TCHU-JOU
ont de l’embonpoint courent le risque d’être tués par eux, à coups
de flèches, et ensuite dévorésf.
6 Ces notions ont figuré dejà dans l’article du Japon (ci-dessus, p. 57 et 59), avec quelques légères variantes. On voit, par exemple, qu'au temps de la reine du Japon Pi-mi-hou (ne siècle de notre ère) les vaisseaux chinois ne dépassaient pas la zône des régions habitées par les Hetchi et par les Lo, tandis que les Annales du Midi (Nan-sse), publiées au vie siècle, mentionnent des voyages maritimes accomplis beaucoup plus loin dans la direction du sud-ouest, c’est-à-dire très-probablement aux îles de la Sonde.
Le Dr Bretschneider pense que les Tchujou devaient être les habitants des iles
Lieou-kieou, qui sont en effet de très-
petite stature, et que les hommes aux dents noires devaient appartenir aux nations qui mâchent la noix de betel. Enfin, d'accord avec le Dr Neumann, M. Leland croit reconnaître les Papous de la Nouvelle-Guinée dans le portrait de ces nègres anthropophages, que séduisait l'embonpoint des voyageurs. Ce qui me paraît ressortir le plus clairement des indications réunies dans cette notice, c'est une preuve ajoutée à toutes celles qu'ont rapportées Deguignes et M. Leland touchant la longueur des voyages entrepris par les navigateurs chinois et japonais des pre-
miers siècles de notre ère.