‹ Atlas universel d'histoire et de géographieChapitre 862 sur 1093 · DALMATIE · texte numérisé non relu

DALMATIE

KAGUSE.

CROATIE MILITAIS

GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES

Districts

La notice qui suit explique les accroissements successifs de la France depuis la République jusqu'en 1813, époque de la plus grande extension de l'Empire français. Les petites cartes accessoires font connaître' les principaux accroissements avec leur date.

La carte principale représente 3 parties distinctes : 1° l'Empire français proprement dit avec sa division en 130, départements et en 7 provinces militaires ; 2° les États médiats de l'Empire : comme le royaume d'Italie ; 3° la Confédération du Rhin, qui comprenait le royaume de Westphalie, le nord de l'Espagne et la Confédération Helvétique.

L'Assemblée constituante substitua aux trentedeux grandes provinces et aux huit gouvernements, quatre-vingt-trois départements, subdivisés en districts et en cantons. Elle réunit, sur la demande même de ses habitants, le comtat Venaissin et Avignon qu'elle enleva au pape (1791).

L'empereur d'Autriche et le roi de Prusse, dans une réunion tenue à Pilnitz, convinrent de rétablir en France l'autorité royale. Léopold commença par signifier à la Législative qu'il défendrait les droits que les princes allemands avaient sur l'Alsace, droits méconnus par la première assemblée nationale. On força Louis XVI à déclarer la guerre à l'Aui riche. Le roi de Prusse et le roi de Sardaigne prirent aussitôt parti pour l'empereur contre la France. Les armées étrangères furent arrêtées et battues àValmy, et à Jemmapes (1792).

Les généraux français prirent l'offensive après cette victoire. La Belgique fut envahie et conquise, tandis que, d'un autre côté, le cœur de l'Allemagne nous était ouvert par la prise de Mayence. Ces premières hostilités agrandirent la France de deux nouvelles contrées situées au sud-est : la Savoie et le comté de Nice.

L'Europe se coalisa alors tout entière. L'Angleterre, l'Espagne, l'Autriche, la Prusse, l'Empire germanique, la Sardaigne, l'État ecclésiastique, les Deux-Siciles, se nattèrent de s'opposer au torrent qui les menaçait. La Convention se proposa de révolutionner l'Europe. Le gouvernement populaire dut être établi partout où pénétreraient les armées françaises. C'est ainsi que la réunion des sept provinces forma, au nord, la République Batave.

La coalition échoua. Le roi de Prusse fut le premier à s'en détacher. Par le traité de Bâle, il consentit à céder toutes les provinces qu'il avait sur la rive gauche du Rhin. L'Espagne, qui ne s'était déclarée contre la France que pour des intérêts de famille, s'aperçut bientôt qu'elle n'avait rien à gagner à continuer la guerre. Pour obtenir la paix, elle céda la partie de l'île de Saint-Domingue qui lui appartenait. La Hollande avait déjà traité avec la République avant la paix de Bâle; elle avait abandonné à la France la Flandre Hollandaise, Maastricht, Vanloo et ses dépendances.

La Convention avait reculé, à l'orient, les frontières de la France jusqu'au Rhin. Elle voulut aussi , avant de se dissoudre, lui donner ses limites naturelles au nord. Par un décret du Ier octobre 1795, elle arrêta que tous les pays conquis en deçà du Rhin, tels que la Belgique, le pays de Liège et le duché de Luxembourg, seraient incorporés au territoire français. Dans le même mois, le duché de Bouillon fut également réuni à la France.

Le Directoire qui s'empara du pouvoir mit à la tête des armées d'Italie, l'homme extraordinaire qui

Laybach, Adelsberg, Kraimbourg, Neustadt.

Villach, Linz.

Trieste, Capo-d'Istria, Gorice, Rovigno.

Carlstadt, Fiume, Lussin-Piccolo.

Zara, Lésina, Makarsca, Sebenico, Spalatro.

Raguse, Cattaro, Curzola.

Carlstadt.

devait à l'extérieur élever si haut la gloire et l'honneur des armées françaises. Après avoir, par d'éclatantes victoires, chassé les Autrichiens de l'Italie, il força leurs alliés à faire la paix avec la France. Le roi de Sardaigne signa, le premier, un traité par lequel il abandonnait la Savoie, les comtés de Nice, de Tende et de Beuil. Le pape Pie VI traita aussi, à Tolenlino, et céda à la Republique française Bologne, Ferrare et la Romagne. Il renonça en même temps à ses prétentions sur Avignon et le Comtat Venaissin. Lçs ducs de Parme et de Modène, le roi de Naples se soumirent également. L'influence de l'Autriche en Italie, fut remplacée par celle de la France, qui, après avoir battu son ennemie dans la Péninsule, se prépara à aller l'attaquer jusque chez elle. L'Autriche comprit et prévint le danger; des préliminaires de paix furent conclus à Leoben, et le traité de Campo-Formio fut signé le 17 octobre

Les principales conditions de la paix de Campo- Formio furent les suivantes : 1° l'Autriche renonce, en faveur de la France, à tous ses droits sur les Paijs-Ilas ; 2° l'Autriche acquiert le territoire de Venise, depuis le lac de Garda, la ville de Venise, Ylstric, la Dalmalie, et les bouches du Cattaro; 3° la France garde les îles gréco-vénitiennes, et ses possessions en Albanie; 4° l'Autriche reconnaît la République Cisalpine; 5° un congrès doit être tenu à Rastadt pour la conclusion de la paix avec l'Empire; 6° l'Autriche doit indemniser le duc de Modène par la cession du Brisgaiv. — Articles secrets: 1° l'Autriche consent à la cession de la rive gauche du Rhin, de Bâle au confluent de la Nèthe, près d'Andernach, et à celle de la ville et de la citadelle de Marjence; 2° la navigation sur le Rhin est déclarée commune aux deux pays; 3U la France emploiera sa médiation pour faire obtenir à l'Autriche Salzbourg et la portion de la Bavière située entre cet évêché, le Tyrol, l'Inn et la Salza ; 4° à la paix avec l'Empire, l'Autriche renoncera au Frickthal ; 5° compensation réciproque pour tout ce que la France et l'Autriche pourraient acquérir ultérieurement en Allemagne; 6° mutuelle garantie, qu'en cédant ses possessions sur la rive gauche du Rhin, la Prusse ne pourra faire aucune acquisition. Les princes et autres États dépossédés sur le même bord du fleuve, doivent être indemnisés en Allemagne ; 7° dans l'espace de vingt jours après la ratification, toutes les forteresses surRhin, ainsi qu'Ulm etlngolstadt, seront évacuées par les troupes autrichiennes.

L'Angleterre soutenait sur mer la guerre la plus opiniâtre. Elle espérait que les puissances de l'Europe ne tarderaient pas à reprendre les armes contre la France. Bonaparte vit de suite combien était redoutable cette éternelle rivale de la France. Il se promit de ne rien épargner pour l'abattre, et, afin de bien inaugurer contre elle une guerre d'extermination, il songea à faire de la Méditerranée une mer française. C'est ce qui explique son expédition en Egypte. Mais le combat naval livré près d'Aboukir, et gagné par Nelson, détruisit ce gigantesque et patriotique projet, et occasionna contre la France une seconde coalition bien plus redoutable que la première.

Toutefois, cette coalition, où entrèrent la Porte, la Russie et enfin l'Autriche, et à laquelle accédèrent également Naples, la Sicile et le Portugal, fut bientôt brisée par Bonaparte qui, après avoir fait, à Paris, le 18 brumaire (9 novembre 1799), sanctionna en Italie son nouveau pouvoir par des vie-

GÉOGRAPHIE MODERNE. — N° 31. L'empire français en 1813. 875

toires. L'Autriche, qui avait le plus souffert, désirait vivement la paix. Les négociations qui s'ouvrirent à Lunéville amenèrent un traité avec l'empereur et avec l'Empire.

Le traité de Campo-Formio servit de base au traité de Lunéville. Les principales clauses furent : 1° la confirmation de la cession à la France de la Belgique et du Frickthal, abandonné plus tard (août 1802) à la Suisse; 2° la confirmation des cessions faites à l'Autriche, dans les États vénitiens; 3° la confirmation de la cession du Brisgaio, au duc de Modène; 4° la cession du grand-duché de Toscane, en faveur de la maison de Parme, sans promettre d'indemnité en Allemagne; 5° l'acquiescement de l'empereur et de l'Empire à la cession de la rive gauche du Rhin, le Talweg formant la séparation; 6° les princes héréditaires dépossédés devaient être dédommagés par l'Empire ; 7° la reconnaissance des Républiques Batave, Helvétique, Cisalpine, Ligurienne, toutes comprises clans le traité; 8° en échange de la Toscane, érigée en royaume d'Étrurie pour le duc de Parme, la cession du duché de Parme à la France.

Le traité de Lunéville fut suivi de celui de Florence, conclu avec Naples. Par ce dernier traité, les vaisseaux anglais et turcs devaient être exclus des ports des Deux-Siciles; les propriétés Napolitaines en Toscane, telles que l'île d'Elbe et Piombino furent cédées à la France; Otranle resta occupée par les troupes françaises.

La Russie, qui voyait avec jalousie les prétentions de l'Angleterre, son alliée, se rapp ocha de la France, et signa un traité (8 octobre 1801). Quelque temps après, la Porte et le Portugal acceptèrent également la paix.

L'Angleterre restait donc seule. Mais elle aussi était fatiguée de la guerre. D'ailleurs, n'avait-elle pas atteint son but en forçant les Français à quitter l'Egypte, et en assurant sa domination" dans la Méditerranée? Les préliminaires de la paix, depuis longtemps négociés à Londres, s'y conclurent enfin (1er octobre 1801), et le traité définitif fut signé à Amiens (27 mars 1802).

Paix d'Amiens, entre l'Angleterre, d'une part, et la France, l'Espagne et la République Batave, de l'autre. Conditions : 1° restitution, par l'Angleterre, de toutes ses conquêtes sur la France et sur ses alliés, excepté l'île de la Trinité, cédée par l'Espagne, et Ceylan, par la République Batave; 2° maintien de la Porte dans son intégrité. Elle est comprise dans le traité et doit être invitée à y adhérer; 3° la France reconnaît la République des Sept-Iles. Les îles de Malte, de Gozzo et de Comino doivent être rendues à l'ordre de Saint-Jean de Jérusalem, dans le délai de trois mois, occupées par des troupes napolitaines, et rester indépendantes sous la garantie de la France, de l'Angleterre, de la Russie, de l'Autriche, de l'Espagne et de la Prusse. Il ne doit y avoir de langue ni française, ni anglaise; mais il en sera c:éé une maltaise, et les chevaliers rétablis choisiront parmi eux le grand maître.

Bonaparte est nommé empereur (18 mai 1804).

D'un côté la Russie, à laquelle était dévouée la Suède, de l'autre l'Angleterre, toujours aussi forte et aussi redoutable, étaient loin d'avoir pour l'Empereur des dispositions aussi pacifiques que le reste de l'Europe. Aussi, dès que la France eut transformé en royaume ia République Italienne, au profit de Napoléon (17 mars 1805), et se fut incorporé la République Ligurienne (4 juin 1805), une nouvelle coalition se forma contre elle. L'Angleterre en fut le centre. La Russie, la Suède et l'Autriche s'y rallièrent d'abord, et la Prusse, qui avait hésité, en fit également partie. Mais l'Empereur, par ses victoires, anéantit bientôt ses ennemis. La Prusse céda les provinces d'Anspach, de Clèves et de Neufchdtel. Quant à l'Autriche, qui avait supporté tout le poids de la guerre, elle fut traitée avec la dernière ri-

gueur. Par la paix de Presbourg (26 décembre 1805), la France conserva en Italie, le Piémont, Parme et Plaisance; et Napoléon, reconnu roi d'Italie, accrut son nouveau royaume de nouvelles provinces, de la Terre-Ferme, de Vlstrie, de la Dalmatie, etc. La Bavière, l'alliée de l'Empereur, devait garder, au nom de la France, le Tyrol et le Voralberg, les évêchés de Brixen et de Trente; Burgau, Eischtadt, Passau, Lindau. etc. Enfin la Bavière et le Wurtemberg, accrus de nouvelles provinces, formèrent deux nouveaux royaumes.

L'Autriche une fois abattue, Napoléon n'avait plus d'obstacle à craindre ni en Italie, ni dans l'Allemagne occidentale. Aussi créa-t-il dans ces contrées des royaumes et des principautés qui ne reconnaîtront d'autre maître que lui. Et d'abord, en Italie, le roi des Deux-Siciles, ayant imprudemment ouvert ses ports à une flotte anglaise, un décret signé à Schœnbrunn (27 décembre 1805) annonça que la dynastie de Naples avait cessé de régner. Joseph, frère de l'Empereur, fut mis à la place du, roi détrôné, qui se retira à Païenne. Pin même temps, ses sœurs recevaient les principautés de Lucques, dePiombino et de Guastalla. Ses généraux n'étaient pas non plus oubliés : Bernadotte devint prince de Porte-Corvo ; Talleyrand, prince de Bénévent. Enfin, douze duchés, créés dans le royaume d'Italie, devaient être transmis héréditairement par leurs possesseurs, et étaient considérés comme fiefs de l'Empire '. La Péninsule Italique lui fut donc ainsi complètement soumise. Il en fut de même des contrées avoisinant le Rhin. La République Batave fût transformée en royaume, et Louis Bonaparte, un de ses frères, fut proclamé roi héréditaire de Hollande (10 juin 1805). Là, comm» en Italie, s'élevèrent, pour ses serviteurs, des principautés : Murât, son beau-frère, fut nommé grand-duc de Berg et de Clèves, et Berthier, prince de Neuchdtel. Mais ce qui lui assura, surtout en Allemagne, une influence illimitée, ce fut la nouvelle union qu'il forma sous le titre de Confédération du Rhin, et dont il se déclara le protecteur (12 juillet 1806).

i. Voici les titres des généraux français qui, pendant la durée de l'Empire, reçurent la nouvelle noblesse :

Junot.

Suchet.

Davoust.

M are t.

Victor.

Talleyrand.

Champagny

Augereau.

Moncey.

Soult. "

Lefebvre.

Davout.

Ney.

Masséna.

Clarke.

Duroc.

Gaudin.

Bessières.

Mouton .

Iiégnier.

Lannes..

Ney.

Berthier.

Fouché.

Arrighi.

Cambacérès

Monge.

Lebrun.

Bernadolte.

Marmont.

Oudinot.

Masséna.

Savary.

Magdonald.

Mortier.

Kellermann

Caulincourt

Berthier.

Abrantès.

Duché.

Portugal.

Albuféra.

Espagne.

Auerstxdt.

Allemagne.

Bassano.

Italie.

Rellune.

Bénévent.

Principauté.

Cadore.

Duché.

Castiglione.

Gonegliano.

Dalmatie.

Prov. Illyriennes

Dantsig.

Prusse.

Eckmûhl.

Principauté

Allemagne.

Elchingen.

Duché.

Essling.

Principauté.

Autriche.

Feltre.

Duché.

Italie.

Frioul.

Gag te.

htrie.

Prov. Illyriennes.

Lobau.

Comté.

Autriche.

Massa.

Duché.

Italie.

Montebello ■

Afoscowa.

Principauté.

Russie.

Neufchâtel.

Suisse .

Otrante.

Duché.

Italie.

Padoue.

Parme.

Péluse .

Comté.

Egypte.

Plaisance,

Duché.

Italie.

Ponte-Corvo

Principauté .

Rnguse.

Duché.

Prov. Illyriennes

Heggio.

Italie.

Rivoli.

Rovigo.

Tarente.

Trévise.

Valmy.

France.

Vicence.

Italie.

Wagram.

Principauté

Autriche.

EXPLICATION DES CARTES

La Prusse crut pouvoir affronter la chance des combats. Les batailles d'Iéna et A'Auerstœdt lui prouvèrent que toute l'Europe devait plier sous la volonté du maître.

La Prusse vaincue, Napoléon se trouva en présence de la Russie, qui avait reçu sur son territoire et qui voulait venger le roi fugitif. Cette intervention des Russes en faveur des Prussiens valut aux Français deux nouvelles et éclatantes victoires : Eylaû, 8 février 1807 ; Friedland, 14 juin.

La Prusse et la Russie successivement battues, signèrent, à Tilsitt, tout ce que voulut Napoléon. La Russie reconnut le duché de Varsovie, consistant dans la ci-devant Prusse méridionale, et dans une partie de la Prusse occidentale. Ce duché fut donné en gouvernement au roi de Saxe. Dantsig fut dédéclaré ville libre. Une partie de la nouvelle Prusse orientale et le gouvernement de Byalistock^ furent cédés à la Russie, qui s'engageait à reconnaître Joseph Bonaparte pour roi de Naples; Louis, pour roi du Hollande, auquel elle promettait d'abandonner la principauté d'Iever, et Jérôme pour roi de Westphalie. Elle reconnaissait également la Confédération du Rhin, non-seulement dans l'état où elle st trouvait alors, mais encore dans ses agrandissements futurs, sur le simple avis qui lui en serait donné. La Russie accepta la médiation de Napoléon pour signer un armistice avec la Porte, et Napoléon accepta celle de la Russie pour la paix avec l'Angleterre. Par un article secret, la Russie s'obligeait à faire cause commune avec la France, si l'Angleterre ne consentait pas à reconnaître la liberté des mers, à provoquer le concours des cours de Copenhague , de Stockholm et de Lisbonne, et à déclarer la guerre à l'Angleterre.

De son côté, la Prusse abandonna à la disposition de Napoléon toutes ses possessions entre l'Elbe et le Rhin, sans exception. Elle céda à la Saxe le cercle de Cotbutz et toutes ses acquisitions en Pologne depuis 1772. Comme la Russie, elle reconnaissait les nouveaux rois de Naples, de Hollande et de Westphalie. Tous les ports et toutes les contrées de la domination prussienne devaient être fermés aux vaisseaux et au commerce Anglais. Trois places fortes, Stetlin, Custrin et Glogau, approvisionnées aux frais de la Prusse, furent conservées par les Français. La ville libre de Dantzik reçut une garnison française.

Après la" paix de Tilsitt, la domination universelle de la France sur le continent semblait entièrement établie. La Russie, renonçant à son influence, parut l'avoir perdue pour jamais; elle avait à sa frontière, par l'érection du duché de Varsovie, un rival jaloux de s'agrandir; la Prusse était détruite ; l'Autriche découragée; l'Allemagne enchaînée à la France par l'extension de la Confédération du Rhin, et par la formation duroyaume de Westphalie aux dépens de la Prusse, du Hanovre, de laHesseetdu duché de Brunswick; des princes français régnaient en Hollande et en Italie ; l'Espagne était liée ; et, des Pyrénées à la Vistule, on trouvait partout la domination française, les lois françaises, et, même au sein de la paix, des armées françaises.

Au milieu de l'abaissement de toutes les puissances européennes, une seule était encore debout, l'Angleterre. Napoléon imagina le blocus continental, puissant et infaillible moyen pour ruiner l'Angleterre.

Le Portugal, seul, ne craignit pas d'enfreindre les volontés de l'empereur, et reçut, comme à l'ordinaire, les vaisseaux et les marchandises anglaises. Napoléon, irrité, déclara que la maison de Bragance avait cessé de régner, et. sûr de la victoire, il régla d'avance, par le Traite de Fontainebleau , le partage de la conquête. Le Portugal fut conquis aussitôt que les armées françaises s'y furent 'présentées. Mais cette conquête ne suffisait pas à l'am-

bition de Napoléon ; il voulait dominer au delà des Pyrénées comme il dominait déjà depuis longtemps au delà des Alpes. Ayant forcé Charles IV, par le traité de Bayonne, à abandonner à sa disposition le trône d'Espagne, il appela Joseph, roi des Deux-Siciles, avenir s'y asseoir. Le royaume de Naples fut donné à Joachim Murât, grand-duc de Berg, et le grand-duché de Berg dut passer au fils du roi de Hollande, Louis-Napoléon.

En Espagne éclatèrent des soulèvements contre la domination française, et l'Angleterre se hasarda alors à descendre sur le continent, dans l'espoir d'avoir bon marché des Français, grâce à la haine que leur portaient les Espagnols.

L'Autriche crut que le moment favorable de faire la guerre à la France était arrivé. D'ailleurs, elle voyait avec la plus vive inquiétude les accroissements que prenaient tous les jours, dans la Péninsule Italique, et l'Empire français, et le royaume d'Italie. Mais l'Autriche fut battue cette fois comme elle l'avait toujours été. Batailles de Landshut, d'Eckmùhl (21 et 23 avril ] 809) ; prise de Ratisbonne (23 avril) ; prise de Vienne (13 mai) ; combats de Vile de Lobau (21 et 22 mai) ; bataille décisive de Wagram (6 juillet). La paix de Vienne, bien plus onéreuse que la paix de Presbourg, lui fut imposée.

L'Autriche mit à la disposition de Napoléon, pour les princes de la Confédération du Rhin, Salzbourg et Berchtolsgaden , YInnwiertel et la moitié de VHansruckviertel , qui fut donné à la Bavière ; elle céda à Napoléon les provinces, depuis appelés lllyriennes, le cercle de Villach en Carinthie, tout Krain, le comté de Goritz, le territoire de Trieste, Montefalcone et la moitié de la Croatie, avec le littoral de la Hongrie et Fiume ; elle abandonna au roi de Saxe, comme duc de Varsovie, toute la Galicie occidentale ; et à la Russie pour prix, de son assistance, un district de 400 000 âmes, dans la Galicie orientale ; elle reconnut les changements opérés et à opérer en Portugal, en Espagne et en Italie.

a Napoléon n'ayant pas trouvé le Pape aussi complaisant qu'il le désirait, commença par s'emparer d'Ancône et d'Urbin , qu'il incorpora au royaume d'Italie. Le Pape lança alors contre lui une bulle d'excommunication. Pour toute réponse, Napoléon le fit enlever , et fit publier un sénatus-consulte qui réunissait Rome et son territoire aux départements de la France. Napoléon réunit encore au royaume d'Italie le Tyrol italien, qu'il enleva au roi de Naples ; et à l'Empire français, le Valais, qu'il prit à la Suisse.

« Le roi de Hollande, qui souffrait impatiemment le blocus continental, déplut à Napoléon et dut abdiquer. Par un sénatus-consulte du 13 décembre 1810, la Hollande etl' Ost-Frise, comme déjà l'avaient été le Brabant hollandais et une partie de la Zélande, furent rattachées à l'Empire français. Par un décret du même jour, la moitié du royaume de Westphalie, une grande partie du duché d'Oldenbourg, et les trois villes Hanséatiques , furent réunies à la France qui, dans ses limites du nord, atteignit ainsi la mer Baltique.

« L'Empire s'étendait des Pyrénées aux bouches de l'Elbe, et de l'Océan aux rivages de l'Albanie et comprenait dans ses vastes limites 132 départements.» (Dufau, cité plus haut.)

Après l'expédition de Russie, 1812, Napoléon n'éprouva guère plus, dès lors, que des revers. Ses alliés le trahirent. Ceux-là même qu'il avait comblés de faveurs se tournèrent contre lui. Après la fameuse campagne de France, 1814, il signa un traité par lequel : 1° 11 confirmait sa renonciation, pour lui, et les siens à toute souveraineté et domination sur la France; 2° Il recevait l'île d'Elbe, en toute souveraineté, avec deux millions et demi de rente, payables par la France ; 3° Il conservait une garde de 400 hommes; 4° Marie-Louise obtenait, en pleine souveraineté héréditaire, pour elle et pour ses des-

GÉOGRAPHIE MODERNE

HT0 31. L'empire français en 1813.

cendants, les duchés de Parme, de Plaisance et de Guastalla.

Napoléon parti, les Alliés imposèrent les conditions qu'ils voulurent. Par la première paix de Paru (30 mai 1814), la France reprenait les limites qu'elle avait au 1er janvier 1792, avec quelques additions à la frontière de l'E. et en Savoie. Elle conservait la possession d'Avignon. Elle s'engageait à reconnaître l'indépendance de la Hollande , de tous les Etats d'Allemagne, de Suisse et d'Italie. L'Angleterre restituait à la France ses colonies (même la Guadeloupe, à laquelle renonçait la Suède), excepté toutefois Tabago, Sainte-Lucie et l'Ile-de-France, avec ses dépendances. De son côté, la France consentait à ne pas fortifier ses places dans les Indes- Orientales, et à n'y tenir des troupes que pour la police. Malte devait rester à l'Angleterre, et le Portugal rendait la Guyane française.

On ne s'était occupé, dans le traité de Paris, que de la France; on se réunit à Vienne pour régler les affaires générales de l'Europe. Mais pendant qu'on s'occupait de la paix, Napoléon sorti de l'île d'Elbe et tenta une dernière fois la chance des combats. Vainqueur d'abord à Fleurus, il vit toutes ses espérances détruites à Waterloo (18 juin 1815).

Louis XVIII ne tarda pas à rentrera Paris (8 juillet 1815), et, après de longues conférences, fut conclu le second traité de Paris. La France céda, sur les frontières d'Allemagne, Philippeville, Marienbourg, Saarlouis et Landau, et restitua la partie de la Savoie que lui laissait le premier traité. Huningue devait être démantelée. Les frontières du nord et de l'est, avec dix-nuit places fortes, devaient être occupées pendant cinq ans par 150 000 hommes des armées alliées, entretenues par la France.

LA FRANCE HISTORIQUE. — BASSINS DE LA SEINE, DE L'ESCAUT, DE LA MEUSE ET DES PETITS FLEUVES COMPRIS ENTRE L'ESCAUT ET LA SEINE.

Bassin de la Seine. — Cours de la Seine. — Départements qu'elle arrose.

Cote-d'Or (pour une partie). — Châtillon-sur- Seine, congrès, 1814; patrie du maréchal Marmont et de Désiré Nisard; — Alise Sainte-Reine (Alesia), prise par César 52 ans avant J.'- C. ; — Bussy , château de Bussy Rabutin, village "où est né et mort Junot, duc d'Abrantès ; — Bourbilly , château de Mme de Sévigné; — Montbard, patrie de Buffon et de Daubenton; — Semur, patrie de Saumaise; — Chanceaux, source de la Seine, ancien temple d'Isis.

Aube. — Troyes, traité funeste, en 1420, entre Charles VI, Isabeau et le roi Henri V d'Angleterre; combat dans la campagne de France, 1814; patrie du pape Urbain IV, de Passerat et de Pithou, auteurs de la satire Ménippée, de Mignard, des sculpteurs Girardon et Simart; — Nogent-sur-Seine , combat dans la campagne de France, 1814; — Clair vaux, ancienne abbaye, réformée par saint Bernard, 11 15;

— Brienne, ancienne école militaire où Napoléon a étudié; combat dans la campagne de France, 1814;

— La Rothière, près de là {ïd.); — Arcis-sur-Aube , bataille dans la campagne de France, L814; patrie de Danton; — Méry , défaite des Prussiens, 1814; — Le Paraclet , fondé par Abeilard, 1123; — Mussy- VÉvêque, patrie de Boursault; — Le petit village où est né Thénard, dans l'arrondissement de Nogent, porte aujourd'hui son nom.

Seine-et-Marne. — Monter eau , Jean sans Peur y fut assassiné en 1419; Napoléon y battit les alliés, 1814; — Moret, massacre des Juifs sous Philippe Auguste, 1182, 1192; — Vaux, campagne de Fouquet, fête donnée à Louis XIV, 1661; — Melun, patrie d'Amyot; — La Ferté-sous-Jouarre , 1814; — Meaux, où Bossuet fut évêque: extermination des Jacques par Boucicaut, 1358; — Juilly , collège célèbre entre Dammartin et Meaux; — Datnmartin, fief célèbre sous Louis XI surtout; — Lagny, 1814; — Chelles, abbaye fondée par sainte Bathiïde, femme de Clovis II, résidence des Mérovingiens; Chilpéric y fut assassiné par Frédégonde, 584; — Faremoutiers , abbaye célèbre; — Nangis, combat contre les alliés, 1814; — Nemours, traité sous Henri III, 1585; patrie de Mirabeau et de Bezout ; — Fontainebleau, château royal, assemblée de 1561 ; mort de Monaldeschi, assassiné

par Christine de Suède, 1657; séjour de Pie VII, 1807 ; abdication de Napoléon, 1814; patrie de Henri III, de Louis XIII et de Dancourt.

Seine-et-oise. Corbeil, petite seigneurie sous les premiers Capétiens; — Villeneuve-Saint-Georges, victoire d'Henri Ier sur ses frères, 1031; — Rueil, campagne de Richelieu, lieu de sépulture de la famille Beauharnais; — Marly, une des résidences de Louis XIV; — Saint-Germain, château royal, paix de 1570; patrie de Charles IX et de Louis XIV; résidence de Jacques II, roi d'Angleterre; école de cavalerie sous le premier empire; — Poissy , patrie de saint Louis, colloque de 1561; — Mantes, mort de Guillaume le Conquérant, 1087; — Rosny, patrie de Sully; — Saint-Clair-sur-Epte, traité de Charles le Simple avec Rollon, premier duc de Normandie, 912; — Royaumont, sur Oise, abbaye célèbre au temps de saint Louis; — Asnières, sur l'Oise, résidence de la reine Blanche; — Beaumontsur-Oise, occupée par les Anglais au xve siècle; — Vile-Adam, fief du célèbre Villiers, grand maître de Rhodes; — Pontoise, patrie de Philippe le Hardi; états généraux de 1561; — Luzarches, résidence de Valentine de Milan; — Montmorency , fief célèbre ; — Écouen , château des ducs de Montmorency, maison de la Légion d'honneur ; — Saint-Leu , mort du dernier duc de Bourbon-Condé , 1830; — Étampes, fief sous les Valois, concile d'Étampes qui amena la fin du premier schisme (saint Bernard); patrie d'Et. Geoffroy-Saint-Hilaire ; — Rambouillet , château royal, mort de François Ier, 1548; — Dampierre, résidence des ducs de" Luynes ; — Port-Royal , célèbre maison de retraite, détruite en 1709; — Chevreuse, fief de la maison de Luynes; — Montlhéry, Louis XI sur les chefs de la ligue du Bien public, 1465; — Longjumeau, paix de religion de 1568; — Dourdan, patrie de Labruyère; — Versailles, château royal, résidence ordinaire de Louis XIV, patrie de Louis XV, de Louis XVI, de Louis XVIII, de Hoche, de Berthier, de Ducis, de l'abbé de l'Ëpée, de Callet; états généraux, 1789; Grand et petit Trianon, résidence favorite de Louis XV et de Marie- Antoinette ; — Monlfort-l'Amaury , fief célèbre; — Néauphle, combat au xie siècle. — Saint-Cyr maison célèbre au temps de Mme de Maintenon; aujourd'hui école militaire. (Pour les localités his-

GÉOGRAPHIE. — EXPLICATION DES CARTES

toriques qui n'ont pas trouvé place sur cette carte , voyez la carte des environs de Paris, n° 53.)

Seine. — (Yoyes la carte et le tableau des Environs de Paris , n° 58.)

Eure. — Les Andelys, patrie du Poussin et de Turnèbe; — Yerneuil, victoire du duc de Bedfort sur les Français, 1424; — Lvry, victoire d'Henri IV sur la Ligue," 1590; — Cocher el, victoire de Duguesclin sur le Captai de Buch, 1365; — Gaillon, château historique célèbre; — Pistes, résidence royale sous les Carlovingiens; Charles le Chauve y signa l'édit de 864.

Seine-Inférieure. — Ilc-d'Oissel, station des Normands au ixû siècle ; — Elbeuf, fief célèbre ; — Rouen, cédée à Philippe Auguste, 1193; procès et mort de Jeanne d'Arc, 1431; mort d'Antoine de Navare, 1562; assiégée par Henri IV, 1590; patrie de Corneille, de Boïeldieu, de Fontenelle, de Jouvenet, de Géricault, du physicien Dulong; — Jumièges, abbaye célèbre; — Saint- Wandritte, abbaye célèbre; — Caudebec , combat d'Henri IV, 1592; — Har fleur, débarquement d'Henri V d'Angleterre, 1415; — Le Havre, patrie de mademoiselle de Scudéry, de Bernardin de Saint-Pierre, de Casimir 13elavigne, d'Ancelot; — Dieppe, patrie de Duquesne;

— Arques, victoire d'Henri IV sur Mayenne, 1589;

— Eu, château du roi Louis-Philippe; — Aumale, fief de la maison de Guise ; et comb. glor. d'Henri IV contre Alexandre Farnèse, 1592; — Mortemer, victoire de Guillaume le Bâtard sur le roi de France, Henri Ie1', 1054.

Affluents de droite. — Départements qu'ils arrosent.

Haute-marne (la plus grande partie) . — Langres, patrie de Diderot; — Chaumont, patrie de Bouchardon; — Joinville, traité de 1585; — Saint- Di%ier , siège soutenu contre Charles-Quint, 1544; deux victoires de Napoléon sur les alliés, 1814; — Andelot, assemblée et traité célèbre entre Gontran et Childebert II, 587 ; — Tassy , massacre des protestants par François de Guise, 1562; — Rouvres, fief célèbre.

marne. — Yitry , prise et brûlée par Louis VII, 1145; patrie de Royer-Collard; — Chdlons , victoire d'Aétius sur Attila, 451; — Dormans, victoire d'Henri de Guise sur les Lansquenets allemands, c'est là qu'il reçut sa balafre, 1575; — Reims, cathédrale célèbre" où l'on sacrait les rois de France ; Clovis fut baptisé à Reims par saint Reniy, 496; Charles VII, en 1429; victoire de Napoléon sur les Russes, 1814; patrie de Colbert et de Nanteuil ;—Lagery , patrie du pape Urbain II ; — Sainte-Mmehould , traité de 16Î4> entre les princes et Concini, sous Louis XIII; — Yalmy , victoire de Dumouriez et de Kellermann sur les Prussiens, 1792 ; — Montmirail, patrie du cardinal de Retz; victoire de Napoléon sur les alliés, 1814; — Yauchamps , victoire de Napoléon sur les alliés, 1814; — Champaubert, victoire de Napoléon sur les alliés, 1814; — La F ère-Champenoise, victoire de Napoléon sur les alliés, 1814.

Aisne. — Château-Thierry, patrie de Lafontaine, combat entre Napoléon et les alliés, 1814; — Braîne, mort de Clotaire 1", 561 ; — Soissons, une des capitales mérovingiennes; victoire de Clovis sur Syagrius, 486; victoire de Charles -Martel sur les Neustriens, 719; Concile sous Philippe Auguste, 1203; campagne de France, 1814; — La Ferté-Milon, patrie de Racine; — Villers-Cotterets , château royal sous François Ier; édit de 1539 qui rendait l'usage du français obligatoire dans les actes officiels; — Laon, ancienne résidence d'un évoque

pair de France, ville communale, prise à Louis IV par Hugues le Grand, 936; combat entre Napoléon et les Prussiens, 1814; patrie du maréchal Serrurier et de Befïroy de Reigny, dit le cousin Jacques; — N. D. de Liesse, pèlerinage célèbre; — Craonne, victoire de Napoléon sur les alliés, 1814; — Crespyen-Laonnois, traité entre François 1er et Charles- Quint, 1544; — Leucofao, victoire de Fredégonde sur Thierry II, 598; victoire d'Ebrom sur Pépin d'Héristal, 680; — Kiersy-sur-Oise, célèbre édit de Charles le Chauve qui rend les fiefs héréditaires, 877; — Yervins, paix conclue entre Henri IV et Philippe II, 1598; — Guise, patrie de Camille Desmou'ins ; — Saint- Quentin, victoire d'Emmanuel- Philibert de' Savoie sur le connétable de Montmorency, 1557; —La Capelle, Castelet, villes historiques ; — Saint-Simon, fief de la famille de ce nom.

Oise. — Noyon, où Hugues-Capet fut proclamé roi de France; traité de François Ier avec Don Carlos (plus tard Charles-Quint), 1516; patrie de Calvin, 1509; — Compiègne , château royal; déposition de Louis le Débonnaire, 833; prise de Jeanne d'Arc par les Bourguignons, 1430; — Verberie, assemblée sous Louis le Débonnaire, 830; — Senlis, paix de Charles VIII avec Maximilien, '1492; — Chantilly, château des princes de Condé; — Rreteuil, fief de la famille de ce nom; — Bouflers, id.; — Gerberoy, combat de 1078; — Beauvais, défendue en 1472 par Jeanne Hachette contre Charles le Téméraire; — Noailles, fief de la famille de ce nom; — Gisors, paix entre Louis VI et Henri I d'Angleterre, 1114.

Ardcnnes (pour une partie : Cours de l'Aisne).

— Attigny, où Wittikind reçut le baptême, 785; pénitence de Louis le Débonnaire, 823; — Réthel, victoire de Duplessis-Praslin sur Turenne, 1650; patrie de Gerson; — Saint-Pierremont , près de Vouziers, patrie de dom Mabillon.

Meuse, (pour une faible partie : Argonne). — Yarennes, où Louis XVI fut arrêté, 1791; — Montfaucon-en- Argonne, où Eudes battit les Normands, 896; — Bar-sur- Ornain, patrie du maréchal Oudinot.

Affluents de gauche. — Départements qu'ils arrosent.

Tonne. — Sens, Assemblée de 1140 où Abeilard fut confondu par saint Bernard; — Fontepoy ou Fontanet , célèbre victoire de Louis le Germanique et de Charles le Chauve sur Lothaire, les races du nord sur celles du midi, 841; — Cr avant, vict. des Anglais sur l'armée de Charles VII , 1423; — Auxerre, patrie de l'abbé Le Bœuf et du mathématicien Fourier; — Lrancy, patrie de Soufflot; — Ye%elay, commune célèbre, saint Bernard y prêcha la 2e croisade, 1146; Richard Cœur de Lion et Philippe Auguste s'y donnèrent rendez-vous pour le départ de la 3e croisade, 1190; patrie de Théodore de Bèze ;— Annoux,])Tés d'Avallon, patrie du maréchal Davoust;

— Bléneau , où le prince de Condé fut battu par le maréchal d'Hocquincourt, 1662.

XiOiret. (Pour une partie, bassin du Loing et de l'Essonne.) — Chatillon-s-Loing , patrie deColigny;

— Montargis, patrie de Lantara et de Girodet; — Yimori, vict. de Henri de Guise sur les protestants, 1587; —Lorris, patrie de Guillaume de Lorris, auteur de la lrc partie du Roman de la Rose;

— Pithiviers, patrie du mathématicien Poisson; — Malesherbes, domaine de la famille de ce nom.

Eure et-xoïr (Pour le bassin de l'Eure). — Chartres, où Henri IV fut sacré, 1594, patrie de Desportes, de Régnier, de Nicolle, de Marceau, de Collin d'Harleville ; —Bréligny, traité célèbre entre Edouard III et la France, 1360; — Maintenon, célèbre sous Louis XIV;— Auneau, vict. d'Henri de

GÉOGRAPHIE MODERNE. — X° 3S. La France historique.

Guise sur les Allemands, 1587; — Dreux, vict. de François de Guise et des catholiques sur le prince de Ccindé, 1562, patrie de Rotrou; — Anet, château célèbre des Vendômes.

Bassin de la Meuse.

Meuse (Pour une partie). — Vaucouleurs, habitée par Jeanne d'Arc; — St-Mihiel, retraite du cardinal de Retz ; — Verdun , traité de partage entre les fils de Louis le Débonnaire, 843 ; évêché célèbre, cédé à la France en 1559 ; patrie de Chevert.

Ardeunes. (Pour le bassin de la Meuse.) Mouson, prise par Turenne, 1653; — Carignan; — Sedan, patrie de Turenne et de Macdonald; — La Marfée, où le comte de Soissons fut vaincu par les troupes de Richelieu, 1641 ; — Mezières, siège mémorable soutenu par Rayard contre les Impériaux , en 1521 ; — Fumay, patrie de Méhul; — Givet, patrie de l'épigraphiste Léon Renier; — Rocroy, vict. du duc d'Enghien sur les Espagnols, 1643.

nord (Bassin de la Sambre). — Landrecies, patrie de Clarke ; — Wattignies, vict. de Jourdan sur les Autrichiens, 1793; — Maubeuge délivrée par Jourdan, 1793.

Bassin de l'Escaut, de l'Yser, de l'Aa et de la candie.

Word. — Cateau-Cambresis, traité d'Henri II avec l'Empire et l'Espagne, 1559; — Cambrai, dont Fénelon fut archevêque ; ligue de Louis XII contre le Pape, 1508; paix des Dames sous François Ier, 1529; patrie de Monstrelet, de Dumouriez et du maréchal Mortier; — Yaucelles, trêve entre Henri II et Philippe II, 1556; — Le Quesnoy, assiégé en 1340 premier usage de l'artillerie; ■ — Malvlaquet, vict. d'Eugène et dG Malborough sur Villars, 1709; — Denain, vict. de Villars sur le prince Eugène, 1712; -"*■ Valenciennes, patrie de Froissart et de "Watteau;

— Douai, patrie de Jean de Bologne; — Mons-en- Puelte, vict. de Philippe le Bel sur les Flamands, 1304; — Bouvines, vict. de Philippe Auguste sur Othon de Brunswick et le comte de Flandre, 1214 ;

— Lille, v. hist.; — Communes, combat sous Philippe le Bel contre les Flamands, 1297; — Cassel, vict. de Robert le Frison sur Philippe Ier, 1071; vict. de Philippe de Valois sur les Flamands, 1328; vict. de Philippe d'Orléans (Monsieur) sur le prince d'Orange, 1677 — Hondschoote, vict. de Houchard sur les Autrichiens, 1793; — Gravelines, conférences de Charles-Quint, 1520; — Dunkerque, patrie de Jean Bart ; — Les Dunes, où Turenne battit le grand Condé, 1658.

Vas-de-Caiaïs. — Vinci, vict. de Charles Martel sur les Neustriens, 717; — Arras, paix entre la France et l'Angleterre , 1435, patrie de Robespierre;

— Vitry, où Sigebert fut assassiné par l'ordre de Frédégonde , 575; — Lens, vict. du Prince de Condé sur les Impériaux , 1648 ; — Guinegatte, vict. de Louis XI sur Maximilien, 1479; défaite des Français sous Louis XII par les Impériaux, 1513; — Thérouane, anc. v. mérovingienne; — Renty, vict. d'Henri II sur Charles-Quint, 1554; — Hesdin, patrie de l'abbé Prévost; — St-Omer, patrie de Suger; — Azincourt, vict. d'Henri V sur le connétable d'Albret, 1415; — Montreuil, traité de Philippe le Bel avec Edouard I, 1299 ; — Étaples, traité de Charles VIII avec Henri VII, 1492 ; — Ardres, cédé aux Anglais, 1546; — Guines, entre cette ville et la précédente, où eut lieu la fameuse entrevue du Camp du Drap d'Or , entre François Ier et Henri VIII, 1520;

— Boulogne, camp tenu par Napoléon Ie1, 1804, cédée aux Anglais, 1546; patrie de Daunou et de l'illustre égyptologue Aug. Mariette-Bey ; — Ambleteuse, lieu de débarquement de Jacques II d'Angleterre, 1688;— Calais, prise par ÉdouardIII, 1547, reprise par François de Guise, 1558.

Bassin de la somme.

Somme. — Testry, vict. de Pépin d'Héristal sur Bertaire et les Neustriens, 687; — Péronne, où mourut Charles le Simple, 929, et où Louis XI fut prisonnier de Charles le Téméraire et signa un traité, 1468; où la ligue prit naissance, 1575; — Ham, détention du prince Louis, 1840; patrie du général Foy; — Nesle, .prise par Charles le Téméraire, 1472;— Chaulnes, fief d'une branche de la famille de Luynes ; — Montdidier, patrie de Parmentier et de Galland; — Conti, fief qui a donné son nom aune branche princière des Condé; — Albert;

— Bray, v. de la Somme; — Corbie, prise par les Espagnols, 1636 ; — Amiens, prise par les Espagnols, 1597; paix d'Amiens avec l'Angleterre sous le consulat, 1802; patrie de Pierre l'Ermite, de Ducange, de Voiture, de Gresset; — Picquigr.y , traité de Louis XI avec Edouard IV, 1475; — Abbeville, arbitrage de saint Louis entre Henri III et ses barons , 1259 ; patrie de Millevoye; — St-Valery, embarquement de Guillaume de Normandie pour l'Angleterre, 1066 ; — Crécy, vict. d'Edouard III sur Philippe de Valois, 1346.

Bassins de la Touques, de la B»ive et de l'Orne.

Calvados. (En partie.) — Beaumont, patrie de Laplace ; — St-André d'Hebertot, patrie de Vauquelin; — Falaise , patrie de Guillaume le Conquérant;

— Caen, patrie de Malherbe et de Malfilâtre.

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