‹ Atlas universel d'histoire et de géographieChapitre 236 sur 1093 · Charlemagne marche contre les Saxons et les défait · texte numérisé non relu

Charlemagne marche contre les Saxons et les défait

Abdoulwaked, général d'Hescham, remporte, en Galice, une grande victoire sur les chrétiens; mais, dans le même temps, le roi Alphonse défait les Sarrasins à Lédos, sur les frontières des Asturies.

Léon III, pape.

796. Les Saxons implorent la clémence de Charlemagne, qui disperse leurs principales familles dans les diverses provinces de son empire.

Léon III, successeur d'Adrien Ier, reconnaît la souveraineté de Charlemagne.

Mort d'Hescham Ier. Ce prince avait achevé la mosquée de Cordoue, commencée par Abdérame Ier. Il avait établi, à Cordoue et dans différentes villes, des écoles où l'on enseignait l'arabe; les chrétiens sont forcés d'apprendre cette langue et de renoncer au latin.

797 L'impératrice Irène fait crever les yeux à son fils, Constantin V.

Soulèvement des Saxons, suivi d'une nouvelle dévastation de leur pays.

798. Alphonse le Chaste s'avance jusqu'à Lisbonne; mais le Douro redevient bientôt la limite de son royaume.

Charlemagne bâtit, sur le Weser, le fort d'Héristal, destiné à contenir les Saxons.

799. Le pape Léon III vient à Paderborn réclamer l'appui de Charlemagne contre les parents d'Adrien Ier, qui avaient tenté de le faire assassiner.

Les îles de Majorque, de Minorque et d'Iviça, délivrées du joug des Sarrasins par les Francs, se soumettent à Charlemagne.

Concile d'Aix-la-Chapelle, où Félix d'Urgel fut enfin déposé.

800. Le 24 novembre, Charlemagne arrive à Rome, où le pape Léon III se justifie des accusations de ses ennemis. Le jour de Noël, Charlemagne reçoit la couronne impériale des mains du pape, qui répand l'huile sainte sur sa tête et le proclame « toujours auguste, grand et pacifique. » — Pendant son séjour à Rome, Charlemagne reçoit une ambassade franque, qui avait été envoyée, en Palestine, à l'église du Saint-Sépulcre : elle

Ap. J.-C.

rapporte de la part d'Haroun-al-Raschid l'étendard (te Jérusalem, les clefs du Saint-Sépulcre un éléphant et une horloge à roue.

Ibrahim-ben-Aglab est nommé gouverneur de l'Afrique par Haroun. Après la mort de ce calife il se rendra indépendant. Kairoan sera la capitale du nouvel Etat.

IXe siècle après Jésus-Christ.

Renouvellement de l'empire d'Occident par Charlemagne. — Etat florissant de l'empire des Arabes sous les premiers successeurs d'Haroun-al-Raschid. — Décadence toujours croissante de l'empire giec. — Schisme de l'Eglise greccme et de l'Eglise romaine. — Commencement de la séparation défini tive des royaumes de France, d'Allemagne, d'Italie après la déposition de Charles le Gros. — Invasions des Normands. — Naissance du système féodal.

801. Louis, loi d'Aquitaine, enlève Barcelone aux musulmans, après 7 mois de siège.

802. Charlemagne envoie des ambassadeurs à Constantinople pour négocier un traité d'alliance avec Irène. Les grands se révoltent et proclament empereur le patrice Nicéphore. Irène est reléguée dans l'île de Lesbos.

L'assemblée d'Aix-la-Chapelle étend à toutes les provinces l'institution des Missi Dominici, envoyés royaux chargés de surveiller toutes les parties de l'empire. — Célèbre capitulaire de Villis. renfermant des renseignements curieux sur les revenus de Charlemagne, qui consistent principalement dans les produits de ses fermes et de ses métairies.

Haroun-al-Raschid extermine la famille des Barméeides.

Egbert, roi de Wesséx ou des Saxons occidentaux.

803. Traité conclu entre Charlemagne et Nicéphore, pour régler les limites des deux empires. L'empire d'Occident obtient l'Istrie, la Liburnie et la Dalmatie, à l'exception des villes maritimes de cette dernière province, qui restent à l'empire grec.

Dernière révolte des Saxons, qui se soumettent aux décrets de l'assemblée de Saltz, en Franconie, qui leur impose des prêtres et des juges. 10 000 familles sont transplantées sur différents points de l'empire.

804. 2e voyage du pape Léon III en France. — Entrevue avec Charlemagne.

806. Diète de Thionv'ille. Charlemagne fait le partage de sa monarchie entre ses trois fils, Charles, Louis et Pépin. — Charlemagne reçoit à Thionville Obelerio, doge de Venise, le duc de Dalmatie et l'évêque de Jadres, qui lui demandent son arbitrage dans leurs débats particuliers. — Décret de l'assemblée de Nimègue, qui interdit la conversion des terres bénéficiaires en terres allodiales, conversion préjudiciable aux intérêts de l'empereur. — Louis, roi d'Aquitaine, reprend Pampelune sur les musulmans.

Guerre entre Nicéphore et Haroun-al-Raschid. Les Arabes s'avancent jusqu'à Héraclée, et forcent l'empereur à payer de nouveau le tribut qu'il refusait. Ils conquièrent l'île de Chypre et ravagent Rhodes.

807. Le Franc Burchard cause de grandes pertes aux Sarrasins, qui faisaient de fréquentes descentes dans les îles de Sardaigne et de Corse.

808. lve descente des Normands en France, sous la conduite de Godefried, roi de Danemark. — Charlemagne fait construire des vaisseaux pour défendre tout le littoral, depuis l'embouchure du Tibre jusqu'à celle de l'Elbe. Importante station de Boulogne.

CHRONOLOGIE

TABLES

Ap. J.-C.

Construction de l'église de Saint-Jacques de Compostelle.

809. Mort du calife Haroun-il-Raschid. — Amin, son fils aîné, lui succède.

Le 2e concile d'Aix-la-Chapelle adopte le sentiment de l'Église d'Espagne, qui faisait procéder le Saint-Esprit à la fois du Père et du Fils, et qui ajoutait le mot filioqne au symbole de Nicée. Cette addition, toujours combattue par les Grecs, ne fut acceptée en Italie qu'en 1055, au concile de Florence.

Guerre de Nicéphore contre les Bulgares.

810. Godefried, roi de Danemark, remonte la Moselle avec 200 navires. Il est repoussé par Charlemagne. Son neveu, Fleming, lui succède.

Abdérame, fils d'Al-Hakem, roi de Cordoue, soumet Huesca et Saragosse. Traité de paix conclu entre Charlemagne et Al-Hakem.

Le roi d'Italie, Pépin, s'empare, sur les Vénitiens, de Brendolo, de Chiozza, de Pellestiïne et de Malamocco, mais ne peut prendre l'île de Rialto. Il meurt peu après, à l'âge de 34 ans. Comme il ne laissait point d'enfants légitimes, Charlemagne reste seul roi d'Italie.

811. Fleming, roi de Danemark, conclut la paix avec Charlemagne. X'Eyder devient la limite des deux Etats. Les Frisons, qui s'étaient unis aux Danois, sont privés par Charlemagne du droit de succession.

Charlemagne conclut la paix avec le calife de Cordoue. L'Èbre est fixé comme limite des deux États.

Les Bulgares, après une horrible dévastation de leur pays, implorent inutilement la paix; mais bientôt après ils exterminent l'empereur Nicéphore, avec son armée. Staurace, son fils, essaye de lui succéder, mais est renversé par son beau-frère, Michel Curopalate.

Mort de Charles, fils aîné et héritier présomptif de Charlemagne.

Le doge de Venise, Angelo Particiaco, transfère son siège de l'île de Malamocco, presque entièrement ruinée dans la dernière guerre contre Pépin, à Rialto, et y fait bâtir un palais qui subsista durant plusieurs siècles.

812. Michel Ier fait la paix avec les Bulgares et envoie une ambassade à Charlemagne. Celui-ci ratifie le traité fait avec Nicéphore et ratifié par Michel. Par ce traité, Charlemagne rend les îles vénitiennes à l'empereur grec, qui est toujours le souverain nominal de Venise, et qui même confère le titre de consuls aux doges.

Bernard, fils naturel de Pépin, est déclaré roi d'Italie.

813. Charlemagne fait couronner son fils Louis et se l'associe dans l'assemblée d'Aix-la-Chapelle.

Le concile de Tours prescrit au clergé de prêcher en langue tudesque. aussi bien qu'en latin et en langue romane vulgaire.

Michel Ier recommence la guerre avec les Bul^ gares. Il est vaincu et abdique. Un de ses officiers, Léon V l'Arménien, lui succède.

Amin, calife de Bagdad, est vaincu et mis à mort par son frère, Almamon, qui lui succède.

814. Charlemagne meurt à Aix-la-Chapelle. Il a eu pour historien Ëginhard, qui fut peut-être son gendre. — Louis le Pieux (le Débonnaire), son fils, lui succède. Il s'attache les Saxons et les Frisons en leur rendant le droit de succession, que Charlemagne leur avait ôté. — Il se plaint de ce que le pape Léon III ait puni les auteurs d'une conspiration sans en référer à l'empereur, patrice de Rome.

Taher est chargé par le calife Almamon d'apaiser les révoltes qui s'étaient élevées en Orient.

Ap. J.-G.

815. Les Vénitiens enlèvent d'Alexandrie et transportent dans leur ville les reliques de saint Marc, que la république adopte pour patron.

816. Louis le Pieux est couronné empereur, à Reims, par le pape Etienne IV.

Un concile, tenu à Rome, reconnaît que le pape, élu par les évêques et le clergé, doit être consacré devant les députés de l'empereur.

Léon V, empereur d'Orient, repousse les Bulgares.

817. Louis le Pieux associe son fils Lothaire à l'empire. Il donne à Pépin l'Aquitaine, à Louis le Germanique la Bavière.

Mécontentement et révolte de Bernard, fils de Pépin, roi d'Italie. Il est fait prisonnier et condamné à perdre les yeux.

Concile d'Aix-la-Chapelle, où Louis le Pieux travaille, avec le concours de Benoît d'Aniane, à établir l'uniformité dans les monastères des États francs, qu'on soumet universellement à la règle de saint Benoît.

Pascal Ier, pape, qui se fait ordonner sans attendre le consentement de l'empereur. Celui-ci lui laisse néanmoins le gouvernement de la ville et du duché de Rome, en gardant la souveraineté.

Page 1