‹ Atlas manuel des maladies externes de l'oeil [electronic resource]Chapitre 39 sur 78 · SYPHILIS ET LÈPRE · texte numérisé non relu

SYPHILIS ET LÈPRE

cutives amènent plus tard de nouvelles souffrances.

Le diagnostic s'établira d'après le gonflement des ganglions préauriculaires, la tendance du tissu à se transformer en un ulcère à fond lardacé, ce qui ne s'observe pas dans le trachome. Quelquefois, lorsque la néoformation tuberculeuse s'étend davantage dans le tarse et forme une nodosité arrondie en pleine paupière, cet aspect peut rappeler de très près le chalazion, à tel point que Baumgarten, à l'occasion d'un cas semblable, crut le chalazion d'origine tuberculeuse. Dans les cas douteux, le diagnostic comporte l'inoculation au lapin, car la recherche des bacilles n'aboutit pas toujours.

Le pronostic est toujours sérieux, la récidive pouvant suivre la meilleure intervention opératoire. La guérison est toujours possible, si le foyer est petit, en enlevant à fond toute la néoplasie, mais elle est toujours d'autant plus difficile que le processus se diffuse dans la conjonctive et les paupières. J'ai vu la cécité survenir aux deux yeux chez deux jeunes gens, venus bien tard se faire soigner, et chez lesquels il existait d'ailleurs une grande prédisposition à la tuberculose : chez une jeune femme, un œil se perdit complètement peu à peu, et peu s'en fallut pour l'autre œil que le même résultat n'eût lieu.

Le traitement doit en première ligne viser la suppression aussi complète que possible, et par une opération, du foyer malade, etl'iodoforme doit également être employé [à l'extérieur et à l'intérieur]. Ordinairement toutefois il n'arrive que bien peu au contact de la véritable lésion tuberculeuse. Au sujet de la tuberculine je n'ai observé, ni avec l'ancienne ni avec la nouvelle, aucune amélioration dans un cas qui coexistait avec du lupus; le lupus facial lui-même ne fut pas amélioré.

Le traitement général est naturellement aussi important que le traitement local.

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