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ET DU. CORPS CILIAIRE

brane pupillaire fœtale, qui peuvent se voir assez souvent comme des points grisâtres ou brunâtres et des filaments ténus, dans le champ pupillaire. Ces filaments, qui adhèrent comme les synéchies à la capsule du cristallin -, ne partent pas, comme les synéchies, du bord même de la pupille, mais de la surface antérieure de l’iris et des nervures du petit'cercle de l’iris; ces points, restes de la membrane pupillaire, ne forment pas, comme les vestiges d’anciennes synéchies, un cercle, ou une partie d’un cercle, mais se trouvent en groupes irréguliers dans lé milieu de la pupille.

[ On ne confondra pas les lésions acquises avec les anomalies congénitales, telles qu’en plus de la membrane pupillaire plus ou moins conservée, les colobomes avec ou sans pont, l’aniridie, la polycorie, l’hétérochromie, l’ectopie pupillaire, etc. Enfin, chez beaucoup de sujets dont les yeux sont normaux ou anormaux, mais sans iritis (myopieforte, tabes, etc.), la pupille n’est pas ronde ou n’a pas sa mobilité normale. A. T.]

Le traitement de l’irido-cyclite doit être local et lutter aussi contre la cause générale originelle. Le premier point consiste dans tous les cas à élargir la pupille par de l’atropine ou de l’hyoscine. Si la pupille se dilate difficilement, on peut accentuer la mydriase en instillant concurremment de la cocaïne. Lorsque l’inflammation a eu pour suite une élévation de tension intraoculaire, l’usage de l’atropine doit être momentanément'suspendu. Plus l’irido-cyclite est intense, plus on doit préserver les yeux de la lumière, soit seulement avec des lunettes à verres sombres, soit par le séjour dans une chambre obscure. Non seulement les douleurs du malade sont diminuées par l’atropine [collyres ou pommades de divers excipients] et l’obscurité qui assurent la tranquillité de d’iris, mais encore l’inflammation est combattue, car, lorsque la pupille est dilatée, une moins grande quantité de sang peut, pénétrer dans l’iris rétréci. De plus la mydriase rend plus difficile la formation des synéchies. Tandis que dans l’iritis à dépôts punctiformes il suffit d’une à deux gouttes d’une solution à 1 p. 100, dans

INFLAMMATIONS

l’iritis aiguë, il faut 5 à 8 gouttes par jour, auxquelles on ajoutera, s’il y a lieu, le même nombre de.-gouttes d’une solution de cocaïne à 2 p. 100. Le repos absolu des yeux et l’abstention de toute liqueur alcoolique sont indispensables dans l’iritis aiguë.

L’iritis syphilitique réclame un traitement antisyphilitique énergique par les frictions mercurielles (2 à

4 grammes par jour) et l’iodure de potassium (2 à

5 grammes par jour).

[Les injections mercurielles intramusculaires, surtout de sels solubles (huile biiodurée, benzoate de mercure, sublimé, etc.), ' très rarement insolubles (calomel, etc.), peuvent être fréquemment utiles. Le mercure à l’intérieur (biiodure, calomel, etc.) est moins souvent indiqué. A. T.]

Lorsque l’inflammation est très vive, une cure de sudation est recommandable; il en est de même dans l’irilis rhumatismale, pour seconder l’action du salicylate de soude. L’iritis tuberculeuse demande un traitement général fortifiant [iode et iodoforme] (créosote, suralimentation). L’excision des tubercules n’est pas utile. .

[Surtout quand il y a de nombreux nodules. Mais on sait qu’il peut en être autrement dans les formes solitaires et progressives. A. T.]

Par contre j’ai observé plusieurs fois déjà un bon résultat à la suite de l’introduction d’iodoforme stérilisé dans la chambre antérieure.

[Peut-être le lavage antiseptique de la chambre antérieurè donnerait-il ici, comme pour la péritonite tuberculeuse, de bons résultats. A. T.]

Le traitement de l’iritis traumatique doit être avant tout prophylactique, en ce sens que toutes les opérations' qui ouvrent le globe doivent être exécutées avec l’antisepsie (ou l’asepsie suivant le cas) la plus rigoureuse. Les blessures infectées doivent être désinfectées aussi bien que possible (acide phénique, cautérisation ignée, etc.). Ici encore, j’ai vu l’introduction simultanée de l’iodoforme

dans la plaie.et dans la chambre antérieure au début de la suppuration de la plaie (après l’opération de la cataracte) donner des résultats particulièrement heureux et conserver des yeux considérés déjà comme perdus. Les applications froides, d’une vogue si populaire, sont à rejeter complètement dans toutes les blessures du globe, parce qu’elles peuvent provoquer facilement de l’infection.

Si l’inflammation est déjà en train, elles servent, à côté des sangsues si répandues, aussi peu que de chanter dans un incendie (Hirschberg).

[Toutefois certains sujets se disent et paraissent soulagés par les sangsues. A. T.]

La prophylaxie de la redoutable iritis sympathique est très importante. Pour cela, il faut une surveillance soigneuse et un traitement complet de toutes les blessures qui sont aptes à la produire. On énucléera tous les yeux qui contiennent une menace d’iritis sympathique, en particulier ceux qui ont une blessure de la région ciliaire offrant une guérison incomplète. Lorsque leur cicatrice est rétractile, ces yeux sont ordinairement mûrs pour l’énucléation, en particulier lorsqu’ils ont une hypotonie extrême et une rougeur continue, même légère, et de la sensibilité à la pression. Si, pour éviter ou guérir l’iritis traumatique, l’ablation de tout corps étranger intraoculaire est indiquée, à plus forte raison l’estelle lorsqu’il y a une menace de sympathie.

Dans l’ophtalmie sympathique déjà déclarée, l’énucléation immédiate de l’œil sympathisant est généralement indiquée.

[Mais ses résultats sont quelquefois incertains. Tantôt la maladie continue, tantôt au contraire, comme nous l’avons observé deux fois, elle rétrocède de suite et guérit bien ; tantôt le second œil n’est atteint que quelques jours après l’énucléation du premier. Toutefois, d’après la statistique de ces derniers cas, l’ophtalmie sympathique a paru souvent alors plus bénigne que d’habitude. Le traitement général devra être aussi énergique que possible et être systématiquement

combiné à l’énucléation, seule intervention permise ici. On a pu même se demander si l’exentération de l’orbite, pour supprimer le reste des nerfs ciliaires et du nerf optique, n’était pas quelquefois indiquée, mais l’énucléation avec résection profonde du nerf optique comme pour une tumeur reste l’intervention de choix. A. T.J

L’opération doit être suivie d’une cure d’atropine énergique et prolongée, faite dans une chambre obscure, et d’une cure de frictions à l’onguent gris [ou d’injections mercurielles].

On évite pour le mieux l’iritis traumatique et surtout sympathique en n’opérant jamais, à moins d’y être forcé ’ (ablation d’un corps étranger), un œil enflammé par un traumatisme. Encore moins doit-on opérer un œil atteint d’ophtalmie sympathique, avant que tous les . symptômes inflammatoires n’aient disparu depuis longtemps. Quelquefois on peut alors chercher à améliorer la vision par une pupille artificielle (Iridectomie). Parmi les suites de l’iritis, la séclusion pupillaire réclame une intervention opératoire,car elle entraînerait le glaucome. L’iridectomie doit être faite en temps utile.

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