Relation, 1634, p
des partis de chasse et de pèche appartenant à la race algonquine, qui s’y succédaient au caprice des événements. Ce lieu se trouvait leplus exposé aux attaques des bandes ira quoises, à cause de sa proximité du lac Saint-Pierre et de la rivière Saint-Maurice.
où se cachaient les ennemis. Toutes les.traditions &es Sauvages s'accordent à dire que nul endroit du coùrs du fleuve n’était plus aimé niautant fréquenté. Il n'y en avait probablement pas qui fussent plus souvent témoins des drames barbares qui se jouaient entre les Toudamans et les Algonquins, puisque sa position semble le désigner comme le champ de bataille des deux races.
La chasse et la pêche y abondaient prodigieusemsnt et en faisaient un rendez vous général, Longtemps après la fondation de Québec, eten dipit des instances que les gouverneurs et les missionnaires firent pour les détourner de leur coutume de séjourner aux Trois-Rivières, les Algonquins et plusieurs familles de Montagnais y restèrent attachés.
L'épisode suivant est un tableau fidèle des combats des Sauvages. On peut en re-
porter la date à l’année 1560 (1), autant qu’il est possible de s’en assurer.
La tribu dé l'Iroquet, déjà mentionnée, était de race algonquine; cependant elle s'était en partie séparée de sa nation, comme on l’a vu, et lui faisait la guerre, de même que certaines tribus (les Hurons, par exemple) de la race iroquoise s’allièrent plus tard aux ennemis des Iroquois.
Un jour qu'un grand nombre de guërriers de l’Iroquet se présentaient devant les Trois-Rivières, les Algonquins s'avisèrent d'employer un stratagëme qui leur réussit.
Le gros des Algonquins se cacha dans les bois qui bordaient la rivière Bécancour à quelques centaines de pas de son embouchure, laissant quelques canots en vedette sur le ileuve dans la position qu'on leur donne à ia pêche. Ce qui avait été prévu arriva. Les Iroquets se lancèrent sut les pêcheurs isolés, lesquels prirent la fuite vers la rivière, en poussant des cris de désespoir. Derriëre eux arriva toute la flottille ennemie, sans se douter du danger où elle