‹ Au Congo et aux IndesChapitre 47 sur 114 · FÉTICHE · texte numérisé non relu

FÉTICHE

Hélas ! il est un autre obstacle contre lequel la fermeté ne peut rien! C'est la teri-ible et mj^stérieuse maladie du sommeil.

On en a beaucoup parlé déjà; on en x^arlera probablement encore beaucoup, car personne, jusqu'à présent, n'a trouvé de remède efficace pour la combattre. A chaque page, dans les lettres des missionnaires, ce sont de douloureuses exclamations. La maladie du sommeil, toujours la maladie du sommeil !

Une ferme-3hapellc est^prospère ; la foi se répand dans le paj'^s grâce au zèle intelligent du catéchiste, iiuis un

La maladie du sommeil

jour, le pauvre kapita est atteint par le fléau... et tout périclite !

Une semaine, à Kimpako, le Père Hendrickx dut faire chaque jour un enterrement!

Kimuenza dut être abandonné en partie, à cause de l'effroj'able mortalité qui déjjeuplait la colonie et les environs. Hélas ! ce n'est pas toujours la maladie seule qui emj^orte les jeunes nègres. Dernièrement, le meilleur catéchiste de la Mission, le brave Patrice, dont nous avons x^arlé plus haut, fut pris par des anthropophages, tué et mangé!...

Mduvais vouloir

de certains blancs.

Pourquoi faut-il ajouter qu'à côté de ces obstacles provenant de la nature et des nègres, il en est d'autres qu'occasionnent certains Blancs?

Nous ne parlerons pas de l'immoralité d'un grand nombre d'agents, commerciaux ou autres, qui, loin de donner le

bon exemple aux Noirs, sont de vrais corrupteurs.

Certains d'entre eux sont positivement hostiles aux prêtres catholiques, et, i)ar mille tiacasseries, tâchent d'enrayer les progrès de leur oeuvre.

Ils interprètent arbitrairement et faussent le sens des décrets portés, semble-t-il, en faveurdes missionnaires.

Pour mettre lesPères à l'abri des vexations, le Gouverneur ou le Vicegouverneur a dû parfois intervenir et même déplacer des agents in-

LA NIQUE AU FÉTICHE fériCUrS.

A côté de ces malveillants, nous sommes heureux de le reconnaître, il en est d'autres qui se montrent vraiment aimables pour les missionnaires et favorisent leur action de tout leur pouvoir,

La protection de l'Etat est du reste indispensable. C'est la crainte de Bnla-Matari qui empêche une foule de crimes : meurtres, ventes d'hommes, rixes sanglantes entre villages, épreuves du poison, etc. Aussitôt que les fusils ne sont plus

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