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Soumission de l'Egypte par les Perses

Thémistocle, qui avait succédé à Miltiade dans le commandement de la, flotte, achève la soumission des îles de la mer Egée et défait les Ëginètes et les Corcyréens. Commencement de la puissance maritime d'Athènes.

483. L'Athénien Aristide le Juste est banni par l'ostracisme.

482-480. Guerre des Romains contre les Étrusques. Bataille de Veïes.

481. Xerxès, excité par Démarate, roi de Sparte, chassé de sa patrie, par les Aleuades, princes de la Thessalie, par les Pisistratides, par Mardonius enfin, se dispose, malgré les conseils de son oncle Artaban,à faire une invasion en Grèce.

480. Xerxès part de Sardes et se dirige vers la Grèce, avec une armée de 3 000 000 d'hommes et une flotte de 1207 galères. — Passage de l'Hellespont. Sacrifices sur les bords du Strymon, en Thrace. Soumission de la plupart des tribus de la Thessalie. Les peuples de la Béotie , à l'exception des habitants de Thespies et de Platée, s'allient avec les Perses. Les Corcyréens et les Argiens, les Cretois, Gélon de Syracuse et les Grecs des îles de la mer Egée refusent leurs secours; la confédération des Grecs se trouve ainsi réduite aux Athéniens, aux Spartiates, aux Locriens, aux Phocidiens, aux Thespiens, aux Platéens, aux Corinthiens, aux villes de Tégée, de Mantinée, d'Orchomène, et à quelques autres Etats moins considérables. — Le commandement général est déféré aux Lacédémoniens.

Léonidas, roi de Sparte, avec 7000 hommes, arrête plusieurs jours, au défilé des Thermopyles, l'armée innombrable de Xerxès. — La flotte persane • est repoussée par la flotte grecque, près du promontoire d'Artémisium. — Ravages de Xerxès dans la Béotie et dans l' Attique, dont les habitants se réfugient à Trézène, Égine et Salamine.

Bataille de Salamine. La flotte des Grecs, dirigée par Thémistocle, triomphe de la flotte des Perses, qu'elle a attirée dans le détroit formé par l'île de Salamine et l'Attique. — Xerxès prend la fuite, laissant Mardonius en Grèce, avec 300 000 hommes.

Les Carthaginois, alliés de Xerxès, attaquent les Grecs de la Sicile et de L'Italie; mais Gélon, tyran de Syracuse, s'allie avec Théron, tyran d'Agrigente, et leur fait éprouver, à Himère, une défaite sanglante, le même jour où les Grecs triomphaient à Salamine. Dans le traité conclu avec les Carthaginois, Gélon leur impose pour condition de ne plus immoler de victimes humaines. Vers ce temps florissait à Thèbes le grand poète lyrique Pindare, né en 522.

479. Mardonius est vaincu à Platée, en Béotie, par les Grecs, que commandait le roi de Sparte Pausanias. Dans le même temps, les Perses sont vaincus en Asie même, à Mycale, sur le territoire ionien, en face de l'île de Samos, par l'Athénien Xanthippe, père de Périclès, et par le roi de Sparte, Léothychidès. — Les Athéniens, malgré la retraite des Spartiates et des Péloponnésiens, s'emparent de Sestosetde la Chersonèse de Thrace

CHRONOLOGIE. — TABLES

et rendent la liberté à toutes les cités grecques de l'Asie Mineure.

Mort vers ce temps, en Chine, de Confucius, dont les doctrines constituent encore les croyances religieuses de la classe des lettrés.

478. Les Athéniens, par les conseils de Thémistocle, relèvent leurs murs et fortifient le port du Pirée. — Établissement d'un trésor commun des républiques grecques alliées à Délos.

477. Les Athéniens et les Spartiates s'emparent de Cypre et de Byzance. Pausanias, soupçonné de s'entendre avec les Perses, est dépouillé du commandement de la flotte, et remplacé par Cimon et Aristide, qui avait été rappelé de l'exil après Salamine. Les alliés, malgré les réclamations de Sparte, consentent, pour la première fois, à reconnaître les Athéniens pour chefs de la confédération générale.

Aristide fait rendre un décret par lequel les fonctions les plus élevées, même celles d'Archonte, sont accessibles aux dernières classes du peuple.

Les 306 Fabiens, surpris par les Véiens sur les bords du fleuve Crémère, périssent tous, dit-on, à l'exception d'un seul.

'i',G. Prise d'Éion, en Thrace,près de l'embouchure du Strymon, par Cimon, fils de Miltiade. — Suivant l'ordre de la Pythie, les restes du roi Thésée sont rapportés de l'île de Scyros à Athènes.

Les tribuns accusent le consid Ménénius de n'avoir pas secouru les Fabiens. Il se laisse mourir de faim. C'est peut-être à cette époque qu'il faut rapporter le droit que s'arrogèrent les tribuns de convoquer le peuple.

Éruption de l'Etna, première dont l'histoire fasse mention.

474. Trêve de 40 ans, conclue par les Romains avec les Étrusques de Véies.

Hiéron de Syracuse défend la ville de Cumes contre les Étrusmes, qui sont vaincus dans une bataille, chantée par Pindare.

473. Le tribun Génucius, qui avait accusé devant le peuple les consuls Furius et Manlius au sujet de la loi agraire, est assassiné par les grands. 472. Mort de Théron, tyran d'Agrigente. Son fils T hrasydéus n'exerce pas un an le pouvoir, et les Agrigentins rétablissent le gouvernement républicain.

Eschyle, poète athénien, donne sa tragédie des Perses.

Tribunat de Publilius Voléro, qui demande que les tribuns soient élus dans des comices par tribus. Le Sénat repousse cette demande.

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