‹ Au Congo et aux IndesChapitre 27 sur 114 · LE JOUR DE LA PROCESSION PENDANT LE SERMON · texte numérisé non relu

LE JOUR DE LA PROCESSION PENDANT LE SERMON

de Nlemfu et même d'au delà de la Nsele, de la région de Xtumba-Mani, de plus de 20 lieues de distance. »

Les postes liégeois pouvaient se réjouir justement et s'appliquer spécialement ces éloges, car quelques-uns avaient fait trois journées de marche.

« On leur montra encore que ce pèlerinage était une puissante prédication : une immense région, des centaines de villages les avaient vus passer et i^rier!... Ils pouvaient se compter : cinquante il y a dix ans, les voilà maintenant cinq mille (i). »

Après la messe, la procession se forme. Ici la palme est aux Sœurs de Notre-Dame. Elles ont organisé des groujDes

(i) Lettre du Père Butaye au chanoine Leroy, président du grand Séminaire de Liège (Missions Belges, 1902)»

d'enfants et de jeunes filles, qu'ingénieusement, avec des riens, elles ont coquettement habillées, de rouge, de bleu, de mauve, etc.

C'est charmant à voir ces petites gamines à peau noire, vêtues d'une robe blanche immaculée, jetant du feuillage et des fleurs devant le Saint Sacrement. De grandes jeunes filles voilées forment garde d'honneur autour de la statue de la sainte Vierge. Des petites en rose escortent l'image de l'Enfant Jésus. Des garçonnets sont groupés

autour des bannières du chemin de croix, et là, devant le Saint Sacrement,

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