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LE MALEFICE

J'ai pris l'argile au pied du frêne, par un minuit de feux-follets; j'ai pris, dans l'ombre où je me plais, l'argile et le couteau d'ébène.

Sous la lune aux mornes lueurs, sanglotant, j'ai pétri l'argile, et fait une image docile, à ta ressemblance, ô douleur I

Enfin puisant, secrète et noire, l'eau morte du marais hanté, pour le baptême j'ai chanté les paroles incantatoires...

Satan !... Je me croyais plus fort; et voici, mon couteau dévie...

A l'instant de blesser ta vie, je recule, j'hésite encor I

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