‹ Au fil de l'eauChapitre 28 sur 38 · A MAURICE · texte numérisé non relu

A MAURICE

JVIign-onne, voici les lilas.

Le ciel n'a pas encore , hélas ! L'essor de touce sa lumière.

Mais il verse un charme subcil :

Allons cueillir la fleur d'avril, La plus jolie et la première.

A peine plus hauts que le mur, Gais et curieux de l'azur, Vois les lilas lever la tête.

Éclos d'un souffle, durant peu, Ils offrent au ciel déjà bleu Leurs corolles comme une fête.

Co AU FIL DE L'EAU.

Tu te hausseras pour mieux voir ; Tu diras : « Je veux en avoir, i Tes pecics doigts cherchant querelle A la branche qui ne vient pas, Ce seront d'épiques combats A la pointe de ton ombrelle.

A tous versant leurs frais parfums,

Les lilas sont aussi communs

Que le sont les plus douces choses.

Chaque sentier nous en fait don,

Et les collines de Meudon

En sont, quinze jours, toutes roses.

Pour le bonheur des citadins Ils embellissent les jardins De leurs grappes droites et gaies.

Avant la fleur de l'églantier Brodant la marge du sentier, Les lilas montent dans les haies.

Dimanche soir nous reviendrons Par le chemin des liserons Où la lune à terre étincelle, Rapportant comme les bourgeois De gros bouquets de fleurs des bois, Fendus au bout d'une ficelle.

L ES HORIZONS AIMES

Les lilas viennent de s'ouvrir, Pour vivre à peine et défleurir Jusqu'à ce qu'un avril renaisse.

Au parfum des lilas je veux Mêler l'odeur de tes cheveux Et la douceur de ta jeunesse.

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