‹ Au Congo et aux IndesChapitre 73 sur 113 · LE SÉMINAIRE DE KANDY · texte numérisé non relu

LE SÉMINAIRE DE KANDY

logie de troisième et quatrième année ont chacun leur chambre.

Les ressources sont donc si abondantes là-bas ? Oh ! non ; tout juste de quoi vivre, à la condition encore de se passer de plafonds, — ils sont inconnus à Ampitiya — à la condition aussi délaisser inachevés les fondements de la belle église qu’on avait commencé d’édifier près du séminaire.

Pauvreté n’est pas tristesse! La gaîté n’habite-t-elle pas sous le même toit que la jeunesse et la vertu? Ils sont si franchement heureux, ces bons Indiens, sur leurs collines, au grand air, dans leur soutane de coton blanc : car la belle soutane bleue et la ceinture rouge ne se portent (pi’aux offices ou dans les rues de Kand3^

Debout à 5 h. i/ii, ils consacrent leur [iremière heure à

la prière : méditation et sainte messe; durant la journée, un examen de conscience, le chapelet, une lecture ineuse ; le soir, nouvel examen et préparation à l’oraison du lendemain : voilà pour le spirituel.

Le reste du jour est consacré aux études qui sont coupées par une demi-heure de musique et par quelques récréations : un délassement est bien nécessaire à ces natures exubérantes après les longues heures de travail. Les dimanches, mardis et jeudis, barres, cricket, tennis et foot-ball en plein soleil. «Pour plus de liberté, tous vont d’abord changer de soutane blanche et remettre celle de la semaine précédente, car, c’est convenu, gare la propreté quand tout ce monde trempé de sueur va rouler dans le sable!

« Pour plus de facilité encore et plus d’agilité, ou ôte bas et souliers. Il faudrait voir alors et entendre les coups de pied — oui, les coups de jned, et non de botte ou de souliei-, — furie ballon! Dès la première fois nous aurions tous nos orteils foulés: mais ici rien de pareil à craindre (i). »

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