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SUCCÈS OBTENUS DANS LES FERMES-CHAPELLES

Gand=Sainte=Barbe. — Ndolo. — Verviers= Saint=François. — Un témoignage. — Apo= logue Persan.

On juge de l’arbre à ses fruits.

Quels sont les résultats obtenus par le système des fermes-cliapelles ?

Pour répondre à cette question, nous n’allons pas raconter ce qui s’est fait dans chacune de celles qui existent. Il y en a plus de trois cents dans la Mission du Kwango, cela nous inènei’ait trop loin et nous ne pourrions d’ailleurs, la plupart du temps, que répéter de l’une ce qui a été dit de dix autres.

Nous examinerons donc brièvement les succès obtenus dans le poste secondaire de Gand-Sainte-Barbe ; puis nous prendrons comme exemple deux fermes-chapelles moins importantes (i).

Tandis que de Kisantu et des autres grands postes de l’ouest, on s’avance peu à peu vers l’intérieur, de Wombali, en remontant les rivières, on tend à rejoindre les postes dépendant de Sanda et de Mpese. Le but est d’établir une série continue de |)Ostes chrétiens entre Kisantu et Wombali. Ce sont comme des jalons placés sur la route.

Quand on regarde la carte on voit, hélas ! bien des régions on les missionnaires n’ont pas encore pénétré.

(i) Les postes secondaires sont des fermes-chapelles un peu plus dcvelopjices. On y construit ordinairement une habitation un i>eu plus grande que les chimbeks. Le inissionuaire en tournée en fait souvent eomme un quartier général quand il visite les fermes-chapelles d’une région.

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Ail ! s’ils étaient plus nombreux !... Mais trente- deux hommes sont comme perdus dans cette immense contrée!

Gand>Ste- Barbe (Boko).

Gand-Sainte-Barbe fut fondée le 25 août 1896. Les débuts furent ceux de tout établissement secondaire au Congo. Après deux ans d’existence, la communauté comptait vingt-quatre enfants.

Sept hectares étaient défrichés et plantés, la bananeraie comptait sept mille plantes, et quarante têtes de menu bétail peuplaient l’étable. Déjà huit mille briques étaient faites et bientôt l’on allait commencer les constructions définitives.

A cette même époque, en 1898, le kapita de Gand-Sainte- Barbe, Louis Mambu, était catéchiste régionnaire pour huit villages des environs. Il avait régulièrement ainsi cent quatre vingt-six assistants à ses diverses instructions.

Une machine à briques permit d’activer les bâtisses et, en 1899, une chapelle avec une i^etite maison i^our les missionnaires de passage était construite.

Le nombre des enfants s’était accru : l’on avait atteint le chiffre de quarante-cinq et il y avait trois ménages chrétiens. En même temps, le troupeau avait prospéré et des cultures splendides s’étalaient au soleil,

« Les enfants de Gand-Sainte-Barbe sont pieux, écrivait le Père Vau Hencxthoven. Le soir, après avoir récité les prières de tous les jours, ils ajoutent deux dizaines de chapelet en l’honneur de la sainte Vierge, car ils savent que le mois de mai est spécialement consacré à Marie. Personne ne leur avait dit d’ajouter ces prières. »

Voilà les résultats obtenus en trois ans dans une des grandes fermes-chapelles.

Le Père Sadin la décrivait ainsi en 1905 :

« Voici l’église de Boko, en briques, un petit clocheton la domine; à droite, les maisons en briques des gens mariés; à gauche, deux dortoirs d’enfants, également en briques. Encore un pont à passer, puis nous y sommes...

» Cependant nos gamins ont installé nos pliants dans la petite salle du Père. Ceci est charmant, voyez plutôt.

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