Catarrhe ou conjonctivite folliculaire
La conjonctivite folliculaire est un catarrhe chronique à évolution d’autant plus traînante que les follicules sont plus nombreux et plus gros ; ces follicules se trouvent sur la conjonctive palpébrale, surtout dans les culs-de-: sac, et y sont isolés ou rangés en chapelets (PL XIV a).l Ces follicules, comme on les appelle, ont un volume de de 1 à 3 millimètres, sont gris rougeâtres, ou même translucides, s’ils sont assez volumineux. On observe presque exclusivement cette forme de catarrhe chez les jeunes sujets, souvent chez les écoliers, chez lesquels la maladie provoque quelquefois un clignotement fréquent (nyctitation), et une sensation de fatigue pendant le travail, mais d’autres fois n’entraîne presque pas de gêne. La sécrétion est peu abondante ou même nulle.
Le diagnostic est souvent difficile avec le trachome. Dans cette dernière maladie, on. trouve en général plus de follicules dans le cul-de-sac supérieur, tandis qu’il y en a davantage dans le cul-de-sac inférieur, s’il s’agit de conjonctivite folliculaire.
Planche XI.
a. Dermoïde chez un enfant d’un an, lésion datant de la naissance, mais grossissant peu à peu lentement.
b. Dermoïde chez un jeune homme de vingt et un ans. On y voit les poils caractéristiques qui se trouvent souvent sur ces tumeurs dermoïdes. Ici encore la néoplasie n'a qu’un peu grossi depuis la naissance. L’ahlation laissa une petite tache grise à la place où la tumeur s’implantait sur la cornée.
Tab. II.
CONJONCTIVITE BLENNORRAGIQUE. 121
[Il faut remarquer que la conjonctivite folliculaire n’étan pas une affection tarsienne, les follicules se trouvent dans les culs-de-sac et sont surtout bien visibles dans le cul-de-sac inférieur. On ne sera assuré de l’état exact du cul-de-sac supérieur, qui peut être chargé lui aussi de follicules, que si on enroule la paupière sur une pince, de façon à le mettre à nu, au lieu de se contenter de l’inspection du tarse. A. T.]
Au point de vue du pronostic, la maladie a toujours une assez longue durée. Mais elle peut disparaître sans laisser de traces.
Le traitement le meilleur se composera d’instillations plombiques et particulièrement de pommade plombique (acétate de plomb 0,1 ou 0,2 pour 10 d’eau distillée ou d’onguent amylo-gly cérique).