CATARACTE
tuées entre le noyau et la couche corticale dans la région de l’équateur du noyau : il en résulte des crevasses, dans lesquelles s’amassent des corps diaphanes ou grenus. Les fibres cristalliniennes, surtout celles de la région équatoriale, se gonflent, subissent untroublemoléculaire, peuvent se rompre et former une bouillie qui se compose de corpuscules de graisse, de gouttes myéliniques, de cristaux de cholestérine et de restes de fibres. Lorsque avec l’évolution plus accentuée de la cataracte, le cristallin se gonfle nettement, le processus dégénératif est évidemment uni aune augmentation du liquide dans la substance cristallinienne. On peut reconnaître le gonflement de la cataracte totale à ce que la chambre antérieure est moins profonde à cause de la projection de l’iris en avant. Toute pénétration d’humeur aqueuse dans le cristallin entraîne aussi un gonflement et une opacité, comme on le remarque souvent à la suite d’un traumatisme de la cristalloïde antérieure. Il se forme alors une cataracte traumatique (PL XXXII, b).
A ces symptômes objectifs de la formation d’une cataracte correspondent des symptômes subjectifs, en particulier l’affaiblissement de la vision, mais seulement lorsque les opacités se trouvent dans la partie axiale de la lentille, tandis que des opacités périphériques peuvent exister pendant longtemps sans attirer l’attention.
[Les opacités périphériques existent en effet pendant longtemps avec une bonne vision : elles constituent le cercle sénile du cristallin, et, de même que le gérontoxon pour la cornée, elles laissent quelquefois pendant un temps très long la partie centrale du cristallin complètement libre. A. T.]
L’opacification du centre se fait remarquer bientôt par l’apparition de taches noires, de mouches, de raies, etc., et surtout par la polyopie qui se produit particulièrement lorsqu’on regarde une lumière (lanternes des rues, la lune,-etc.). Si le trouble du cristallin est diffusé à toute la lentille, l’affaiblissement visuel devient plus marqué que lorsqu’il existe seulement des bandes opaques entre lesquelles les rayons lumineux peuvent pénétrer.
MALADIES DU CRISTALLIN
Avec l’évolution de la cataracte, la vue baisse toujours, mais il reste constamment, avec une cataracte simple dans un œil sain dans ses autres parties, une certaine vision, qui permet au moins de suivre les mouvements de la main à 20 à 30 centimètres et qui localise la flamme d’une bougie dans l’obscurité avec exactitude dans toutes les directions. Il faut même que l’apparition d’une bougie dans la chambre noire soit perçue au moins à 3 mètres de distance. Si l’œil ne la perçoit plus, il faut en conclure que la profondeur de l’œil est atteinte de lésions importantes (décollement rétinien, atrophie du nerf optique, choroïdite étendue, etc.). Souvent on peut apprécier l’époque dé: début d’une cataracte sénile d’après les indications du patient, qui dit qu’il est devenu myope ou que sa myopie a augmenté.
[Les hypermétropes et les presbytes diminuent alors souvent le numéro de leurs verres et croient pendant quelque temps à une amélioration de la vision. A. T.]
Ce symptômé est la suite du gonflement du cristallin, qui lui donne une plus grande réfringence.
On observe diverses formes cliniques de cataracte :