CAVITÉS DE LA FACE
taire ; elle devient successivement plus grande dans la deuxième que dans la troisième. La raison en est que la première molaire est aussi la plus âgée et que la cavité pulpaire se rétrécit avec l’âge, par accroissement concentrique du tissu dentaire. Cet accroissement concentrique n’est pas le même dans toutes les directions et Szabo a démontré que chez un homme de 60 ans, cet accroissement est de trois millimètres dans le sens de la longueur et un millimètre seulement dans celui do l’épaisseur, (voir fig. 21).
Cavités delà face.
Pour pouvoir faire le moulage des cavités faciales, il faut tout d’abord laisser la tête pendant assez longtemps dans un bain d’alcool, puis, quand elle est entièrement déshydratée, on l’imprègne d’essence de térébenthine selon la méthode de Semper Riehm.
Les pièces une fois desséchées sont mises dans le plâtre et on introduit l’alliage de Wood par un trou percé dans la face ; on corrode ensuite au moyen d’une solution de potasse, comme pour les dents.
La planche III représente le moulage de la moitié droite de la tête d’un homme adulte. En plus des cavités faciales,- l’alliage pénétra, par un hasard de préparation, dans la gaine du nerf optique, dans l’angle de la carotide et dans le canal naso-lacrymal.
Sur cette planche, nous voyons les parois faciales postérieure et orbitaire du sinus maxillaire ; en haut et en avant nous pénétrons par l’infundibulum et le petit canal nasofrontal dans le sinus frontal, très faiblement développé sur cette préparation.
On voit encore onze cellules ethmoïdales, séparées les unes des autres par de profondes incisures; en arrière nous voyons le sinus sphénoïdal, creusé dans l’épaisseur du corps do cet os et fortement développé sur les parties latérales.
Preiswerk. — Maladies des dents. 3
Fig. 21. — a, moule de la cavité pulpaire chez un individu jeune; b, chez un vieillard.
ANATOMIE PAR CORROSION
Cette figure nous présente réunies ees différentes cavités inaccessibles à la vue, et nous montre la facilité avec laquelle les maladies de l’une d’entre elles se pi-opagcnt
Fig. 22. — Moule métallique du sinus maxillaire montrant les rapports des dents avec l’antre d’IIighmore.
aux autres. Elle nous fait voir aussi leurs rapports avec les dents, principalement avec les trois molaires, que nous devons soigner minutieusement, dans la crainte d’occa-
Planche III.—Moulage métallique des cavités de la face.— a,
cornet inférieur ; b, cornet moyen ; c, cornet supérieur ; d, sinus sphénoïdal ; e, carotide interne ; f, gaine optique ; g, antre d’Highmore ; h, infundibulum; i, canal naso-lacrymal ; k, cellules elhmioïdales ; l, sinus frontal.
sionncr un empyème. Pour donner les rapports exacts des racines des molaires avec l’antre, nous avons fait reproduire (fig. 22) le moulage du sinus maxillaire, en le mettant à sa place réelle, sur un crâne macéré.
ANATOMIE SPÉCIALE DES DENTS (Planche IV) •
" Chez l'homme, diphvodonte, on distingue deux dentitions : la première apparaît dans l’enfance, dentition de lait et se compose de vingt dents ; la deuxième dentition dite permanente apparaît ensuite et se compose de trentedeux dents.
La rangée des dents est continue ; il n’y a nulle part de lacunes, et les deux cas cités par Magitot ( Traité des anomalies, Paris, 1877) où il y avait un véritable diastème sont exceptionnellement rares ; chez ces deux su jets, les canines présentaient un développement considérable : [il n’en est pas toujours ainsi si nous en jugeons par les deux modèles de notre collection, où des dents de volume normal bordent une véritable barre.]
Au point de vue anatomo-topographique on peut diviser la dent en trois parties plus ou moins nettement tranchées : la partie incluse dans l’alvéole ou racine, celle qui est recouverte par la gencive ou collet et la partie libre ou couronne. Histologiquement ces parties sont également distinctes, la racine est recouverte de cément , substance ressemblant à de l’os, qui s’amincit au niveau du collet en une feuille papyracée et amorphe; la couronne est recouverte A’émail, le plus dur de tous les tiss.us animaux.
On a l’habitude, pour préciser les régions, de distinguer dans chaque dent une face lubiale ou buccale qui regarde en dehors les lèvres ou la joue, et une face linguale ou palatine qui regarde en dedans la langue ou le palais. Si on se représente les dents rangées non en fer à cheval comme c’est le cas, mais en ligne droite, on comprendra facilement le sens des expressions face mésiale (qui regardent vers la ligne médiane) et face distale (qui regardent du côté opposé) ; ces deux surfaces forment les faces proximales. Au niveau du collet on distinguo une région cervicale et une région marginale.
Les extrémités libres des incisives, des canines et des
molaires, s'appellent respectivement, le tranchant, la pointe et la surjace triturante formée de cuspides ou tubercules séparés par des sillons.
Les racines sont arrondies ou aplaties latéralement et vont en diminuant.Ellessontexactement appliquééscontre les alvéoles et ne sont séparées de l’os que par une mince couche de tissu conjonctif, le périoste alvéolaire ou ligament alvéolo-dentairc qui a pour fonction principale de fixer la dent, au moyen de fibres tendues de l’alvéole au cément et à la gencive. De par cette implantation, la pression, lors delà mastication, se transmet à toull’alvéole, au lieu d’agir sur la pointe seule, où pénètrent les vaisseaux et les nerfs.
En dehors des deux substances mentionnées, l’émail et le cément, il faut encore citer la dentine qui forme la plus grande partie de la dent; elle entoure la cavité pulpaire qui renferme la pulpe dentaire riche en cellules et recouverte d’une couche d’odontoblastes
Dents permanentes.
(Voirplanche IV, partie supérieure et planché XXIII).
La dentition permanente se compose de 32 dents, représentées par le schéma suivant
M PCI I I C P M
Soit en tout 8 incisives I, 4 canines C,8 prémolaires P, et 12 molaires, M.
La forme desdents répond à leur fonction, ainsi les dents de devant, destinées à mordre et à déchirer, ont des extrémités aiguës croisant comme des ciseaux, tandis que les molaires destinées à broyer les aliments sont pourvues de surfaces triturantes, larges et mamelonnées.
Planche IV. — En haut : dentition permanente (vue latérale) ; î bas : dentition de lait (vue latérale).