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X. Grands voyages au Soudait

En 1788, association anglaise formée dans le but

d'encourager et d'activer les découvertes en Afrique.

En 1823, le lieut. clapperton, le maj.

ueuham et le doct. Oudnay arrivent au lac Tchad.

En 1825, 2e voyage de Clapperton sur le Niger.

En 1826, le maj. laing pénètre à Tombouctou; mais il meurt au Soudan.

GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES

Ea 1828, le Français Caillié pénètre à Tombouctou par le Sénégal.

En 1845, exploration de James Richardson dans les oasis, au S. de la Tunisie, et à l'O. du Fezzan. Il arrête le plan de la grande exploration du Soudan.

De 1850 à 1855 voyage de Barth, Biehardsou, et overweg. ';

Richardson, né en 1809 à Boston (Lmcolnshire) , le Dr Barth, né en 1821 à Hambourg, Ad. Overweg né, en 1822, à Hambourg, partent de Marseille pour Tripoli, que les deux derniers quittèrent, le 2 février, pour explorer les montagnes, à 92 kil. s. de cette ville. — Départ pour le Bornou, le 30 mars, avec 40 chameaux et un grand nombre de nègres; arrivée au Gharian, 3 jours, pays des anciens Troglodytes (Plin. Hist. nat. III, v) ; — Mizdah, 3 jours; ruines romaines à Ghariah ; — plateau d'Hamada; 26 avrilàEdri (51 degrés centig. de chai); — Djerma (ancienne Garama, cap. des Garamantes) ;

— 6 mai, à Mourzouk, cap. du Fezzan, 39 jours après le départ: 10 districts, 26000hab. ; Mourzouk, 2000 hab.; séjour jusqu'au 12 juin; — départ pour Ghat; à Telissareh, sculptures égyptiennes (41 degrés centigr. à l'ombre); Kasr-Janoon, demeure des génies, masses immenses de rocbers, 15 juillet;

— Ghat, 18 juillet, séjourjusqu'au 25 juillet.— Marche de Ghat à l'oasis d'Ahir ou d'Asben (AgizymhadePtolémée), qui commence à Taghradjit; — 4 sept., àTin- Tellust, 450 hab., l'oasis d'Asben a 400 kil. ; séjour de 3 mois; — excursion du D' Barth à Aghadès, 8000 hab., résidence du sultan d'Ahir : jusque-là, la race dominante est celle des Touaregs, Berbers ; séjour du docteur de 10 jours; retour auprès de ses compagnons, le 6 nov. — Les 3 voyageurs se dirigent sur le Damergou ; — traversée du plateau d'Hamadah ; — 3 janvier 1851 , village de Tegima ;

— le 6 janvier, entrée dans le Damergou à Tagelat: 300 villages, pays fertile, grenier de l'Asben, beaucoup de girafes, 15000hab. noirs sous la domination des TouaregSf cap. Olaloal. — Séparation des3voyageurs : Barth se rend à Kano, au S. ; Overweg, à Maradi, à l'O.; Richardson, à Zinder, à l'E. : le rendez-vous était à Kouka, sur les bords du lac Tchad. — Zinder (20000 hab.), cap. du Damergou, dépend de l'empire du Bornou, cap. Kouka; Richardson séjourne jusqu'au 9 février à Zender ; le 14, à Gourai (7000 hab.) séjourjusqu'au 19 févr. :

— mort de Richardson à Ungurutua, à 6 jours de Kouka (4 mars 1851), 11 mois après son départ de Tripoli. — Le Dr Barth, qui s'était séparé de ses 2 compagnons à Tagelat, dans le Damergou, prend la direction de Kaschna, vers le S.; — il traverse Olaloal, arrive à Kaschna, puis à Cano; séjour d'un mois (févr. 1851) ; pays des Fellans ou Foullanes, territoire fertile, bien cultivé, tributaire du sultan de Sakatou(qui a encore sous sa dépendance Yakoba, Zegreg, Yola, Hadéja, Kaschna, Katagoum, Messawa, Nœnawa, Shera, Boberu, Daura, Bakura, Afasa, Noufi). — 3 mars, départ du D1 Barth pour Kouka: — arivée au Bornou, 12 mars; — il traverse Mashena, se rend à Ungurutua, en apprenant la mort de Richardson et arrive, le 2 avril, à Kouka.

— Excursions sur les bords du Tchad, du côté de la grande rivière Chary. — Arrivée d'Overweg à Kouka, 7 mai. — Overveg avait quitté ses compagnons à Taguelat ou Tagelat; il marche vers l'O., arrive à Tassawa, v. frontière du Bornou et du Damergou, visite Mariadi et Gouber, frontières de l'empire fellan de Sakatou. Mariadi est païenne (exception unique dans cette partie de l'Afrique musulmane) ; race mélangée de Touaregs et de nègres; — il gagne Zender et Kouka. — Barth entreprend un voyage à l'Adamaua, au S. du Tchad; traverse ie pays du Marghi, le district d'Ujé : population noire, de petite taille, idolâtre; — arrive à Uba; traverse plusieurs grandes villes ; éléphants en abondance dans l'Adamaua et le Baya, à 12 j. au S.

de ce dernier pays et que Barth ne visita point. — 11 atteint le confluent du Bénoué, affluent du Niger, avec le Faro, rivières pleines de crocodiles; — le 22 juin, à Yola, cap. de l'Adamaua; — 22 juillet, retour à Kouka. — Overweg, resté à Maduari, sur les bords du Tchad, visite le lac, immense marais rempli de crocodiles et d'hippopotames, parsemé de 100 îles environ (il a 150 kil. de large; population des îles, idolâtres; langue du Bornou mêlée d'arabe.

— Le 15 septembre, Barth et Overweg quittent Kouka, suivent les bords du Tchad vers le N., passent le Yéou à son embouchure, gagnent Bizzi, au N. du lac, pays riche en éléphants, et se dirigent, avec l'armée des Ouled-Soleyman, sur Maw, cap du Kanem, contrée où l'on parle arabe, ou N. du Tchad ;

— retour à Kouka, 14 novembre. — Ils ne purent explorer la Waday qui sépare cette contrée du Darfour, à cause de la guerre. Le Kanem est habité par des Tibbous. — Départ pour le Mandara, au S. du lac de Tchad, avec l'armée que le sultan du Bornou envoyait pour châtier es pays, 25 nov. ; — ils laissent le Mandara à droite, et marchent vers le pays des Musgos, gagnent Wulia. Ils reviennent avec l'armée à Kouka (1er févr. 1852). — Barth part de Kouka pour le pays du Bagirmi (fin de mars); empêché à Aisou, près de Kernake, par les habitants, il gagne cependant Maséna, la cap. du Bagirmi ; 3 mois de séjour; — retour à Kouka (20 août). — Pendant ce temps, son compagnon avait cherché à pénétrer dans le pays des Fellatahs, au S. O.du Bornou; il pénétra jusqu'à Fiko et se dirigea ensuite vers le Marghi, plus à l'E. et pénétra jusqu'à Kodokshan et regagna Kouka, le 22 mai. Tout le pays qu'il visita est fertile, habité par une population noire, païenne, tributaire du Bornou. — Overweg meurt, à Maduari, sur le lac, de la fièvre, le 27 septembre 1852.

— Le D' Barth quitte Kouka, le 25 nov., pour se rendre à Tombouctou; — le Ie1' janvier 1853, à Zinder ; du 6 au 21 mars, à Kaschna, Sakatou, ou mieux, Sôkoto, 22000 hab., et Vourno, 15 000 hab.; résidence du sultan de l'empire de Sôkoto ; — en mai 1853, à Gando, cap. d'un roy. ; arrivée à Say, sur le Niger; — en juillet, arrivée à Dore, cap. du Libtakou. — Le 7 sept. 1853, arrivée à Tombouctou (20000 hab., musulmans) , fondée en 1213, cap. d'un royaume important disputé par les Touaregs et les Fellans; séjour de 7 mois; — départ, le 20 mars. — Retour en suivant le cours du Niger jusqu'à Say; quitte Vourno (5 oct. 1854) ; puis Kano par Gando et Kammora. — Il rencontre le D1' Vogel près de Boundi (Ie1' déc.) ; ilregagne Kouka; — départ pour Mourzouk et Tripoli (17 mai (1855). — Il revient à Mourzouk par une route différente de celle qu'il avait suivie. — Arrivée à Tripoli, le 27 août 1855, 5 ans et 5 mois après l'avoir quittée.

De 1853 à 1855, voyage du D1' Vogel dans l'Afrique centrale.

Vogel est né à Leipzig, le 7 mars 1829. 1853, départ de Londres. Le but était de rejoindre le D1 Barth au Soudan et de revenir ensemble du lac Tchad à l'Océan indien, en traversant le Waday. — Vogel part de Tripoli, le 28 juin 1853 ; il se rend à Mourzouk, au Fezzan, qu'il quitte le 13 oct. Détails sur la statistique et la division du Fezzan en 15 districts (54000 hab.) ; tribut au sultan: 150 000 fr. — De Mourzouk, il gagne le lac Tchad en traver sant le grand désert en 35 jours. — Arrivée à Kouka. Le Bournou était en révolution et en guerre avec ses voisins. — Vogel accompagne le sultan du Bornou dans une expédition au pays des Musgos. — Exploration du D1' Vogel à l'O. du Tchad : il pénètre à Yakoba, après avoir rencontré le Dr Barth à Boundi ; il revient à Kouka. Il partit pour le Bagirmi et le Waday à l'E. du Tchad, d'où il ne revint pas.

Pour le grand et réoent voyage de Beuriimuu, voy. i la carte.

GÉOGRAPHIE CONTEMPORAINE. — K° S3. Explorations du Soudan. 1021

15, Voyages accomplis aux Contrées voisines de l'Algérie.

(Extrait des rapports officiels.)

1850. — M. Renaud se proposait de prendre, en partant de l'Algérie, la route de Tombouctou; il projetait de s'y rendre par Ouargla, Goléa,le Touat. Le cheik de N'gouça le fit arrêter et l'obligea à retourner sur ses pas.

1850. — M. Berbrugger entreprit un voyage dans l'est. Il se rendit en Tunisie par Soukharas, revint par le sud, visita le Djérid, le Souf et l'Oued- R'ir, les oasis de Nefta et Touggourt; enfin il regagna Alger avec beaucoup de renseignements géographiques et archéologiques sur ces régions.

1853. — M. Renou reçut une mission pour parcourir le M'Zab et en visita les oasis.

1856. — Voyage du cap. Bonnemain à Ghadamès.

1857. — M. Ismaël Bouderba, .interprète au bureau arabe de Laghouat, suivit la direction de Guerrara (M'zab) , et N'gouça en laissant Ouargla à l'E. A El-Biod, il sortit de la région des dunes, qu'il traversait depuis N'gouça. Après une marche totale de 33 jours, il parvint 'devant Ghât. — Les études de M. Bouderba sur Ghât concordent avec celles du docteur Barth, dont elles confirment l'exactitude.

1859. — M. Henri Duveyrier. agissant avec ses

propres ressources , s'avança par Metlili jusqu'à El- Goléa, dans le but de pénétrer jusqu'au Touat; mais le fanatisme des habitants arrêta ses projets.

18ii0. — Le command. Colonieu et le lieut. Burin sont envoyés pour étudier l'état commercial des oasis du Touat, à Timimoun et à l'Ouguerout.

En 1860, M. Duveyrier se rendit à l'oasis de Temacin, de là à Ghadamès, explora la Tripolitaine, revint à Ghadamès, et en partit pour Ghât. — N'ayant pu pénétrer à Ghât, M. Duveyrier parvint à Mourzouk; de là il se rendit à Tripoli, puis à Alger. Très-beau voyage et très-productif.

Les lignes de caravanes, indiquées par le rapport officiel déjà mentionné, sont :

1° Celle de Ghadamès à Kouka (Bornou) ou à Eano, par Ghât et le pays d'Air ; route très-sûre et déjà parcourue par Dr le Barth, Richardson et Overweg ;

2° Celle de Ghadamès à Insalah ; route fréq. ;

3° Celle d'Insalah à Tombouctou ou à Arouan; souv. interrompue par les dissensions des Touaregs;

4° Celle d'Insalah au pays d'Aïr, momentanément dangereuse, à cause des troubles du Hoggar;

5° Celle d'Insalah à Ghât, route fréquentée;

6° Celle de Tombouctou à Tafilet, souvent coupée ;

7° Celle de Tripoli au Bornou, par Mourzouk et Bilma, route pénible mais sûr

AMERIQUE

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