicatrices atrophiques, soit à des ulcérations superficielles à fond hémorragique, granuleux, fongueux, offrant de petits tubercules sur leur bord, qui est taillé à pic; les ulcérations sont recouvertes ordinairement par des croûtes. L’infiltration pénètre-t-elle dans la profondeur : le cartilage est atteint, la peau décollée, de sorte que le pavillon est transformé en une surface ulcérée, cicatricielle, adhérente aux téguments voisins, recouverte de peau normale, par places seulement (planche 15). La guérison, si elle se fait, se traduit par une difformité caractéristique du pavillon.

Traitement. — Destruction locale des tubercules par le galvano-cautère, le crayon de nitrate d’argent, les rayons de Rôntgen, les rayons lumineux de Finsen, l’injection de tuberculine ou l’excision jusqu’en tissu sain avec greffe autoplastique consécutive. [L’emploi des rayons de Finsen qui donne des résultats merveilleux dans le lupus de la face, semble ici tout particulièrement indiqué à l’exclusion de toute autre méthode.]

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