‹ Au Canada et chez les peaux-rouges [microforme]Chapitre 7 sur 36 · RFO DRE D ET TA TE · texte numérisé non relu

RFO DRE D ET TA TE

chef, L'Evénement, qui n'a qu'une édition du soir, au prix de 4 centin, ou 3 piastres par an, tire à 7,000 exemplaires. Sa rédaction est à peu près la mème que celle du Canadien. Cest un journal à nouvelies plutôt qu'une feuille politique, et il est répandu de préférence dans Québec et dans les villes avoisinantes,

Le Journal de Québee date de 1822 avec M. Augustin Côté et M, Cauchon comme fondateurs, M. Cauchon à joué un grand rôle dans la politique canadienne. Député du comté de Montmorency. pendant trente années, il a été, sous le régime du Canada Uni, ministre des terres de li couronne et des travaux publies. Après Facte de confédération de 1867, il devint le premier président du Sénat, puis ministre ‘dans le cabinet libéral Mackenzie, de AS73 à 1N7S. À la chute de ce cabinet il fut nomme lieutenant-gouverneur du Manitoba, poste qu'il conserva presque jusqu'à sa mort arrivée en février 1885. Fort estimé de ses administrés il fut enterré aux frais de la province de Manitoba, dont il avait grandement encouragé le développement, Comme journaliste 1l élit une des pluraes les plus puissantes et les plus énergiques du Canaula; ses adversaires eux-mêmes Pont reconnu et ont rendu pleine justice à son talent, De 1842 à 1876 il à dirigé sans interruption le Journal de Québec, qui était alors très répandu, mais qui depuis a considérablement perdu eLeomime influence et eomme transe, M A, Côté, un des davens de la presse canadienne, en est encore le directeur actuel et, depuis 1877, le seul propriétaire,

Conservateur à l'époque de sa fondation, le Journal de Québec à suivi, comme M, Cauchon, les fluctuations de la politique, devenant tantôt libéral, tantôt conservateur. Aujourd'hui il représente la nuance intermédiaire entre ces deux opinions et passe pour l'organe oflicieux du clergé, Journal quotidien au prix de 2 centins, où 6 piastres par an, il à une édition tri-hebdomadaire destinée plus particulièrement aux cultivateurs. n'est répandu qu'à Québec et aux environs,

Le Courrier du Canada vit le jour en 1857, par l'entremise d'un groupe de Canadiens réunis en société, Cette société prononça sa dissolution trois ans après, et Fun de ses membres, M. Léger Broussear, acquit alors la propriété du journal qu'iln'a pas cessé de posséder depuis. Le premier rédacteur en chef fut un médecin, M, Joseph-Charltes Taché, qui conserva jusqu'en 1859 Lx direction du Courrier. Député

bec dev puis époi saul trav M De :

vers SCT Vi à la Ren:

dépu balai Oucs à Qt au l est.

M. D journ est le Do au |) d'exc édilio destir Cour) depui const torial( L'E Il fut

wix de 4 centin, rédaction est à journal à noulu de préférence

n Côté et M. Cauand rôle dans la oreney. pendant ni, ministre des acte de confédéal, puis ministre A la chute de ce a, poste qu'il con- . Fort estimé de le Manitoba, dont ime journaliste il nergiques du Caont rendu pleine is interruption le nais qui depuis à Liraue, M. A. Cote, le directeur actuel

de Québec à SUIVI, , devenant tantôt e la nuance interéanc officieux du u 6 piastres par particulièrement UX GHvirons.

l'entremise d'un prononça sa dis- Léger Brousseaur, de posséder def. Joseph-Charles Courrier. Député

de Rimouski de 1857 à 1863 au Parlement de l'Union, il devint députéministre de l'agriculture à Québec en 186%, puis à Ottawa, après la Confédération, poste qu'il accupe sans interrupüon depuis 1807.

Son successeur au Courrier fut M. Hector Langevin, Maire de Québec en 1860, il résigna ses fonctions, environ deux ans après, pour devenir député du comté de Dorchester qu'il représenta sous l'Union, puis sous la Confédération, à Ottawa, jusqu'en IS38. Depuis cette époque il est député fédéral des Trois-Rivières, Ministre depuis 186%, sauf sous le cabinet Mackenzie, il Gent aujourd'hui le portefeuille des travaux publics.

M. Langevin ne fit que passer au Courrier. M. Aubry le remplaça. De nationalité francaise, il était professeur de droit romain à luniversité Laval, lorsqu'il prit li direction du journal, direction qu'il eonserva jusqu'en 1863. Rentré en France, 1lest aujourd'hui professeur à la faculté catholique d'Angers, A M. Aubry succéda M. Eugène Renault, de 1863 à 1S75, puis, de IN73 à 1875, M. Guillaume Amyot, député fédéral du comté de Bellechasse, Licitenant-colonel du we bataillon de volligeurs (Québec), ia fait, en 1885, la campagne du Nord- Ouest contre Riel, ce qui ne Fempèche pas d'être et ième temps avocat à Québec. De 1875 à ISS0, M. Vallée à dirig ic Courrier. Député au Parlement fédéral, de 1878 à 1882, pour le comté de Portneuf, il est. lui aussi, avocat à Québec, Aux avocats succède un médecin,

M. Dionne; mais, en 1SS#, le barreau redevient tout-puissani au

journal en la personne de M, Thomas Chapais, le directeur actuel, qui est le gendre de sir Hector Langevin.

Depuis le mois d'octobre 1885, le Courrier a deux éditions par jour. au prix de 2 centins où 6 plastres par an. Non tirage est d'un millier d'exemplaires. Sous le titre de Journal des campagnes, 1 publie une édition hebdomadaire Grée de #4 à 5,000 numéros dont un tiers est destiné aux Etats-Unis, De méme que le Constitutionnel, de Paris, le Courrier à une vieille clientèle qui n'a pas cessé de lui être fidèle depuis son origine. Comme couleur politique il représente l'opinion conservatrice accentuée, nuance {rès catholique. Son influence territoriale S'étend dans le nord de la provinee de Québec,

L'Electeur est Porgane du parti libéral du distriet de Québec. IH fut fondé le 15 juillet ISO par une société dans laquelle se

nn Nr

ne ntarnes

near PARENT

0 on nommer

Re nm

RS ue de En ES

bi AU CANADA ET CHEZ LES PEAUX-ROUGES

trouvaient : MM. Pelletier, sénateur; Wilfrid Laurier, membre du conseil privé; Joly, ancien premier ministre de la province, Ros, ancien procureur général; Langelier, maire de Québec. Depuis avril 4885, la propriété a passé entre les mains de M, Ulric Barthe « de M. Ernest Pacaud. Ce dernier, rédacteur en chef du journal depuis sa création, à eu pour collaborateurs, au début, MM. W. Laurier « Langelier. Avant d'entrer à l'Électeur. il avail fondé, en 1877, ki Journal d'Arthabaska, et pris la direction, à la chute du cabinet Mackenzie, de la Concorde, journal libéral des Trois-Rivières,

Journal quotidien paraissant le soir, au prix de 4 centin le numéro, ou 3 piastres par an, lElecteur à un tirage de 4,500 à 5,000 exemplaires. I publie aussi une édition hebdomadaire tirée à environ 1,500 numéros. Son influence territoriale s'étend surtout dans le district de Québec.

Le Courrier, le Journal de Québec sont des feuilles de petit format,

A la suite de l'exécution de Riel, et de la scission qui se produisit à ce sujet parmi les conservateurs de la provinee de Québec, un nouveau journal, la Justice, a 66 créé à Québec, au début de 1886. Organe du nouveau parti qui a pris le nom de national, la Justice à eu pou fondateurs et principaux rédacteurs MM, Pelletier et le colonel Amyot.

Parmi les publications québecquoises, il faut encore citer la Vérite etle Nouvelliste, mais ee ne sont que des journaux non quotidiens.

La presse anglaise n'est représentée que par trois journaux: le Mercury, le plus aneien journal existant à Québec; le Morning Chronicle, tous deux conservateurs, et le Daily Telegraph, organe libéral.

Lor Lor des Can 169, lors relie les « tolut nom Al lités Touc Fran dès nalio tagc

GES aurier, membre du la province, Ro, e Québec. Depuis M. Ulric Barthe « f du journal depuis MM. W. Laurier «!

fondé, en 1877, le a chute du cabine!

rois-Rivières.

| centin le numéro, 500 à à.000 exemre tirée à environ surtout dans 1e dis-

les de petit format.

nn qui se produisit à le Québec, un noubut de 1886. Organ a Justice à eu pou { le colonel Amyol.

core citer la Vérité non quotidiens.

trois journaux : le : Morning Chronicle, ane libéral.

LD Ven nb 8 à MO OR AURA GRR SEM ad 425

MONTRÉAL Les derniers des Hurons. — Le chemin de fer du lac Saint-Jean, — Chansons populaires canadiennes, — Le Saguenay, — La baie des Ha! Ha! — Les Trois-Rivières. — Ovations et réceptions. — Montréal et le Mont-Royal, — Lachine et le saut des rapides, — La presse française de Montréal — La Minerve. — Un journal fondé en 24 heures. — Le parti des « castors ».

A quelques kilomètres de Québec se trouve le village de la Jeune Lorette, habité par les derniers descendants des Hurons, Le nom de Lorette, donné à cette bourgade, s'associe, paraît-il, au souvenir de Fun des premiers missionnaires français, le P. Chaumonot, qui arriva au Canada en 1639 et évangélisa les Hurons jusqu'à sa mort, arrivée en 1693. LP. Chaumonot avait quitté sa famille pour courir le monde, lorsque passant à Lorette, en Halie, il se sentit saisi par la vocation religieuse, se convertit et se prépara, peu après, aux missions chez les Sauvages, En rapprochant le souvenir de cet événement de Papostolat du P. Chaumonot chez les Hurons, on expliquerait Forigine du nom donné au village en question.

Aux premiers temps de la colonisation française, d'implacables rivalités surgirent entre les nations des Algonquins et des Troquois ou Toudamans., L'Angleterre se fit Falliée dé ces derniers, tandis que la France prenait parti pour les premiers. auxquels vinrent se joindre, dès l'origine de la lutte, les Houendats où Hurons, tribu de Ja nation iroquoise, dont le caractère pacilique se rapprochail davantage de celui des Algonquins. Selon Fhistorien Ferland, les Houendats

ae Page arme ©

PR ce nn a

em

furent appelés ÆHurons parce qu'ils se rasaient les cheveux de manière à ne taisser sur le sommet de Ha tête qu'une espèce de crête assez semblable à la hure d'un sanglier, De leur côté les Toudamans avaient été surnominés Zroquois, parce qu'ils terminaient leurs harangues par le mot hiro : j'ai dit, et Fexelamation : kouë!

Après une lutte acharnée, les Hurons furent presque exterminés par les froquois, qui, de leur côté. furent considérablement affaiblis, Les descendants des Hurons épargnés sont groupés aujourd'hui autour de la Jeune Lorette. I y a deux siècles ils étaient environ 40,000, actuellement ils ne sont pas 400, EU quel changement prodigieux s'estopéré chez eux ! |

Le voyageur qui n'a Jamais parcouru que des pays eivilisés et qui se rend à Loretle pour voir des Sauvages couverts de peaux de bêtes et ornés de plumes, expose à ressentir de bien cruelles désillusions, En effet, rien n'est moins sauvage qu'un habitant de Lorette, Depuis leur grand désastre, les Hurons ont subi une métamorphose absolue au contact des colons et des missionnaires, Convertis au catholicisme, civilisés de la façon la plus complète, ils ont contraeté avec Les blanes des alliances répétées qui ont singulièrement altéré chez eux le type originel qu'aucun n'a pu conserver intact. Beaucoup ont les veux bleus etGe la barbe au menton, ce qui, chez les Sauvages, est Le signe indéniable d'une mésalliance, Leur costume est. sauf les jours de fête, le costume des blancs ; leur langue n'est plus parlée, par quelques-uns d'entre eux, que comme une langue morte ; leurs noms, dans la vie réelle, sont ceux qui sont répandus partout: Vincent, Bastien, ete: el ee m'est que dans les rares fêtes indiennes encore existantes qu'ils arborent leur nom de guerre ainsi que leur coiffure à plumes,

L'un des chefs de la Uribu cumulait naguère ses fonctions de grand sachem avec celles de notaire! Le chef actuel fabrique des bibelot indiens pour les étrangers, Sa maison est meublée à européenne; dans son salon se trouve un piano à Fusage de la fille de Ta maison, tt sur ce piano, des sonates de Mozart et les partitions en vogue!

Vraiment, on à peine à se figurer un Huron dressant un acte de mariage où recevant un testament, et une jeune Huronne s'asseyant à son piano pour chanter un air de la Dame blanche où la légende de hladame Angot, Ce sont là les progrès de la civilisation.

Page 1