CHAPITRE I UN COUP d'œil sur l'œuvre
ES diverses régions où se dépense le zèle des missionnaires belges de la Cou]i:)ngiiie de Jésus, le Cliota Nagpore est sans contredit celle qui a produit les plus beaux résultats, qui donne les plus riches espérances. Nulle mission au monde, croj'ons-nous, n'a de nos jours, en aussi peu de temps, réalisé d'aussi rapides i;)rogrès.
En vingt ans, au sein des populations païennes, une chrétienté a surgi, qui ne compte pas moins de cent mille âmes.
Admirable élan, mouvement magnifique, provoqué par un jeune missionnaire issu de cette terre de Flandi-e, mère féconde de tant d'apôtres au cœur ardent, qui s'en vont pi-opnger sur toutes les plages la vieille foi des ancêtres.
A côté des noms glorieux de Pierre Desmet, l'apôtre des Montagnes E-ocheuses, de Damien De Vcuster, l'apôtre des lépreux de Molokaï, le nom de Constantin Licv(!ns, l'apôtre du Cliota Nngpore, figurera désormais parmi les plus illustres aux fastes de l'apostolat catholique. Tous trois sont nés dans noti'C paj'^s.
« La somme de travail, — écrit de lui son supérieur, le Père Grosjèan, un vétéran de l'Inde, — et les résultats produits pendant les six années trop courtes que le Père a pabSées au Chota Nagpore, sont quelque chose de très
remarquable. A mes yeux c'est prodigieux! Le nom du Père Lievens restera attaché au Cliota Nagpore, comme celui du Père de Nobili au Maduré et celui du Père Ricci à la Chine.
)) C'est d'après moi l'iiomme le mieux fait pour ébranler riude qui ait paru depuis le Père de Nobili. Il n'avait qu'un rêve, une pensée : la conversion en masse des Kôles (i). »
i^Nous nous proposons à la fin de cette étude de mettre sous les yeux du lecteur, comme dans un tableau, ce type