RÉSUMÉ
En Vétat actuel de la, science nous croyons pouvoir résumer la question de Vhydrophthalmie de la. façon suivante :
Nature. — L'hydrophthalmie est le glaucome des enfants ; c'est la souplesse des enveloppes oculaires qui lui imprime ses caractères spéciaux de symptomatologie, d'évolution, et de pronostic. (Introduction, p. 9).
Caractères anatomiques :
1° L'hydrophthalmie est essentiellement caractérisée par :
a) Distension du globe et mégalocornée.
b) Augmentation de la tension.
c) Excavation constante de la papille.
2° L'état de distension du globe et l'hypermétropie dans la réfraction, ne sont pas deux états incompatibles (p. 21).
Marche :
1 . L'hydrophthalmie congénitale, comme les cataractes congénitales, peut apparaître bien après la naissance.
2. Le processus hydrophthalmique est susceptible de s'arrêter spontanément dans sa marche, et de permettre la conservation d'une certaine vision (p. 64).
Étiologie :
Nous n'avons aucune notion précise sur la cause de riiydrophthalmie, néanmoins dans certains cas l'hérédité joue un rôle incontestable, tandis que le rôle delà syphilis est très contesté.
Pathogénie :
1. L'analyse de tous les travaux semble démontrer que, dans tous les cas d'hydrophthalmie, aussi bien primitive que secondaire, les voies d'excrétion sont obstruées. Cette obstruction est souvent due à une soudure de Knies; il faut alors admettre un mécanisme analogue à celui du glaucome ; mais quand cette soudure fait défaut, c'est l'hypothèse de Varrêt de développement de V appareil d'excrétion qui devient la plus plausible. Dans ces cas, on aurait affaire à un vrai glaucome primitif pav rétention.
2. L'agrandissement de l'angle iridien dans l'hydrophthalmie n'offre aucun critérium de l'état des voies d'excrétion (fîg. V, page 126).
Anatomie pathologique :
1 . Les seules lésions qui ont un caractère de constance sont celles qui portentsur les voies d'excrétion, les autres organes de l'œil ne présentent qu'un amincissement avec état d'atrophie.
2. L'excavation de la papille est constante, mais l'atrophie du nerf optique ne se voit que dans les périodes plus ou moins avancées de la maladie.
Diagnostic :
La cornée globuleuse et l'hydrophthalmie sont deux affections absolument distinctes (p. 135).
Pronostic :
Le pronostic de rhydrophthalmie est toujours grave, car, sans intervention ou môme avec une intervention trop tardive, les cas favorables sont rares et ceux qui mènent à l'amblyopie et à Tamaurose sont de beaucoup les plus fréquents. Néanmoins la situation peut être complètement modifiée par le chirurgien, puisque la guérison a été obtenue par des opérations (p. 141).
Traitement :
Si l'iridectomie et la sclérotomie trouvent un égal nombre de partisans, c'est uniquement parce que les indications opératoires ne sont pas toujours les mêmes ; chaque cas a son indication propre, mais l'assertion suivante s'applique à tous : plus Vintervention opératoire est précoce, meilleur sera le résultat. La guérison même est possible.
Plus les yeux sont gros, plus l'incision oculaire doit être petite, c'est dire que l'iridectomie est contre-indiquée sur des globes très distendus.