SCÈNE IL
ATTILA, ARDARIC, VIGILIUS, gardes.
ATTILA , à Ardaric.
Douze joursr sans combats apportent trop d'ennui : C'est le glaive à la main, que je traite aujourd'hui. Dis à l'ambassadeur que la France m'envoie Qu'U. parle , et que mon camp jamais ne le revoie.
. . VIGILIUS. .
L'ambassadeur romain depuis long-temps, seigneur, D'être admis à vos pieds sollicitait l'honneur : Il vient pour implorer le repos de la terre,
L'ambassadeur romain doit attendre , et se taire ; D'autres souffrent l'audace, et moi je la punis.
ABDARiG (d demirvoix. ) ,
Prince, cet étranger, ce Francique tu bannis. Parle d'un grand secret qu'il s'obstine à t'apprendre ; Dont tes "jours. ..♦ .^
. Ardaric , je ne veux pas l'entendre ; Qu'il parte!
ARDAKIG.
Eh que veuxrtu qu'il redise à son roi ?
Que le destiû du nionde est de fléchir sous moi,
J ATTÎLA,