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Marius, né à Arpinum, parvient au tribunat

118. Mort de Micipsa. Il avait associé, dans le partage de son royaume, à ses fils, Adherbal et Hiempsal, son neveu Jugurthà. Celui-ci tue Hiempsal et dépouille Adherbal, qui implore l'appui du Sénat.

Fondation de Narbonne (Narbo-Marcius) par le consul Q. Marcius Rex.

117. Le Sénat envoie une ambassade en Numidie pour rétablir Adherbal.

114. Campagne malheureuse du consul C. Porcius Caton contre les Scordisques, en Thrace.

113. Les Cimbres et les Teutons, venus des bords de la Baltique, anéantissent l'armée du consul Papirius Carbon, près de Norcia.

112. Jugurthà assiège dans Cirtha, malgré la défense du Sénat, Adherbal, qu'il assassine après avoir pris la ville.

111. Le Sénat envoie contre Jugurthà Calpurmus Bestia et Scaurus. Bestia lui vend la paix.

Après une lutte de trois années , Antiochus Grypus est contraint de partager le trône de Syrie avec son frère utérin, fils d'Antiochus Sidétès, Antiochus le Cyzicénien. Ils régneront ensemble 17 ans.

110. Memmius cite Jugurthà à Rome. Baebius, autre tribun, acheté par Jugurthà, lui ordonne de garderie silence. Jugurthà fait assassiner Massiva, le dernier des héritiers légitimes du trône qu'il

■ puisse craindre. Il sort de Rome. On envoie contre lui le consul P. Albinus qui ne fait rien et est remplacé par son frère, le préteur Aulus.

109. Jean Hyrcan détruit Samarie. Commencement de la rivalité des Pharisiens et des Sadducéens. Secte des Esséniens.

Les Cimbres défont en Gaule le consul Silanus.

; — Continuation de la lutte des Romains contre les Scordisques.

Le préteur Aulus est contraint par Jugurthà de passer sous le joug et de se retirer avec son armée

. dans la province romaine d'Afrique. Il est rem-

AV. J.-C placé par le consul Q. Caecilius Métellus, qui bat Jugurthà dans plusieurs rencontres.

107. En Judée, Aristobule, fils et successeur de Jean Hyrcan, prend le titre de roi.

En Gaule, le consul L. Cassius Longinus est battu par les Gaulois Tigurins de l'Helvétie.

Marius, lieutenant de Métellus, obtient le consulat et la conduite de la guerre contre Jugurthà. Il a comme questeur le jeune noble, Cornélius Sylla.

106. Le consul Q. Servilius Caepion, appuyé par le grand orateur L. Crassus, fait partager les fonctions judiciaires entre l'ordre équestre et l'ordre sénatorial. Six ans après, le tribun Servilius Glaucia fera attribuer de nouveau les jugements aux seuls chevaliers.

Naissance de Cicéron, à Arpinum, et de Pompée. Bocchus, roi de Mauritanie, beau-père de Jugurthà, livre ce dernier à Sylla. Fin de la guerre de Numidie. Marius joint une partie de la Numidie à la province romaine d'Afrique, en accorde une autre partie à Bocchus, et partage le reste entre Mandrestal et Hyempsal, descendants illégitimes de Massinissa.

105-104. Servilius Cœpion et Mallius éprouvent à Orange, en combattant les Cimbres, une défaite où Rome perd 80 000 soldats. Marius, élevé successivement à un 2e et à un 3e consulat, est chargé de commander en Gaule. Il exerce ses soldats dans la Narbonnaise.

103. Mort du poëte satirique Lucilius à Naples. Loi Domitia, qui soumet à l'élection par le peuple les fonctions religieuses données jusque-là par cooptation.

102. T guerre des esclaves en Sicile. Ils ont pour chefs Salvius et Athénion le Cilicien.

Marius , consul pour la quatrième fois, défait d'abord les Ambrons, ensuite les Teutons, près d'Aix. Ces deux nations sont exterminées sur le champ de bataille. Marius est salué consul pour la 5e fois.

101. Catulus laisse passer les Alpes aux Cimbres, est chassé par eux des bords de l'Adige, et se retranche sur ceux du Pô. Marius, rappelé de la Narbonnaise à Rome, est déclaré généralissime, et va rejoindre Catulus. Bataille de Verceil livrée anx Cimbres : ils sont .vaincus par Marius, Catulus et Sylla. Leur nation périt dans ce combat.

100. Continuation de la guerre des esclaves en Sicile. — Marius obtient un 6e consulat par l'argent et par les intrigues de L. Apuléius Saturninus. Celui-ci, aidé des soldats de Marius, fait assassiner Aulus Nonnius, un des tribuns désignés pour l'année suivante et se fait élire à sa place dans une assemblée tumultueuse. — Le tribun Saturninus agite Rome par une proposition de loi agraire. Opposition de Métellus le Numidique, qui se retire à Rhodes. Excès de Saturninus. Marius est forcé de l'abandonner. Saturninus as- - siégé dans le Capitule avec ses partisans, se rend et est massacré avec eux par le peuple, en même temps qu'un autre démagogue, le préteur Glaucia.

I" siècle avant Jésus-Christ.

Rome, devenue la maîtresse du monde, est déchirée par la guerre civile. — Rivalité de Marius et de Sylla. — Guerres contre Mithridate, roi de Pont. — Conjuration de Catilina. — Rivalité de César et de Pompée. — Dictature de César. — Lutte d'Octave et d'Antoine. Bataille dActium. Triomphe d'Octave. Fin de la République romaine et commencement de l'Empire. — Naissance de Jésus-Christ. — État florissant des lettres latines durant cette période. A Rome, l'éloquence atteint à son apogée avec Cicéron, l'histoire avec Tite Live, la poésie avec- Virgile (siècle d'Auguste).

99- Le proconsul M. Aquilius met un terme à la guerre des esclaves en Sicile. — Métellus est rappelé d'exil. Marius quitte Rome et se retire en Asie.

TEMPS ANCIENS

Av.J. C.

98- Le célèbre orateur Antoine fait acquitter par son éloquence M. Aquilius, accusé d'avoir pillé la Sicile après la soumission des esclaves révoltés. Le consul Didius, envoyé dans l'Espagne ultérieure contre les Celtibériens révoltés, emploie 5 ans à pacifier sa province.

97. Un sénatus-consulte défend d'immoler des victimes humaines.

Alexandre Jannée prend et détruit la ville de Gaza.

96. Ptolémée, Apion, roi de la Cyrénaïque, ayant légué ses États au peuple romain, celui-ci impose aux Cyrénéens un léger tribut et leur accorde la liberté.

95. Loi Licinia-Mucia, ayant pour objet d'arrêter les usurpations du droit de citoyen romain.

Séleucus Nicator, fils d'Antiochus Grypus, et Antiochus X Eusèbe, fils d'Antiochus IX, le Cyzicénien,' se disputent la Syrie. Depuis ce moment l'histoire des Séleucides n'offre plus qu'un enchaînement de guerres civiles et de querelles de famille sans aucun intérêt pour l'histoire. Les monnaies d'Antiochus IX sont les dernières qui portent les années de l'ère des Séleucides.

93. Les Cappadociens, privés des derniers rejetons de la race royale, détruits par Mithridate, s'adressent pour avoir un roi au Sénat romain, qui leur donne Ariobarzane.

92. Les censeurs M. Domitius Ahénobarbus et Lucius Licinius Crassus tont fermer les écoles des rtiéteurs latins.

Les Publicains, pour se venger du vertueux P. Rutilius, lieutenant du proconsul Mucius, qui s'était opposé à leurs exactions en Asie, le font accuser de concussion devant les tribunaux composés de chevaliers, leurs partisans. Rutilius refuse l'appui des orateurs L. Crassus et Marc Antoine, et condamné, il se retire en Asie, où il s'adonne à la philosophie.

Sylla, après sa préture, est chargé de rétablir sur le trône de Cappadoce Ariobarzane, qui venait d'être renversé par le roi d'Arménie, Tigrane, allié du roi de Pont. Il reçoit là une ambassade du roi des Parthes Arsace.

91. Tribunal de M. Livius Drusus qui propose d'établir des colonies sur différents points de l'Italie, de distribuer du blé à bas prix aux citoyens pauvres, d'accorder le droit de cité aux peuples de l'Italie, enfin d'adjoindre aux sénateurs, qui étaient à peine 300, un nombre égal de chevaliers, et de choisir désormais les juges dans l'assemblée ainsi composée. Yive irritation des esprits dans Rome. La ville se partage en deux camps ; les alliés d'un côté, les chevaliers de l'autre. Ceux-ci avaient pour eux l'un des consuls, Marcius Philippus, dont les invectives contre le Sénat amène à la tribune le grand orateur Crassus, qui prononce alors ' son dernier discours. — Les chevaliers font assassiner Drusus, et imposent au Sénat un décret qui annulait ses lois comme contraires aux prescriptions de la loi Caecilia-Didia, qui statuait que les lois seraient promulguées 3 nundines à l'avance et qu'on ne réunirait pas dans la même loi plusieurs objets distincts. — Loi Varia, proposée par le tribun Varius, qui ordonne des recherches contre tous ceux qui avaient favorisé les alliés et contre tout Italien qui s'immiscerait dans les affaires de Rome.

90. Le refus du droit de cité décide les alliés italiens à prendre les armes contre Rome. Les Marses se mettent à la tête du mouvement, dont le chef fut leur compatriote, Pompédius Silo. Huit peuples, les Picentins, les Vestins, les Marses, les Marrucins, les Péligniens, les Samnites, les Lucaniens et les Apuliens se donnent des otages et concertent un soulèvement général. Ils prennent pour

Av. J.-c.

capitale Corfinium, dans le pays des Péligniens, et lui donnent le nom d'Italica. Commencement de la guerre sociale. — Désastre et mort du consul Rutilius, qui périt avec 8000 hommes, sur le Liris. Marius, qui recueille une partie de l'armée vaincue, n'ose et ne veut tenter rien de sérieux contre Pompédius Silo. Le Sénat profite de quelques succès remportés par L. Julius César pour diviser ses ennemis en accordant le droit de cité d'une manière complète aux Latins et aux alliés (les Ombriens et les Étrusques) restés fidèles.

Mithridate dépouille Nicomède III, roi de Bitbynie , qui implore l'appui des Romains , tandis que Tigrane d'Arménie chassait Ariobarzane de la Cappadoce. Le Sénat décrète que les deux rois se ront rétablis.

89. Les deux consuls, L. Porcius Caton et C. Pompéius Strabo, sont envoyés contre les Italiens. Le premier est tué chez les Marses. — Sylla remporte la brillante victoire de Noie, en Campanie, et s'empare de Bovianum, dans le Samnium, siège des assemblées générales des alliés; ces succès lui valent le surnom d'heureux (Félix).

88. Mort de Pompédius Silo, dans une rencontre avec le préteur Métellus. Fin de la guerre sociale. La loi Plautia-Papiria, proposée par les tribuns M. Plautius Silvanus et C.'Papirius Carbo, accorde le droit de cité à tous les habitants des villes fédérées qui, dans l'espace de 60 jours, viendraient à Rome donner leurs noms au préteur. Les nouveaux citoyens votèrent à Rome dans des tribus séparées, après les autres. En même temps, le consul Cn. Pompéius Strabo fit rendre la loi Ponipeia, par laquelle les villes de la Gaule Cispadane, restées fidèles à la cause de Rome pendant la guerre sociale, obtinrent le droit de cité; celles de la Gaule Transpadane eurent le droit du Latium, jus Latii; c'est-à-dire que les villes de la Gaule Cispadane devinrent des municipes, et celles de la Gaule Transpadane des colonies latines. Sylla obtient, avec le consulat, le commandement de la guerre contre Mithridate. Marius lui ravit ce commandement par les satellites du tribun Sulpicius, qui les appelait son anti-sénat et par la dissémi* nation dans les 35 tribus anciennes des Italiens qui venaient d'obtenir le droit de cité. — De son camp de Noie, Sylla marche sur Rome et s'en empare.

Marius et Sulpicius sont déclarés ennemis de l'État. Sulpicius est tué et sa tête attachée aux rostres. Fuite de Marius, d'abord sur les côtes d'Italie à Minturnes, ensuite sur celles d'Afrique à Cartilage. — Sylla casse tout ce qu'avait fait Sulpicius, rend au Sénat la proposition des lois et rétablit le vote par centuries; puis, pour se concilier le peuple, il favorise l'élection de Cornélius Cinna, partisan de Marius, comme consul. Celui-ci a pour collègue Caïus Octavius, dévoué à l'aristocratie.

Mithridate envahit de nouveau la Bithynie et la Cappadoce. Il bat Aquilius, commissaire du Sénat en Asie et s'avance jusque dans la Phrygie, la Carie, la Lydie, qui dépendaient des provinces romaines. Il ordonne aux villes grecques d'Asie de massacrer tous les citoyens romains : 80 000 sont égorgés, 87. Sylla débarque en Grèce avec cinq légions, bat Archélaûs, général de Mithridate, et met le siège devant Athènes, tandis qu'il envoie son questeur Lucullus réunir une flotte sur les côtes de l'Egypte et de la Phénicie, pour préparer le passage en Asie.

A Rome, Cinna renouvelle la loi de Sulpicius concernant les alliés, mais Octavius surprend les Italiens accourus à Rome et en tue 10000. — Cinna, chassé de Rome, se retire chez les alliés et rappelle Marius. — Cinna, Marius, Sertonus et Carbon livrent à Octavius, Métellus Pius et Pompée

CHRONOLOGIE. — TABLES

Av. J.-C.

le père une grande bataille sous les murs de Rome, qui se rend aux démocrates. — Proscriptions ordonnées par Marius. Parmi les victimes sont les orateurs Marc Antoine et Crassus.

Pliilon, chef de l'académie, quitte Athènes et vient s'établir à Rome. Il fut un des maîtres de Cicéron avec le Rhodien Molon, fameux rhéteur.

— Plotius Gallus enseigne le premier à Rome la rhétorique latine.

86. Septième consulat de Marius, qui meurt d!x-sept jours après de ses excès de table. Il avait pour collègue Cinna. Valérius Flaccus, qui succède à Marius dans le consulat, se fait envoyer contre Mithridate ; il est tué par un de ses officiers, Fimbria, qui s'empare du commandement. Cinna conserve le consulat les deux années suivantes.

Sylla prend Athènes après un siège de dix mois et l'inonde de sang. — Défaites d'Archélaus, en Béotie, à Chéronée et à Orchomène.

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