‹ Au Congo et aux IndesChapitre 37 sur 113 · I.’OUVROIR AU BATIMENT SCOI.AIRE · texte numérisé non relu

I.’OUVROIR AU BATIMENT SCOI.AIRE

élèves de nos pensionnats de Belgique. Les gamins, pendant leurs récréations, peuvent vagabonder par la brousse ; les demoiselles doivent rester dans l’enclos des Soeurs. A part ça, le système d’éducation est similaire dans les deux établissements.

Evidemment, les religieuses et leurs élèves n’iront pas conduire la charrue ni scier des planches et des madriers : à chacun son métier!...

Elles ont des cultures pourtant, et les filles manient la houe aussi bien, ou mieux que les garçons.

Les femmes d’ailleurs, faisant toujours les gros ouvrages, sont souvent plus vigoureuses que les hommes.

•’OUVUOIU EN PLEIN AIR A KISANTU

Le programme d’études pour les jeunes filles, au Congo aussi bien qu’en Belgique, comporte des connaissances moins variées et moins approfondies que celui des jeunes gens.

Qu’elles sachent très bien leur catéchisme, ces dcmoi-

CLASSE DES SŒUES

selles, voilà le principal. Elles peuvent alors épouser un kapita de ferme-chapelle et, au besoin, fairejpour ’es filles ce que le mari fait pour les garçons.

Sans négliger la lecture, l’écriture et le calcul, on travaille surtout à l’éducation ménagère des jeunes négresses. « Pendant la classe, l’application des élèves est satisfaisante. Comme les portes restent toujours ouvertes, des poules, des chèvres, des boucs entrent sans façon, font le tour des bancs, fouillent dnns tous les coins. Cela ne distrait pas les gamines (i). »Elles trouvent très naturelles ces

visitcs-là! On est en famille, quoi!... faut passe gêner!

'^« Savoir lire et écrire paraît superflu à la plupart d’entre

(i) Lettre do Sœur Mélaiiie des Auges (lo juin 1902).

elles, mais pouvoir confectionner un vêtement est un talent très apprécié (i) ».

A la buanderie elles lavent et repassent le linge, les robes de toile. A la cuisine, on les initie aux secrets d’un art partout apprécié, mais au Congo plus qu’ailleurs!...

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