COLONIE FRANÇAISE DE BASSE-COCHINCHINE
Sol, Climat, 3 parts dans le sol : 1° terres basses inondées favorables aux rizières; 2° marais par suite de l'inondation et du défaut d'écoulement; 3° collines, forêts.
Dans ces diverses zones le terrain formant la bordure des fleuves y est d'une admirable fécondité. La terre y est composée d'un bumus de plusieurs pieds d'épaisseur; tous les arbres à fruits y viennent facilement; villages nombreux.
La Basse-Cochinchine , s'étend du 8eau 12edegré de lat. N. Aussi la cbaleur à peu près stationnaire, n'y varie-t-elle qu'entre 17 et 34° centigr.
Productions. Le riz, le coton, le tabac, l'arachide, la canne, le maïs, l'indigo, le thé, les épices, les fécules alimentaires et le bétail.
Divisions TERRITORIALES ET AGRICOLES, PAR PRO- VINCES. DÉPARTEMENTS ET ARRONDISSEMENTS.
La Basse-Cochinchine comprend les 6 provinces de Dong-naï ou de Bien-boà, de Saigon ou de Giadinh, de Mi-tho ou de Dinh-tùông, de Longho ou de Vinh-lûông, de Châu-dôc ou d'An-giang, de Can-cao ou de Ha-tien ; mais la Cochinchine française comprend seulement les 3 premières prov. ; les autres font encore partie de l'empire d'Annam.
Nos possessions sont limitées au nord par le Lao, le royaume de Cambodge et le territoire de Vinhxùông; au sud, par la province de Vinh-luong et de la mer de Chine ; à l'est, par la province Binhthuan, qui fait partie de la Moyenne Cochincbine ; à l'ouest, par la province de Châu-dôc.
I. Bien-hoa (tinh), ch.-l. Bien-hoà, v. fort, la rive gauche du Dong-naï; 2 départements ou phu :
1° Phuoc-long(phu) , 2 arrondissements ou huyen : Phuoc-chanh (huyen), ch.-l. Benca; — et Binh- An (huyen) , ch. - 1. Bùng. Carrières de pierres et de granit, fabr. de tuiles et de poteries. Le mangoustan, ce fruit délicieux, est cultivé seulement dans les villages chrétiens des environs de Bùng; on récolte en outre, beaucoup d'oranges , d'ananas de mangues, etc.
2° Pliuoc-thny (phu), ch.-l. Baria, 2 arrondissements : Phuoc-an (huyen), ch.-l. An-diêu, — et Long-thanh (huyen) , ch. 1. Long-thanh, vastes forêts, minerai de fer à Bengo, salines près de la v. chinoise de Ben; cultures: coton, riz.
II. Gia-dinh (tinh), cap. saïgon, siège du gouvernement des trois provinces, rive dr. du Saigon, port de guerre, port de commerce.
Gia-dinh est divisée en 3 départements :
1° Tayninh (phu), ch.-l. Tay-ninh, forme trois arrond.: Tan-ninh (huyen) ch.-l. Tan-hinh, riz, tabac, forêts, indigo et des fruits. — Quang-hoà (huyen) : ch.-l. Trang-bang, mûriers, coton; — Binh-long (huyen), ch.-l. Hoc-mon, grandsmarais du Bach-tra.
2° Tan-binh (pbu), ch.-l. Saigon, 3 arrond. : — Binh-duong (huyen), ch.-l. Saigon; — Ten-long (huyen) ch.-l. Cho-lon. Ville chinoise, v. très-importante , jadis reliée à Saigon, commerce de riz, de poisson sec, de poteries et d'étoffes de soie ou de coton. La partie N. de cet arrond. est marécageuse, riz; — Phuoc-loc (huyen) ch.-l. Canginoc : marais pêcheries à Can-giou.
3° Tan-an (phu), rizières, 3 arrond: Cuu-an (huyen), ch.-l. Cuu-an, rizières; — Tan thanh (huyen), rizières. — Tan-hoà (huyen), ch.-l. Gocong, marécageux, parties fertiles.
III. Dinh tuong (tinh), ch.-l. Mi-tho, la plus riche en productions ; les terrains cullivés représentent une surface de 135 256 mâu2, tandis qu'il ne s'élèvent qu'à 13156 dans la province de Bien-hoà; la province de Gia-dinh en possède 178 255, mais la population est trois fois plus nombreuse. Dinhtuong (tinh) est la moins salubre de- nos possessions ; le choléra et les fièvres paludéennes y sont en permanence. La ville de Mi-tho est sur le Mékong, citadelle; à l'est du Vieux Mi-tho, village tr. -import. Cette prov. est divisée en 2 départ. :
1° Kien-an phu, ch.-l. (Kien-an,) forme 2 arrond.
— Kien-bûng (huyen), ch.-l. Tan hiep-thôn, rizières et plaines incultes; cocotiers aréquiers, coton. — Kiên-Hoà (huyen), ch.-l. Tan-hoà-then, riz, patates douces , pastèques, concombres, fabr. d'huile de coco.
2° Kiên-tuong (phu), ch.-l. Mi-tra-thon, 2 arrond. :
— Kiên-phong (huyen), ch.-l. Mi-tra-thon; le huyen réside à Mi-lûông : — Kiên-dang (huyen,) ch.-l. Caïlaï, riz. plaines incultes,
Les éléphants, les rhinocéros, les sangliers, les tigres sont très nombreux en Cochinchine, ainsi que les crocodiles, les serpents, les scorpions et les moustiques.
Les îles de Foulo-Condore font partie de la Cochinchine-française ; à 180-kil. au sud du cap St-Jacques.
En 1862°, le gouvernement français y établit un pénitencier pour les Annamites.
population. La population indigène de nos trois provinces s'élève à peu près à un million d'àmes. Les Chinois ont 10000 hab. environ.
AFRIQUE
AFRIQUE
Géographie physique. L'Afrique a été explorée avec tant de soin et de persévérance depuis ces quarante dernières années que, sauf le plateau cen-
1. Renseignements. — Les éléments de ce tableau ont été puisés dans le rapport, détaillé envoyé par M. h. de Giammont à la Société de géographie de Paris, et à la notice géographique, qui accompagne ce rapport et qui a été
tral , la géographie physique de ce pays est assez bien connue aujourd'hui. Les découvertes des voyageurs doivent se diviser en 3 groupes principaux.
rédigée par M. L. Bineteau. C'est la carie de ce géographo qui nous a servi également à dresser la nôtre Voy. le Bulletin de laSociéléde géographie, de janv. et fév. 1864. 2. 63 mètres carrés.
GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. - N° 80. Afrique.
r Celui du Soudan central et occidental exploré par les Clapperton, les Caillié , les Barth, les Duveyrier, les Vogel, les Beurmann; 2° les découvertes de l'Afrique australe avec Livingstone; 3° celles du bassin du Nil avec les d'Arnaud-Bey, les Krapf, les Rebmann, les Guillaume Lejean, les Burton, les Peney, les Speke, les Grant, les Baker. Nous examinerons les deux groupes du Soudan et du Nil dans les tableaux des cartes spéciales, nos 81 et 83, et nous dirons un mot ici des voyages de Livingstone dans l'Afrique australe pour laquelle nous n'avons pas de carte particulière. Pour la géographie physique dans son ensemble, voy. la carte 80, les cartes particulières 81 , 82, 83, et les tableaux qui les accompagnent ; enfin la carte 59 pour l'Algérie.
Voyages du Rév. D1 David Livingstone dans l'Afrique australe. 1849. Le Dr Livingstone part de Kolobeng, au N. du pays des Hottentots, en compagnie de MM. Oswell et Murray, 1er juin. Découverte du lac N'gami, le 29 juillet. Retour à Kolobeng, la station la plus septentrionale des missions anglaises, au N. du Cap, à l'automne de 1849.
1850. Tentative infructueuse du Dr Livingstone et de M. Oswell pour pénétrer au N. E. du lac de N'gami. Voyage des deux explorateurs à la vallée du Liambye, 1851. Séjour à Seskéké et à Linyanti.
1852 à 1854. Le Dr Livingstone part du Cap, décembre 1852, arrive à Linyanti en 1853, excursion dans la vallée de Barotsé (vallée de Zambèze) ; il se dirige vers le N. 0. et arrive à Loanda, le 31 mai 1854, après avoir reconnu que le lac Dilolo est le point de jonction du bassin du Zambèze qui va se jeter dans l'océan Indien, et du bassin du Congo qui porte ses eaux à l'océan Atlantique.
1854-1856. Le Dr Livingstone part de Loanda le 20 septembre 1854, se rend à Linyanti, y séjourne en 1855 et se dirige àl'E. Il arrive à Tête, le 2 mars 1856, sur le Zambèze, au Monomotapa et à Quilimané, le 26 mai, après avoir travervé, de l'E. à l'O., l'Afrique Australe , entre le 9° et le 19°lat. S., entre le 10° et le 35° méridien E. de Paris.