FÊTE
Des bateaux, lents et lumineux,
voguent sur Teau vénitienne ;
et des musiques anciennes
bercent l'air sombre et pourtant bleu.
Couleurs, lueurs, voix et cadences...
Des refrains d'il y a longtemps mènent sur le lac miroitant nos rêves d'amour et d'absence.
Dans l'ombre, chacune et chacun, tendrement se sent l'âme emplie de la tristesse qui s'allie au charme pur des temps détunts.
Le passé tressaille et ranime, pour nos cœurs prompts à défaillir, un frivole, conf s désir d'aubades et de pantomimes.
Et selon les cadences vaines, les sourires, les doux propos, flotte avec l'ombre de Watteau, Tâme indécise de Verlaine.