‹ Atlas pour servir à l'Histoire Ancienne, Romaine et du Bas-EmpireChapitre 5 sur 16 · M AT · texte numérisé non relu

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romain tiré de la colonne de Théodose. Il est remarquable en ce que son cheval, dont la crinière est en partie tressée, porte une selle à pommeau , assez semblable à celle donton fait usage aujourd’hui. Sous les empereurs, les Romains raccourcirent successivement la longueur de leurs épées, de telle sorte que celles que portent ce cavalier et les autres guerriers sculptés sur la même colonne,

évaluées comparativement à à la . de l’homme n’ont pas plus de sept pouces de Jamie. À

ne : #:. {PL XV. — Monumens antiques grecs et romains.

Parmi les monumens rOMANS , les colonnes et les arcs de triomphe sont extrêmement utiles aux modernes.par les bas-reliefs qui les couvrent , qui nous font connaître un grand nombre de costumes , d’ustensiles et d’usages que nous aurions toujours ignorés

faute de leur secours. Les colonnes triomphalesles pluscélèbres sont la colonne Trajane, la colonne Antonine et la colonne de Duilius

que nous donnons dans cette planche, La première était placée au milieu du marché de Trajan à l’endroit « où on la voit encore à Rome. C’estune pétite tour dans laquelle

on monte par un escalier à vis jusqu’au-dessus du chapiteau dorique , surmonté dans l’origine de la statue de cet empereur, que le pape Sixte V a fait ôter pour la faire remplacer par celle de saint Pierre. Le fût est orné de bas-reliefs en spirale qui forment vingt-trois contours sur eux-mêmes depuis là base fusqu'’au chapiteau. Ils représententiles deux expéditions de Trajan contre les Daces, mais il est à regretter qu ‘un grand nombre de figures aient été endommagées dans les temps de barbarie , lorsque l’on enleva les

| crampons de bronze qui attachaient ensemble les vingt-quatre blocs de marbre blanc dont cette colonne est formée. Sa hauteur ,

sans y comprendre la statue ; est de 128 pieds. # $ , La colonne Aurélienne; dite Antonine , est presque de la même hauteur et contient aussi un escalier à vis éclairé par des

lucarnes. Elle est composée de vingt-huit morceaux d’un marbre jadis blanc et maintenant jaunâtre et roussâtres Elle fut élevée à Rome , où elle existe encore, pour célébrer les victoires de Marc-Aurële sur les Marcomans, les Quades et autres nations | germaniqués; Mais, par une pieuse reconnaissance , Ce prince la dédia à son beau-père l’empereur Antonin et lui donna le nom qu'elle à porté jusqu’aujourd’hui. Elle est aussi ornée de, bas-reliefs en spirale no bten les combats des Romains contre les Germains, et fut surmontée de la statue en bronze doré de l'emperèur | Marc-Aurèle jusqu’au temps de Siste V, qui la fit remplacer par celle-de’saint Paul. Ces colonnes sont réduites d’après les gravures de Pyranèse:

La colonne Rostfale de Duilius, dessinée d’après Montfaucon , est ainsi nommée parce qu’elle est décorée de proues de navires , appelées en ltirostra. Elle était autrefois au Forum "et on en voit un modèle au pied de l'escalier intérieur du Capitole. Elle fut érigée en commémoration de la victoire que C. Duilius remporta sur les Garthaginois dans le premier combat naval que les Rômains soutinrent Contre ces habiles marins. Elle est surmontée d’une petite: statue de Rome triomphante.

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(13) ; L’arc detriomphe le plus ancien de ceux qui subsistent encore est celui d'Orange, élevé, à ce que Pon croit, pour la victoire de Marius et dé Catulus sur les Cimbres et les Teutonsz celui que nous donnons est réduit de l'ouvrage de M. de Laborde surdles monumens du midi de la France. S

I y a deux ares de Septime Sévère. Le grand, que nous avons présenté ici, est au bas du Capitole; les bas-reliefs dont il est couvert représentent la défaite dés Partes. Un char triomphal attelé de six chevaux, dans lequel étaient les deux émpereurs Sévère et Caracalla, était autrefois placé au-dessus de cet arc avec quatre statues d'officiers romains, deux à pied et deux à cheval , le tout

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en bronze doré. Il est tiré de l’ouvrage de Desgodets. en + | "

Le théâtre de Marcéllus fut commencé par César et achevé pär Auguste pour le fils d'Octavie. On en attribue la construction à Vitruve. Son plan , demi-circulaire, avait 378 pieds de diamètre ; les siéges qui le contournaient intérieurément pouvaient conténir trente mille spectateurs. L'édifice offrait trois ordres les uns au-dessus des autres; il est maintenant très-mutilé et enterré jusqu’au tiers dela hautéur du premier ordre. Il est dessiné d’après une restauration moderne. Ex Re 3

Le tombeau romain que nous donnons est celui de Cécilia Métella; femme de Crassus ; il se compose d’un soubassement carté +

. . . ! " i + fu 2 ça Pre Æ vie y Êa sg qui supporte-un corps circulaire couronné par une corniche ornée de têtes de bœufs ; l’intérieur est une chambre voûtée quirenfermait le sarcophage. « 3 | Re

Le mausolée d’Adrien fut commencé deson vivant : il présente un soubassement carré au-dessus duquel s'élève un Corps circulaire de 772 pieds de circonférence, composé de trois étages décroissans dont les deux premiers étaient ornés de colonnes ; au-dessus était une coupole couronnée par uné pomme de pin en bronze doré, qui contenait, dit-on , les cendres de cet empereur. Bélisaire s'étant fortifié dans cet édifice contre les Goths qui l'y assiégeaient, et manquant de munitions de guerre, fit briser les belles statues qui le décoraient, pour en jeter les morceaux sur les assaillans. Ce beau monument, mutilé par des barbares en différens temps, est devenu ce qu’on appelle aujourd’hui à Rome le château Saint-Ange. R | Er } Le tombeau gréc que nous donnons ; est réduit d’après l'ouvrage que M. Mazois à publié sur les ruines de Pombpéia. Le Panthéon ou temple de la Vierge à Athènes fut construit sous l'administration de Périclès, et dédié à Minerve ierge-mère de Bacchus. I était situé au milieu de la citadelle, et bâti en marbre blanc tiré des carrières du mont Pentélique. Il était entouré d’un portique formé de colonnes d’ordre dorique cannelées ; il avait 100 pieds de large, 250 pieds de long et 70 de haut. Selon Pausanias le fronton antérieur représentait la naissance de Minerve. Dans le sanctuaire était sa statue d’or et d'ivoire, haute de 36 pieds , ouvrage du célèbre Phidias. La déesse était représentée debout ,.casquée, couverte de l'égide , et tenant une lance d’une main et de l’autre une Victoire ailée, haute de cinq pieds et démi, Thucydide dit que l'or employé dans cette statue était de la valeur de 40 talens, environ trois millions dé francs. Nous donnons cet édifice d’après l'ouvrage de Stuart sur les antiquités d'Athènes. Le temple de Jupiter Tonnant, à Rome, fut élevé par Auguste. Get empereur voyageant de nuiten Espagne par un temps orageux , le tonnerre tomba: sur un de ses serviteurs et ne lui fit Xlui-même aucun mal. C’est en reconnaissance de cette protection divine,

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(14) | qu'il attribua à Jupiter, qu’il lui dédia ce temple. Il n’en reste plus que trois colonnes qui formaient l'angle du portique; elles sont d'ordre corinthien, cannelées et d’un seul morceau de marbre grec ; au-dessus est un entablement qui offre une grande richesse de détails. Ce dessin est extrait d’une médaille antique donnée par Montfaucon, sur laquelle la statue du dieu est représentée soûs

le portique. Cetusage numismatique ne doitinduire personne en erreur ; le graveur a voulu faire voir en même temps sur la médaille

et le temple et la statue, quoique celle-ci fût placée au fond du sanctuaire.

Li ! PI. XVI. — Monumens antiques syriens et égyptiens. «08

Nous donnons dans cette planche la façade du temple du soleil dont on voit encore les ruines À Balbek en Syric. ILétait au milieu d’une vaste cour entourée de portiques séparés en plusieurs parties, à peu près comme les chapelles de nos églises, et dont on voit la coupe sur la gravure ; il avait 268 pieds de long sur 146 de large et 72 pieds de haut. I] était d'ordre corinthien ct fut construit en granit blanc sous le règne d’Antonin-le-Pieux, sur l'emplacement d’un autre plus ancien qui tombait en ruinés. Balbek en syriaque, comme Héliopolis en grec, signifie ville du soleil. Son culte existait dans cette ville dès la plus haute antiquité ; sa statue, semblable à celle d'Osiris , y avait été transportée d'Héliopolis d'Égypte ; et on l’y adorait avec les cérémonies les plus imposantes. Le dessin que nous en donnons est réduit de l’ouvrage intitulé Ruines de Balbek, publié à Londres par Robert Wood. à

L'obélisque égyptien couvert d’hiéroglyphes était consacré au soleil. I fut transporté à Rome , où on le voit encore sur place du Peuple. L’obélisque romain fut consacré à Auguste par Tibère3 il fut placé au Vatican par Fontana, sous Sixte V.

Nous donnons , d’après Montfaucon , une médaille représentant le Labyrinthe de Crète. C'était un lieu rempli de détours revenant sur eux-mêmes et n'ayant qu'une seule issue. On lit à l’entour,en lettres grecques ; le nom de la ville de Gnosse, près de laquelle on le disait situé , et dont cette médaille était une monnaie. æ |

Le colosse de Rhodes était üne énorme statue de bronze de 70 coudées de haut ou plus de 100 pieds, représentant le Soleil. Ses pieds étaient posés sur deux bases qui formaient l'entrée du port, et les plus gros vaisseaux de ce temps-là passaient À pleines voiles entre ses jambes. Il fut fait par Charès de Linde, vers le temps de l'expédition d’Annibal en Italie. I tenait dans sa main droite un Yase qui servait de phare pendant la nuit, Il fut renversé par un tremblement de terre 56 ans après. Il fut relevé du temps de Vespasien, et fut enfin vendu par les Sarrasins, lorsqu'ils prirent Rhodes, à un juif, qui, l’agant misén pièces, en Chaïgea 900 chameaux.

Le Sphinx estune figure que l’on voit près despyramides d'Égypte, dont la tête, le cou etune partie du dos saillent encore au-dessus des sables qui ont recouvert les parties inférieures. On peut juger à l'inspection de la gravure qui le représente, que ee qui est enfoui doit avoir à peu près la même hauteur que ce qui est dehors, ce qui donne environ Go pieds pour Ja hauteur totale. Volney dit qu'en voyant cétte tête caractérisée nègre dans tous. ses traits , il se rappela ce passage remarquable d'Hérodote : « Pour moi j'estime que les Colches sont une colonie des Égyptiens, parce que comme eux, ils ont la peau noire et les cheveux crépus. 5°

Cette observation de Volney et ce rapport d'Hérodote entraînent la conséquence que ce sont des nègres qui ont sculpté ce sphinx etconstruitles pyramides. Oui, c’est cette race noire, à laquelle tant d’Europééns refusent la même intelligence qu’à l'espèce blanche, qui nous a cependant transmis les arts et les sciences. C’est elle qui nous a laissé cette division des étoiles en constellations , dont nous n'avons encore presque rien changé, et qui, pour que nous ne puissions ignorer de qui nous la tenions > Y a placé Cephée , roi d'Éthiopie , Cassiopée , reine d'Éthiopie , dont une des étoiles est nommée en arabe Caph al Chadib, main noire; Persée, fils du voi d’Éthiopiè, Andromède. fille du roi d'Éthiopie, en un mot toute une famille. noire. Cest elle qui donnait à la constellation que nous appelons l'Éridan, le nom du Nil ou fleuve noir ; qui nommait Ja planète de Vénus, Mélanie ou noire ; qui avait: placé aux cieux pour symbole du soleil le corbeau, oiseau noir, et l'aigle, que les Arabes appellent par tradition Okab, qui signifie aigle noir, agissant en cela comme les nègres de nos jougs » Qui font leur dieu noir comme eux et le diable blanc. ” | :

Les pyramides d'Égypte sont d'énormes massifs de pierre terminés en pointe et dont la base est un carré orienté, c'est-à-dire que ses Côtes sont perpendiculaires aux quatre points cardinaux. On en voit en différens endroits de l'Égypte ; mais près de Djizé, à quatre lieues du Caire, il y én'a trois que leurs dimensions vraiment gigantesques avaient fait. placer au nombre des merveilles du monde, La plus grande à plus de 600 pieds de basetet 480 pieds de haut. Les souverains de ce pays faisaient élever cés montagnes de pierres pour leur servir de tombeaux, comme le démontre le sarcophage que l'on voit dans l'intérieur de l’une d'elles et l’étymologie du mot pyramide donnée par Volney dans son Voyage en Égypte et en Syrie. La main du temps ni celle de hommes n’ont rien pu jusqu'ici contre.ees monumens extraôrdin airés, La solidité de leur construction et l'énormité de leur masse. les ont garantis de toute atteinte et semblent leur assurer une durée éternelle. | sa

La. porte du temple d'Apollinopolis Magna est celle de l'enceinte extérieure > formant une cour à l’entour dun terhple; elle est COmprisé entre deux grandes masses pyramidales couvertes dé sculptures. Ges bas-reliefs ont été exécutés sans que l’on ait abattu la pierre ques environne ; en sorte qu'ils se trouvent placés dans une espèce de creux et que les parties les plus saillantes ne sortent pas de la face du mur. Cette sculptureen relief danse creux est particulière aux monumens des anciens Égyptiens. Elle ést toujours employée au dehors des édifices, parce que sa nature la met à l'abri des chocs et des autres accidens auxquels les bas-reliefs ordinaires sont exposés, Les deux battans de là porte, que l’on croit avoir été de bois ou-de métal, avaient Bo pieds de haut; ç dur doit donner une idée de l'aspect gigantesque de cette construction. *Ce dessin et ces notions sont tirés du grand ouvrage de la De de Egypte publié par le gouvernement français.

Le portique du temple de Tentyris, aujourd’hui Dendera , en Égypte, présente six colonnes engagées dans des murs d’entrecolonnement, deux supports extrêmes à peu Prèssemblables-aux antes des édifices grecs ; et une architrave éricate ASE élégante corniche. Les chapiteaux sont formés dela réunion de quatre masques d’Isis, et surmontés d’un dé dont chaque face représente ne espèce de temple. L'éspacement des colonnés du milieu ; qui est doüble de celui des autres , ‘donne à 1

Scription

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