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GÉOGRAPHIE PHYSIQUE

L'Italie est enfermée par des limites naturelles très-nettement déterminées : les Alpes au N. et la mer de tous les autres côtés.

Montagnes. — En suivant la chaîne des Alpes du S.-E. au N.-O., puis de l'E. à l'O., enfin du N. au S., nous rencontrons, en Illyrie, les Alpes Julix, Carnicas, VeneUe, avec les colles Euganei, Rhxticx ou Reticx , Lepontix , Penninx où se trouvait le Summum Penninum (Mont-Blanc), Graix, Cottiee,

1. Les documents que nous avons consultés ou suivis pour ces deux cartes et les tableaux qui les accompagnent sont : Cluvier, Kieppert, Sprunert et Menke (2e édit. de l'Atlas) ; — les auteurs anciens , dépouillement géogr. des textes ; monuments épigraphiques, les itinéraires anciens, la collection des Bulletins archéologiques de Rome , de Naples, etc., et nos notes personnelles de voyage.

qui prirent ce nom seulement au temps du roi Cottius, c'est-à-dire sous Auguste; c'est dans cette section que se trouvait le Vesulus (mont Viso) , où le Padus (Pô) prend sa source, enfin les Alpes Maritime. — De ce point, la chaîne change de nom et, décrivant une courbe vers l'E., puis vers le S.- E., elle forme VApenninus (Apennin), qui se prolonge dans toute la Péninsule, envoyant des ramifications à l'E. et à l'O. pour former les systèmes auxquels se rattachent, d'un côté, les montagnes du pays des Sabini, de Prxneste (Palestrine) , YAlbanus, qui présente une masse volcanique isolée ainsi que le Vesuvius; le Gaurus,— le Garganus, de l'autre côté, et, se partageant en deux bras au Vultur, forme les montagnes qui continuent la direction du S.-E. vers la Messapia ou la Calabria, et les sommets de Lucania et de Bruttium, qui s'inclinent vers le S. jusqu'à Rhegium. Il faut citer, eu Étrurie, comme

GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES

sommet isolé, le Soracte (Mte S. Oreste). — En Si- I cile, une chaîne à trois rameaux détermine la forme de l'île : les Nebrodes et les Herxi sont les appellations des deux chaînes du N.-E. et du S.-E. L'iEtna I forme un massif volcanique isolé entre ces deux ramifications.

Promontoires : Pr. Sallentinum ou Japygium au sud de la Calàbria, Crimisa, Lacinium, Zephijrium, Leucopetra, en BruUium du côté de la mer Ionienne; Enipeum, Minervx j>t. , Misenum, Circxi pr., sur la côte occidentale; — en Corse, les promont. Sacrum, Attium, Viriballum et lîhium ;

en Sardaigne : Gorditanum et Chersonesus;

en Sicile, les pr. Lilybxum, Pelorum et Pachy-

num déterminent les trois angles de cette île.

Détroits. — Fretum Gallicum ou Taphros, entre la Corse et la Sardaigne, Fretum Siculum entre l'Italie et la Sicile.

Mers, golfes. — La mer Méditerranée, Internum mare, forme , à l'E. de l'Italie : lonium mare, qui creuse le Sinus Tarentinus ; et la mer Adriatique, Hadriaticum ou Superum mare, qui forme le Sinus Flanaticus ; la mer Méditerranée ou mare Internum forme au S. et à l'O. de la Péninsule : Africum mare entre la Sicile et l'Afrique et Siculum mare au S. de l'île; puis Tyrrhenum ou Inferum mare, entre l'Italie, d'une part, la Corse et la Sardaigne, de l'autre. La mer Tyrrhénienne creuse sur la côte occidentale de l'Italie : les golfes Terrinxus, Pxslanus, Crater ou Puleolanus (auj. golfe de Naples) qui forme lui-même le Baianus Sinus; — puis le Caïetanus (g. de Gaëte), et, enfin, tout au N., le Ligusticus Sinus (g. de Gênes) .

Iles. — Dans l'Adriatique, sur la côte d'Illyrie : Melita, Ladesta , Corcyra Nigra, Issa, Pharus, Brattia, Solunta, Celadussx insulx , Apsorus, Crepsa, Curicta, Arbe; sur la côte d'Italie, Pelagusa et Trimetus ou Insulx Diomedis. — Dans la Méditerranée, on rencontre : Melita (Malte), Gauclos (Gozzo) el Cossyra, entre la Sicile et l'Afrique; la petite île (YOrtygia, dans le port même de Syracuse, avec la fontaine Arethusa; les JSgates (îles Egades) , où Lutatius Catulus remporta, en 241, sur les Carthaginois, une victoire navale qui mit fin à la première guerre punique, trois principales : Phorbantia, Hiera [Maritima), JEgusa. Les îles Liparex . JEolix ou Vulcanise, îles volcaniques où les poètes ont aussi fixé le séjour d'Ëole; les principales sont : Phœnicussa , Diclyme, Evonymus , Strongyle (Stromboli, volcan encore allumé aujourd'hui), Lipara, la plus grande, près de laquelle Régulus remporta une victoire navale sur les Carthaginois en 256, Thermissa ou Hiera, ou Vulcani insulœ; enfin Ustica. Sur les côtes de l'Italie : Sirenusx insulœ , Caprex (Capri), résidence de Tibère, Megaris (Château de l'œuf), Nesis (Nisida, îlot à côté de Pouzzoles, où est le lazaret), Prochyta (Procida), JEnaria ou Pythecusa (Ischia), Pandataria, Pontia , Palmaria, Igilum, Oglasa, Planasia, lira (î le d'Elbe) , Capraria , Urgo ; Corsica (la Corse), Sardinia (la Sardaigne) avec les petites îles : Herculis insulx, Accipitrum insulœ et Plumbaria insula.

Fleuves et lacs. — Dans la mer Adriatique, en lllyrie, le Titius; en Istrie, le Timavus, ruisseau qui fut limite de l'Italie à partir d'Auguste, le Sontius (Isonzo) grossi du Naliso, le Tilavemplus, la Liquentia, le Plavis (Piave), le Medoacus Major et le Medoacus Minor, YAthesis (PAdige) , le Padus (Pô) qui se jetait dans l'Adriatique par 7 embouchures appelées Septem maria; il reçoit àgauche:la.Z>)<na Minor ou la Duria Major, la Sessites (Sesia) , le Ticinus (Tésin), victoire d'Hannibal (219), traverse le Lacus Verbanus (lac Majeur); le Lambrus, YAddua (Adda) qui traverse le lacus Larius (lac de Corne), YOllius qui traverse le lacus Sebinus et reçoit le Clusius, le Mincius qui traverse le lacus Be'naens

(lac de Garde); à droite, le Padus reçoit: le Tanarus, la Trebia, victoire d'Hannibal (218), le Tarus (Taro), la Par ma, la Secia, la Sculienna, le Rhenus, YIdex, le Saternus. Les autres fleuves qui se jettent dans l'Adriatique sont YUtis, le Sapis, le Rubico, limite de l'Italie avant Auguste, franchi'par César en 49; Y Ariminus, lePisaurus, le Metaurus, victoire du consul Néron, sur Hasdrubal(207), YJEsis, le Flosis, le Flusor, le Truentus, YHelvinus,\e Vomanus, YAternus, le Sagrus, le Trinius, le Tifernus, le Frento et YAufidus (Ofanto) qui arrose la plaine de Cannes, victoire d'Hannibal (216) ; dans le golfe de Tarente, le Galesus, le Bradanus, le Casuentus, YAciris, le Siris ou Lemnus, le Sybaris, le Cratis; dans la mer Ionienne le Nexlhus, le Tacina et le Sagrus; dans la mer Tyrrhénienne, le Sabatus, leSilarus, grossi du Tanarus et du Calor, le Veseris près du Vésuve, le Clanis, le Vulturnus (Volturno), le Liris (Garigliano) , le Tiberis d'abord appelé Albula (Tibre), grossi, à gauche, du Velinus qui reçoit YHimella et de YAnio, à droite, du Clanis. Les autres sont la Maria qui sert d'écoulement au lacus Yulsiniensis (lac de Bolsena), l' Umbro (Ombrone), le Cxcina, YArnus (Arno), le Boactes, et le Varus (Var).

Les lacs qui ne sont pas traversés par les fleuves déjà cités sont le lacus Trasimenus, en Étrurie, victoire d'Hannibal sur Flaminius (217); le lacus Sabatinus (Lago di Bracciano), le lacus Fucinus, chez les Marses, le lacus Avemus, près de Puteoli (Pouzzoles), près duquel était la grotte de la Sibylle de Cumes et l'entrée de l'Enfer, le lacus Lucrinus, célèbre par ses huîtres, YAcherusia Palus (voy. la petite carte des environs de Naples pour ces 3 derniers) . — Les fleuves de la Sicile sont : le Simxthus, Y A cis} chanté par les poètes, Y Rimera, YHalycus, YHypsas. En Sardaigne, le Sxprus et le Tyrsus ; en Corse , le Tavila et le Rhotanus.

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