PROTHÈSE BUCCALE
5) Oq doit faire enlever toutes les parties des vêtements serrées pouvant gêner la respiration (cols, corsets, etc.).
6) Pendant l’anesthésie, le médecin ne doit en aucun instant perdre le patient de vue ; il doit continuellement surveiller le pouls, la respiration, la coloration des tissus et les réflexes.
Le pouls devient-il irrégulier, la figure devient-elle pâle ou se colore-t-elle, la respiration s’arrête-t-elle, on doit immédiatement enlever le masque; on tire rapidement la langue en avant si elle est tombée en arrière et l’on entreprend la respiration artificielle.
7) Les vapeurs de l’anesthésique ne doivent jamais être données d’une façon trop concentrée ; il fauttoujours faire inspirer un peu d’air en même temps et, aussitôt l’opération terminée, l’air de la chambre doit être renouvelé.
8) On recommande de faire respirer du nitrite d’amyle s’il y a menace de collapsus ou encore de faire une injection sous-cutanée d’éther camphré. De préférence à ces moyens chimiques il faut mettre en œuvre les moyens mécaniques, c’est-à-dire que, s’il y a menace d’accident, il faut coucher le malade à plat pour que le sang afflue au cerveau, commencer énergiquement la respiration artificielle [et faire des tractions rythmées de la langue.]
9) Pour terminer, je conseillerai de ne jamais entreprendre une narcose sans l’assistance d’un confrère médecin; sans parler des rêves érotiques qu’ont certains patients et qui ont pu avoir des conséquences judiciaires désagréables, l’assistance d’un collaborateur peut devenir j nécessaire pour la respiration artificielle.