URBS ROMA
jardins Farnèse , pour l'Empereur Napoléon III, a reconnu que le Palatin moderne était divisé en deux parties par un intermontium très-profond ; que la partie méridionale devait être le Velia, la partie septentrionale justifiant alors le nom de Roma quadrata dont parle Tacite en décrivant la ville primitive; 2° on a découvert un mur de construction
GÉOGRAPHIE ANCIENNE. — M* 15. Bom« ancienne.
primitive assez semblable à ceux de Tusculum, certainement contemporain de ceux des villes latines, et visiblement plus ancien que celui de l'enceinte de Servius Tullius qui se voit en plusieurs endroits aujourd'hui. Ce mur appartenait à l'enceinte primitive, mais comme il fait face au Capitole et que cette colline a été la première réunie à la Ville qui, d'apès la tradition, n'occupait que le Palatin, il en résulte que c'est bien certainement le mur de la Roma quadratapvimitïve et que les jardins Farnèse représentent exactement, dans toute son étendue, l'emplacement de la Rome de Romulus.
Les collines qui furent peu à peu ajoutées à la Ville et enfermées dans l'enceinte de Servius Tullius sont au nombre de 7 : le Palatinus avecleFrfm, le Capitolinus, le Quirinalis, le Viminalis, YEsquilinus, le Cœliuset YAventinus.ll&is la ville aux sept collines devint, sous l'empire, la ville aux neuf collines , car l'enceinte d'Aurélien, qui subsiste encore aujourd'hui et forme les murs actuels de Rome, embrasse en outre une partie du Janiculus mons , sur la rive droite du Tibre et la collis Hortorum, le Pincio.
§ II. Rome de Servius Tullius. — Le 6e roi de Rome recula le Pomœrium, ou espace sacré qui entourait la Rome primitive, et enferma les 7 collines. Deux sortes de vestiges permettent de retrouver aujourd'hui et de tracer avec exactitude l'enceinte servienne : 1° les restes mêmes de cette muraille et des aggeres, visibles encore sur l'Aventin, sur le Cœlius, le Quirinal et le Viminal; 2° la présence des
REGIO I" Porta. Capena.