‹ Atlas universel d'histoire et de géographieChapitre 777 sur 1093 · GRÈCE MÉRIDIONALE · texte numérisé non relu

GRÈCE MÉRIDIONALE

Cartes accessoires : 1° Athen.* (Plan d'Athènes) ; 2e submœnium athenarum (environs d'athènes).

1° Géographie physique. — Orographie.

La chaîne qui traverse la Grèce supérieure avec ses nombreuses ramifications se prolonge dans la Grèce méridionale et forme, à partir du Cithseron, deux systèmes :

1° Celui de l'Attique, à l'est, qui fournit les monts Parnes, les sommets du Pentelicus, connu par ses marbres, de YHymettus, par ses abeilles, du Laurium, par ses mines; puis le Pœcilus, le Corydallus, YJEgaleus et le Lycabeltus (pour ces quatre derniers voy. la carte du Submœnium Athenar.). Ce système va expirer au cap Snnium.

2° Le système des monts du Péléponèse pénètre dans cette presqu'île par la Mégaride, la Corinthie où se trouve le Gerania et YOneum, envoie une ramification vers le S. E. , laquelle expire au cap Scyl- Ixum; une autre vers le S. S.E., qui, séparant l'Argolide de l'Arcadie, se prolonge jusqu'à l'extrémité méridionale de la Laconie; on y trouve le Lynceus, au N. 0. d'Argos, le Parnon et le Zarex, à l'E. de Sparte, et la chaîne se termine au cap Malea. Un troisième système, partant de l'isthme, se développe largement dans l'Arcadie, l'Achaïe, l'Elide et la Messénie, et offre le mont Cyllene au N. E. de l'Arcadie; le Chelydvrea, le Crathis, YAroania, au N. de cette contrée; le Lampe et le Panachaicus, contre-fort, s'écartant dans la direction du N. 0.; en Achaïe, YErymanthus, célèbre dans la légende d'Hercule, sur la limite de l'Arcadie et de l'Élide ; en Elide, le Minthe, le Scollis et le Pholoé où Stilicon battit Alaric et les Visigoths en 401, au N. de la plaine d'Olympie (Elide). Dans l'intérieur même de l'Arcadie, le Pentelia, la chaîne du Meenalum, si connus parla poésie bucolique et le Lycœus, au S. 0., sur les confins de la Mesésnie. Dans cette dernière contrée se trouvent les sommets historiques de Y Ira et de Ylthomus, célèbres dans les guerres de Messénie, au 8e siècle av. J. C. Enfin la chaîne du Taygetus, qui se termine, en Laconie, par le promontoire Tmnarium, une des entrées de l'Enfer. Le mont Elatus, dans l'île de Zacynthe.

Promontoires : Gerœstus , au S. de l'Eubée, Sunium et Zoster au S. de l'Attique; Spirœum et Scyllœum en Argolide; Epidelium (qui reçut son nom de la statue d'Apollon Delien, jetée dans la mer par Ménophanes, général de Mithridate, et qui fut recueillie sur ce point du rivage de la Laconie), Malea, Onugnathos et Tœnarium, également en Laconie; Platanistus, dans l'île de Cythère; Acritas et Platomodes, en Messénie; Ichthys et Chelonatus, en Élide; Araxus et Rhium en Achaïe; Heracion et Holmias en Corinthie, dans le golfe de Corinthe. — Dans la petite carte du Submœnium A thenar, figurent les promontoires Amphiale, sur la côte de l'Attique, et Cynosura sur celle de Salamine.

Mers. — Golfes. La mer JEgœum forme, sur la côte orientale de la Grèce : la mer Myrtoùm, qui donne naissance 1° au golfe Saronicus, produisant lui-même le golfe Eleusinus (voy. la Submœnium Athen.) ; 2° le golfe Argolicus.

La mer Méditerranée, qui borne le Péloponèse au

sud, creuse sur ses côtes les golfes Laconicus et Messeniacus; la mer Ionium, qui le borne à l'ouest, forme, sur ses côtes occidentales, les golfes Cyparissius et Corinthi&cus.

Iles : Dans la mer Egée et la mer de Myrtos , hors des limites de notre carte : les Cyclades, dont les principales sont Andros, Naxos, Paros, Delos, temple d'Apollon, port franc sous les Romains. — Dans le cadre de la carte : Ceos, Cythnos, Seriphos (légende de Persée), Hdena, Belbina, Hydrea, Tiparenus, Colonis.

Dans le golfe Saronique, Salamina, immortalisée par la victoire nav. des Grecs sur Xerxès, en 480, avec les petits îlots de Psythalia, où Aristide combattit dans cette journée, et des Pharmacussœ, où César fut pris par les pirates (voy. la carte du Submœninm Athen.); l'île A'Mgina, rivale d'Athènes, et celle de Calauria, où mourut Démosthènes en 322. — Dans la mer Méditerranée, Cythera, célèbre par son culte à Vénus. Theganusa et les OEnussse, sur les côtes de Messénie. — Dans la mer Ionienne, Spacteria, où l'élite de la noblesse Spartiate fut prise par les Athéniens dans la guerre du Péloponèse ; Prote, les Strophades, où la tradition poétique plaçait les Harpyes ; Zacynthus, couverte de forêts au temps de Virgile ; Cephallenia, Ithaca, royaume d'Ulysse; les Echinades, à l'embouchure de YAcheloùs.

Fleuves, lacs, marais : — Les deux Cephissus de l'Attique : l'un près d'Athènes, l'autre près d'Éleusis(voy.la carte duSubmœnium Athen.); Yllissus, ruisseau célèbre, près d'Athènes, àl'O. (id.); l'Jnachus, dans le golfe Argolique, près de l'embouchure duquel étaient les Marais de Lerna (légende d'Hercule); le Tamis, YEurotas, dans le golfe de Laconie ; le Pamisus, dans le golfe de Messénie; Y A Ipheus , grossi de YEnjmanthus, l'un arrosant la plaine d'Olympie, l'autre célèbre dans la légende d'Hercule, le Peneus, tous trois en Elide; le Pierus, le Glaucus, le Selinus, le Buraïcus et le Sys, en Achaïe. — Le lac Stymphalus, sur les confins de l'Argolide et de l'Arcadie, au nord.

2° Topographie historique.

(Voy. le Plan et les environs d'Athènes.,

Attica (Attique) . — La population a été longtemps divisée en Hypéracriens, habitants des parties montagneuses, Paraliens, habitants du rivage du côté d'Athènes surtout, et Pëdiéens, habitants de la plaine, principalement auN. et auN. E. d'Eleusis (voy. Pedias sur la carte), Athenœ (voy. le plan et le Submœnium), capitale du pays, rattachée à la mer par deux routes et de longs murs construits au xs7e siècle. Ces ports étaient au nombre de cinq. Les principaux étaient le Pirœus à l'O. et Phalereus portus à l'E.; deux villes s'étaient formées autour de ces ports. Les trois autres étaient Phoron, près du bourg Thymseta, Zea et Munychix, qui étaient des dépendances du Pirée.

Les quartiers intérieurs d'Athènes étaient le Ceramicus, où étaient le Temple de Thésée et le Gymnase d'Hadrien; leDiomeia, à l'E., dont les deux portes Diomeœ et Diocharis conduisaient, l'une au Cynosarges et l'autre au Lyceum, si connu par l'Ecole d'Aristote ou péripatéticienne; Agrx, ou se trouvait le Stade; au sud, Limnée, le Cohjttus, où était le Muséum, et le Melite, dont la porte laissait passer la route du Pirée ; Scambonidœ, qui rejoignait le Céramique à l'O. et où se trouvait le Pnyx ou la tribune avec Y Agora ou place publique. Au centre de la ville étaient :

GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES

1° l'Acropolis avec les Propylœx et le Parthenon ou temple d'Athena (Minerve).

2° Le Cydathenasum, où se voyaient YOdeum, le théâtre de Bacchus, nouvellement découvert, le théâtre ou Ode'on d'Hérode Atticus. Au pied de l'Acropole, auN. et à l'O., èta.ientY Aréopage, YAnaceum et le Prytanée. Sous les murs dAthènes étaient encore les Jardins de l'Académie auN. 0.,à l'extrémité du Céramique, et si célèbres par l'enseignement de Platon; le bourg de Colone (lédende d'Œdipe) , et la via sacra Eleusina, qui conduisait à Eleusis, ville célèbre par le culte de Demeter (Cérès) et ses fameux mystères. On trouvait encore près d'Athènes les bourgs d'Acharnas, d'Anaphlystus, de Prooalinthus, de Thria , de Brauron, de Lamptra, de Pallene, de Cytherus, de Cephisia, de Marathon, victoire des Athéniens sur les Perses, 490, la forteresse de Decelia au nord d'Athènes, et dans la région septentrionale , le petit port d'Oropus, les bourgs de Psaphis, Rhamnus, Aphidna, Tricorythus.

Dans File de Salamine, deux villes du même nom, Salamina Nova et Salamina Vêtus, l'Ancienne et la Nouvelle. Dans l'île d'Égine était la capitale du même nom.

Megaris (Megaride) : Mëgara, capit., avec un port sur le golfe Saronique et un autre sur le golfe de Corinthe : Pagae et Eleutherœ.

Corinthus (Corinthie) , ville de Corinthus et son territoire, la ville la mieux située de la Grèce sur l'isthme de ce nom et une des trois qu'on appelait, au temps de Philippe III, « Compedes Grœciœ», avec une citadelle, Acrocorinthus, qui succomba la dernière dans la lutte contre les Romains, 146; deux ports : l'un, Cenchrese, sur le golfe Saronique ; l'autre, Leschœum, sur le golfe de Corinthe. C'est à l'isthme que se célébraientlesjeuxisthmiques,où Flamininus proclama la Grèce libre, 196. Aux portes de la ville était l'endroit appelé Leucopetra, où Metellus remporta sa dernière victoire, en Grèce, 146.

Sicyon. La Sicyonie n'avait guère d'autre ville remarquable que sa capitale Sicyon, patrie d'Aratus, fondateur de la ligue Achéenne.

Achaia, pays appelé originairement JEghialus et occupé par les Ioniens, avant l'arrivée des Achéens chassés par les Doriens de l'Argolide et de la Laconie et qui donnèrent leur nom à ce pays. Dans la dernière période de l'histoire grecque, l'Achaïe devint le foyer de la ligue Achéenne. 12 cilles confédérées formèrent le premier noyau de cette ligue nationale : Dyme, Olenus, Patree, Leontium, ALgium, Hélice, Cerynia, Bura, JEgse, Mgira, Pellenc et Tritsea, parmi lesquelles, JEgium et Patree exercèrent une sorte de prépondérance. Les autres villes à citer en Achaïe étaient : Phynee, Erineos, Botina, P haras, Teuthea.

Elis (Élide). Ce pays fertile, occupé par les Ëoliens, et adonné à la culture, fut, dans les derniers temps, le pourvoyeur du Péloponèse. Il se divisait en Acrocoria, au N., Pisatis, au centre, et Triphylia, au S. — Dans la première de ces régions étaient : Elis, Myrtuntium, Cyllene,Hirmina, Ephyra et Salmone; dans la Pisatis, on trouvait Olympia, si célèbre par ses jeux, institués par Hercule, près de l'ancienne Pisa, Lestrini, Dyspontium.

Dans la Triphylie étaient une des deux Pylos (voy. plus bas, en Messénie, la Pylos de Nestor), Scillus, Phrixa, Thrium, Chalcis, Samia, Epeum, Lepreum, Pyrgi, Phigalia.

Messenia (Messénie), pays montagneux et assez aride, occupé par les Ëohens, puis par les Doriens; Messene, sa capitale, ne fut fondée qu'assez tard et n'eut d'importance que pendant le dernier âge de la Grèce. Les forteresses Ira et Ithome, ainsi que Stenyclaros et Deracum, sont célèbres dans les guerres de Messénie contre Sparte (vme siècle); Pylos

est l'ancienne capitale de Nestor; les autres villes sont : Dorium, Audania, Cyparissias, Methone, Asine, Colonides, Corone, Thuria, Pherœ, Gerenia, Leuctra.

Laconia (Laconie), pays occupé par les Achéens, puis par les Doriens, eut pour capitale Sparta ou Lacedœmon ; villes principales : Amycke, Pharis, Croceœ, Geronthrœ, Sellasia, victoire de la ligue Achéenne et d'Antigone Doson sur Sparte (222); Pellana.Mesiœ, Selinus, dans l'intérieur; OEtylus, Cœnepolis, Messa, Teuthrone, Gythium, port principal de Sparte ; Helos, dont les habitants révoltés et vaincus furent les premiers hilotes; Acriœ, Asopus, Cyparissias, Boeee, Sida, Epidaurus, Limera et Zarax, sur la côte ; Thyrea, Prasias , Tyrus en Cynuria, contrée maritime du N. E. de la Laconie.

Arcadia (Arcadie), pays montagneux du centre, où les Pelages se réfugièrent et demeurèrent après l'occupation de la Grèce par les Hellènes. 11 comprenait YAzania au nord, la Mœnalia au centre, la Cynuria au S. 0., et la Parrhasia au S. Dans la première de ces contrées, il faut citer les villes de Clitor, Psophis, Lusi, Cynaetha, Lycuria, Orchomenus, Mantinea Vêtus et Nova, où Épaminondas, vainqueur des Spartiates, fut tué (363); — En Mœnalia:Masnalum, Thelpusa, Thisoa, Dipasa, Lycoa, Tegea dont les habitants furent en guerre avec les Spartiates, Pallantium; — en Cynuria : llereea, Melasna?, Aliphera, Gortys; — en Parrhasia : Megalopolis, dont l'importance date de l'époque d'Épaminondas et qui fut la patrie de Polybe, Heemoniœ, Orestium, Phalœsiœ.

Argolis (Argolide). Ce pays, occupé par les Achéens, puis par les Doriens, comptait comme villes : Phlius (Phlionte), Cleonœ et Nemea, au nord, célèbre par les jeux néméens institués par les sept chefs se rendant au siège de Thcbes; au N., Ornese, Samintus, Lyrcea, Oenoe, Mycenx, cap. d'Agamemnon, Midea, au centre; Argos, Tiryns, Cenchrea, Lerna, Hysiœ, Elœus, Nauplia, Asine, Eiones, au S. Enfin, à l'E., dans la presqu'île à laquelle on donnait le nom d'Acte, étaient : Epidaurius avec son oracle d'Esculape, Lessa, Methana, Troezen, Hermione, Halice.

Dans les îles, les capitales portaient communément le nom de l'île ; à Cephallenia toutefois les villes étaient : Same, Grani, Proni, Pale, port; et à Ithaca, Atalcomenœ.

Routes anciennes de la Grèce d'après les itinéraires.

Dans la première colonne de chiffres, sont exprimées les distances en milles d'après les meilleures éditions des Itinéraires ; dans la seconde, sont exprimées les rectifications approximatives, lorsque les mesures données par les monuments originaux ont été mal transcrites dans les manuscrits anciens et renferment des erreurs manifestes. Pour les identifications de noms et les différerces de distances, nous avons suivi les conjectures de Lapie(Ed. des Ilin. anc. du M,s de Fortia d'Urban), mais on n'igr.ore pas ce qu'elles ont souvent d'arbitraire.

L'Itinéraire d'Antonin donne les routes et stations suivantes :

itinéraire d'antonin.

De Brindes (Italie), on traversait la mer pour se rendre à Aulona.

Noms.

Lieux modernes corres-

mil- mes.

pondants.

les. rect.

Aulona,

Valone.

Ad Acroceronia,

Drimades.

Phœnice,

Pheniki (ruines).

Buthrotum,

Buthrinto.

Glycis limen,

Port Glykys.

Actia, Nicopolis,

Ruines au N. de Prevesa

Acheloùs flum.,

Aspro-Potamo.

E venus, id.

Fidarij fl.

GÉOGRAPHIE ANCIENNE. — N° 9. Grèce méridionale.

Noms.

Phocis,

Eleusina,

Athenas,

Oropus,

Thebce,

Chalcis,

Opus,

Bemetrias,

Larissa,

Biurn,

Pydna,

Berrhœa,

Thessalonica,

Mellisurgin,

Edessa,

Pella,

Thessaîonice,

Mellissirgin,

Apollonia,

Amphipolis,

Lieux modernes correspondants.

Castri.

Korako-Litha.

Thespies (ruines).

Mégare.

ruines d'Eleusis.,Lepsma Athènes.

Oropo.

Thèbes, Thiva.

Negrepont, Egripos.

Oponte (ruines).

Démétriade.

Jenitheher.

Standia.

Cataphrygium.

Veria.

Salonique.

Kilisseli.

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