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Précis de l'Histoire de France de M. Poirson

GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES

commencement du règne de Louis XI, les principaux seigneurs prennent les armes contre le roi, et ne les déposent que moyennant accroissement de dignités, de pensions, de domaines : ils se font payer de leur révolte. Les seuls droits de la couronne qu'ils reconnaissent quand ils sont en paix avec elle, sont le ressort, le ban dans le cas d invasion étrangère, le droit de lever des impots sur leurs vassaux. .

o Dans les provinces réunies a la couronne, les seigneurs sont astreints à des obligations plus étroites, parce que le roi est à la fois leur souverain et leur suzerain. Mais au centre, les ducs d'Orléans et d'Alencon; dans la Gascogne, les comtes de Foix, les sirês d'Albret, les comtes d'Armagnac, les comtes de Co:>:minges, aspirent à la même indépendance que les seigneurs des provinces non réunies, et la royauté ne les réduit au devoir que quand elle est forte et obéie partout ailleurs.»

Louis XI ruina la féodalité, c'est-à-dire enleva à cette aristocratie ce qui lui restait de force et d'autorité, et réunit à la couronne une partie des grands fiefs qui subsistaient encore. N'étaient pas réunis à la mort de Louis XI : le duché de Bretagne, le duché de Bourbon, avec ses annexes, le comté de Foix d'Albert, de la Tour, les domaines des trois maisons d'Orléans, Angoulême, Dunois, la Bourgogne (branche cadette), plusieurs fiefs étrangers et la ville de Calais qui était aux anglais. (Voyez la carte) .

la France à la niort île Louis XI, *J83.

Louis XI enleva aux princes du sang et aux seigneurs, et réunit à la couronne : la Provence, le Maine, l'Anjou, le Barrois, la Bourgogne, la Fran-

che-Comté, Y Artois , la moitié de la Picardie, le comté d'Armagnac, le duché d'Étampes, la principauté de Saint-Pol et une partie de celle de Nemours.

«Mais ', pour rester momentanémentinactive,cette portion de la puissance aristocratique n'en subsistait pas moins. Elle se composait 1° de la possession de certains fiefs importants échappés à Louis XI et d'une multitude de fiefs inférieurs, qui, avec toutes les grandes propriétés, laissaient à la noblesse l'influence territoriale; 2° de privilèges nombreux, à la fois honorifiques et lucratifs, qui subsistèrent, avec plus ou moins d'étendue jusqu'à la révolution de 1789, et qui assuraient à cet ordre d'immenses revenus et une influence immédiate sur la population des campagnes; 3° les grands offices de la couronne, des grades militaires, des gouvernements de provinces et de villes que les nobles remplissaient à peu près exclusivement : quelques hommes sans naissance devinrent les ministres et les ambassadeurs de Louis XI; mais les offices proprement dits restèrent en masse aux seigneurs.

a Après la noblesse, venait le clergé avec ses possessions territoriales, ses privilèges et immunités ; les communes avec leurs constitutions républicaines; les villes et les corporations avec leurs privilèges ; et deux provinces, la Provence et la Bourgogne, avec leurs états particuliers, dont la convocation était régulière et permanente. »

Louis XI, encore dauphin, avait établi le parlement de Grenoble en 1451. En 1462, il détacha plusieurs provinces du midi et du centre du ressort des parlements de Toulouse et de Paris, et institua le parlement de Bordeaux. En 1477, il établit celui de Dijon.

En 1461, il donna au parlement de Paris une nouvelle organisation.

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