CS, . , ri Et. ancien nom du Yun-nan
actuel.
vit les princes de ces régions éloignées ‘et leur fit connaitre les volontés de l'Empereur, en leur prescrivant de rendre chaque année la visite d'hommage, de payer régulièrement le tribut et de veiller à ce que leurs sujets ne commissent aucune violation des frontières. A partir de cette époque, les ambassadeurs des Tsang-ko arrivèrent toujours accompagnés par les représentants de leurs voisins.
La troisième des années /ong-so (663), Sie-fa-tching, gouverneur du Kiu-fcheou!?, sut attirer les Pe-/eou!? et quelques autres tribus formant environ sept mille familles, qui s’incorporèrent à l’Empire et dont les territoires devinrent les fcheou de Lo, Ho, Tang et Quang", institués à la seconde année fsong-tchang (0609).
La deuxième année hien-hing(672), quatorze tribus du Kouenming, comprenant vingt mille familles, suivirent l'exemple des Peleou. Les territoires qu'elles occupaient devinrent les fcheou de Yn'5, de Tsong! et de Tun!. Le Yn-tcheou est au nord-ouest, le Tsong-tcheou au sud-ouest et le Tun-tcheou au midi de Jongtcheou'8, à des distances dont la plus grande est de 500 /i et la
plus petite de 300 /i. Plus tard, on établit encore quarante et un
. ji Hi ancien district établi par " #0.
les Tang au nord du département actucl “i ET
« Ld 1 7 I) . . . D de Sse-nan-fou (Kouci-tcheou). $ Pi Bui ancienne circonscription ti 4 {ji | | | 12. qui comprenait une portion du Sse-
"Jef De 1 2A Dil Ces ichouen méridional, actuellement sous la
tcheou étaient situés dans le département juridiction de Siu-tcheou, et la partie nordactuel de Nouang-nan-fou (Yun-nan). est du Yun-nan qui forme actuellement le
ie 15 FT. département de Tchao-long-fou.
TSANG-KO. 89
tcheou !® sur les territoires des Pan-ma* et autres barbares méridionaux, en conférant toujours le titre chinois de fse-chi?! à des chefs indigènes chargés de gouverner leurs nationaux.
L'ancien royaume de Tsang-ko?? proprement dit était à neuf cents /: de Kouen-ming. Ses habitants faisaient fréquemment des incursions à quelques mille /i au-delà des frontières qu'ils auraient dû respecter. La huitième année youen-ho (813), ils demandèrent
eux-mêmes leur incorporation à l’Empire.
La première année kaï-tching (836), un chef indépendant nommé Quo-fong** sollicita la même faveur.
Dans les années'hoeï-tchang (841-846), l'Empereur reconnut un autre chef comme roi héréditaire de Lo-tien* et lui donna l’in-
19 Ce nombre énorme de tcheou montre que l’importance de cette division territoriale avait beaucoup diminué sous le règne des Tang. J'ai eu déjà l’occasion de signaler (ci-dessus, p. 22, note 151) combien la valeur du mot tcheou a varié selon les époques, ce qu'il est essentiel de ne pas perdre de vue pour suivre les récits du Quen-hien-tong-kao sans y rencontrer d'apparentes contradictions.
A Titre que l'on a essayé de rendre quelquefois par celui de préfet.
2 On trouvera plus loin, à ATSUME GUSA.
l'article
Ye-lang, des explications sur l'étymologie du mot Tsang-ko et sur le pays auquel ce nom fut originairement donné.
23 Fe] HM.
2 Ke BY Vraisemblablement le mé-
tr
me nom de pays écrit &É (| Lo-tien dans les annales des Tang, etdésignant une principauté autrefois située dans le Houeitcheou actuel, à l'est de Kouei-yang, laquelle s'étendait peut-être jusqu'à la région orientale du Aouci-tcheou encore occupée de nos jours par les tribus indé-
pendantes des Miao-tse.
vestiture en qualité de vassal de l'Empire. Il reconnut au même titre un roi de Zien?°.
Tous ces barbares appartenaient aux régions comprises sous la dénomination générale de Tsang-ko, lesquelles régions s’étendaient du côté de l'occident jusqu'à Chin-tcheou*$, sur une longueur de 2400 li, et du côté du midi jusqu'à Kiao-tcheou®?, sur une longueur de 1500 Zi. Ils n’avaient point de villes fortifiées. Le climat de leur pays est généralement chaud et humide, avec des pluies périodiques qui favorisent la culture du riz au point de faire deux
récoltes dans l’année. Ils ne sont assujettis à aucune taxe pour l'entretien des magistrats. qui les gouvernent. Ils n’entretiennent point d'armée régulière ; mais, si la guerre est déclarée, tous prennent les armes et sont soldats. Ils gravent certains signes sur des tablettes de bois pour arrêter leurs conventions. Celui qui a volé doit payer trois fois la valeur de l’objet volé. Celui qui a commis
un meurtre se rachète de la peine encourue en donnant trente
v»2 23 y . | . . dE. On trouvera plus loin une no- d'une vaste circonscription qui compre-
tice consacrée à ce royaume. nait une partie du Sse-tchouen, du Hou-
26 d ba hd » s° «n RR M. ville mentionnée déjà à
l'article Pan-hou-tchong, qui n'a pas changé de nom et qui est actuellement le chef-lieu d'un département du Hou-nan occidental (lat. 28022", longit. 107048".
F 3È M. actuellement Ae-cho, la capitale du Tong-king. — Tsang-ko, dit
Edouard Biot. fut anciennement le nom
kouang, du Aouei-tcheou et du Houang-si.
On voit que Ma-touan-lin en étend les limites jusqu'au Yun-nan et au-deià. Il consacre tout d'abord une mention à cette dénomination collective, et traite ensuite séparément de ses subdivisions en
différentes nationalités.
TSANG-KO. QI
bœufs ou trente chevaux. Les mœurs des Tsang-ko sont d'ailleurs les mêmes que celles des Tong-sic, et leur prince est aussi de la
famille Sre*8.
28 Voir la note 2 de l'article Tong-sie, page Sa.
radiale