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Ngan-si, c'est l'Empire des Parthes, à
TUN-SUN
gions éloignées arrivent en foule pour y commercer. La raison en
est que le Tun-sun s’avance dans la mer à plus de mille /7 et, comme
cette mer* n'offre aucun rivage abordable, les vaisseaux ne sau-
raient passer devant le port de Tun-sun sans y relâcher. Aussi
l'orient et l'occident se rencontrent-ils dans le marché qui s'y tient.
Plus de dix mille étrangers y sont constamment réunis. Les mar-
chandises précieuses et les raretés de toute sorte y abondent.
Dans ce pays croît l'arbre à vin qui ressemble au ngan-chi-
moins qu'il n'ait existé, dans l'Inde, un autre pays du même nom, qui permette d'entendre le Ngan-si de l'Inde. De toute façon nous sommes ici en présence d’un ensemble d'indications bien difficiles à saisir. M. de Rosny, se conformant à la ponctuation de l'édition de 1524, a cru devoir traduire que le Tun-sun « s'étendait, à l'ouest, aux pays situés au delà des frontières de l'Inde et de la Parthie,»
(dans les actes de la Société d'Eth nographie, t. IX, append., page 46); mais nous avons constaté souvent è quel point la ponctuation de cette ancienne édition du Ouen-hien-tong-kao est fautive, et je demeure persuadé qu'on doit ponctuer entre les caractères Ei et IU er non pas après le caractère ÿ F
ce qui nous fournit dejà l'idée d'une éten-
due territoriale de nature à causer beaucoup d'étonnement. On trouve, du reste, dans le Pei-ouen-y-un-fou, le passage cidessus reproduit seulement en partie ct jusques aux caractères & a Ngan-si inclusivement; ce qui montre que le lettré qui a écrit l’article Tun-sun dans le Pei-ouen-yun-fou avait ponctué comme je l'ai fait.
auf »
4 Le texte porte ici: r tb i f tchanghaï, expression d’une interprétation assez dangereuse, TÉ tchang signifie vaste; on pourrait donc traduire la vaste mer.
W. Williams indique cette expression tchang-hai comme a name for the gulf of Tonquin; mais cela placerait le Tunsun dans une situation géographique bien difficile à concilier avec ce qui a été dit
plus haut.
446 PEUPLES MÉRIDIONALX.
lieou?. Les fleurs donnent un suc qui, après quelques jours de fermentation, se transforme en une sorte de vin. On y trouve aussi la plante aromatique appelée ho-hiang, qui se reproduit par boutures. Enfin, on y recueille plus de dix espèces de fleurs aromatiques qui s'épanouissent été comme hiver et qui servent à fabriquer des sachets pour parfumer les habits. La ville (chinoise) de Tou-leang' en fait un grand commerce. Chaque jour elle en reçoit quelques dizaines de charriots remplis. Plus ces fleurs se dessèchent et plus leur parfum acquiert de force. Réduites en poudre, clles fournissent encore un produit très recherché pour les soins de la toilette.
On a recours aux oiseaux dans les funérailles. Lorsqu'un malade est sur le point de mourir, ses parents et ses amis le portent, en chantant et en dansant, au milieu d'un endroit désert. Bientôt arrivent par milliers de gros oiseaux qui ressemblent à des oies, avec des becs de perroquets, mais de couleur rouge. L'assistance se retire et les oiseaux dévorent parfois les chairs du moribond au point de ne laisser qu'un squelette dénudé. On brûle les ossements; on jette les cendres dans la mer et le défunt est réputé de première classe, appelé certainement à vivre dans le ciel. Si les oiseaux reprennent leur vol sans manger la proie qui leur était offerte, les parents se lamentent, soupçonnant l'existence de quelque impureté. Alors ils changent de moyen; ils
brùlent le patient, qui laisse la mémoire d’un défunt de la deuxième
5 R fi Hi. Punica granatum scheid).
(Persoon). * Aujourd'hui Ou-kang-tcheou (Hou-
++ $ Æ dr Betonica officinalis (Lob- nan).
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classe. Enfin, s'il arrive que celui qui n'a pu être mangé vivant par les oiseaux ne puisse pas non plus entrer vivant dans les flammes, celui-là est tenu pour un défunt de la troisième classe *.
8 L'usage de brûler les morihonds a mière, deuxième et troisième classes s’apété pratiqué dans plusieurs pays par les plique aux conditions de la nouvelle exis-
bouddhistes fanatiques. L'idée de pre- tence à laquelle le défunt se trouve appelé.